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Les mauvais comptes de la direction de Radio France (communiqué intersyndical)

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Lien publiée le 31 mars 2015

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Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.

Il n’y a pas que les comptes du chantier de la maison de la radio que la direction de Radio France ne maîtrise pas. Elle ne semble pas non plus être très douée pour compter les salariés en grève. Tous les jours, elle communique un nombre de grévistes en apparence très faible. Ce chiffre n’a pas grand sens car il est calculé sur l’effectif global et non sur l’effectif des salariés en service au moment du décompte. Il prend également en compte les CDD, malheureusement très nombreux à Radio France, et qui ne sont pas en position de faire grève.

Si la direction de Radio France faisait un décompte honnête, si elle n’oubliait pas volontairement que dans une entreprise qui travaille 24 heures sur 24, un tiers environ des effectifs est en service à un instant T, elle serait obligée de reconnaitre que les grévistes représentent une proportion beaucoup plus importante des salariés. Cela explique bien mieux pourquoi les antennes sont très perturbées et les AG toujours pleines.

Mais la direction de Radio France n’est pas honnête. Elle ne fait pas de l’information, elle fait de la communication. Elle veut faire croire que ce mouvement est l’œuvre d’une minorité.

Ce mouvement est celui des très nombreux salariés qui veulent défendre la qualité des radios de service public et les formations musicales de Radio France. De nombreux auditeurs expriment leur soutien. Les externalisations, réductions d’effectifs, restructurations sans autre projet que de faire des économies, les restrictions budgétaires ne peuvent conduire qu’à une dégradation de notre travail et du service public.

Au 12ème jour de grève, plutôt que de communiquer à la presse des chiffres de grévistes sans grande signification et de compter sur le pourrissement du mouvement, la direction ferait mieux de négocier véritablement pour mettre fin à ce conflit, comme le gouvernement l’en a enjoint.

Le 30 mars 2015