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Grèce mercredi soir: l’Eurogroupe se sépare sans accord
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
(Le Monde du mercredi soir) La réunion de l’Eurogroupe, les ministres des finances de la zone euro, a fait long feu, mercredi 24 juin. La rencontre, exclusivement consacrée à la Grèce, a duré à peine une heure, et doit reprendre jeudi à la mi-journée à Bruxelles, avant un sommet européen.
« C’est fini pour aujourd’hui. L’Eurogroupe reprendra demain à 13 h 00 » locales, a tweeté le ministre finlandais des finances, Alexander Stubb. Le président de l’Eurogroupe, le Néerlandais Jeroen Dijsselbloem, a précisé à sa sortie :
« Nous ne sommes pas encore parvenus à un accord, mais nous sommes déterminés à continuer à travailler pour faire ce qui est nécessaire. Nous ajournons la réunion et nous nous retrouverons demain à 13 heures. »
L’issue de la réunion de mercredi, la 10e depuis la fin du mois de janvier, était prévisible. Avant même le début de la rencontre, le ministre allemand des finances Wolfgang Schäuble, avait souligné que « le niveau de préparation » dans les négociations entre la Grèce et ses créanciers « ne rend (ait) pas optimiste sur l’obtention d’un résultat ce soir ».
Discussions dans la nuit
Plusieurs ministres avaient également fait savoir qu’ils n’allaient pas pouvoir travailler sur un document concret, faute d’accord préalable entre le premier ministre grec Alexis Tsipras et ses créanciers, la Commission européenne, la Banque centrale européenne (BCE) et le Fonds monétaire international (FMI).
M. Tsipras s’est entretenu pendant plusieurs heures mercredi après-midi avec la directrice générale du FMI, Christine Lagarde, le président de la BCE, Mario Draghi, et le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, pour tenter de rapprocher leurs positions sur la liste de réformes que le pays doit entreprendre pour obtenir le versement d’une aide financière, faute de quoi la Grèce est menacée de défaut de paiement à la fin du mois de juin.
Un des points de blocage vient du fait que la Grèce « insiste pour obtenir un transfert d'une partie de sa dette » détenue par la BCE vers le fonds de soutien de la zone euro, le MES, à des taux et des conditions plus intéressantes pour elle, a déclaré le ministre autrichien des finances, Hans-Jörg Schelling. « Pour de nombreux pays, c'est un troisième programme (d'assistance) déguisé », a-t-il souligné.
La question de la viabilité de la dette doit être « abordée » dans les discussions en cours, qui portent sur la survie financière immédiate de la Grèce, a estimé le ministre français Michel Sapin, même si ce n'est pas le dossier « le plus urgent ». Mais dans l'ensemble, les Européens sont très prudents sur le sujet et se refusent à une solution qui serait synonyme pour eux de pertes financières.
Le vice-président de la Commission européenne, Valdis Dombrovskis, a précisé que les discussions allaient durer toute la nuit entre les protagonistes européens et les autorités grecques « pour parvenir d’ici demain matin à un accord à présenter à l’Eurogroupe ».




