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Répression en Grèce - déclaration de l’OKDE Spartakos
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
Ils ne nous font pas peur - ils renforcent notre colère.
Déclaration pour le procès des interpellés du 15 juillet.
Aujourd’hui, le 28 juillet, le procès des sept interpellés du 15 juillet a pris fin. Malgré l’instruction à charge et les multiples contradictions des policiers / témoins de l’accusation, seulement quatre des sept accusés ont été jugés non coupables, alors que les trois restants ont été condamnés avec une sévérité sans précédent, sans aucune clémence pour aucun des trois et avec la période de probation maximum de trois ans. Des procédures d’appel ont déjà commencé.
Parmi les acquittés se trouve notre camarade Manthos Tavoularis, secrétaire du syndicat des travailleurs de librairie d’Athènes, qui avait été arrêté pour avoir tenté de protéger ses collègues des attaques de la police anti-émeute.
Les juges se sont acharnés sur les trois militants qui ont été condamnés. Le seul travailleur migrant parmi les prévenus et les condamnés, N.L., a été frappé de la peine la plus dure, un signal envoyé par le gouvernement prétendu de gauche aux migrants qui oseraient s’organiser et manifester. Le travailleur et militant d’OKDE-Spartakos et d’ANTARSYA, notre camarade Michalis Goudoumas, a été également condamné pour l’exemple et pour donner un signal à la gauche qui s’oppose et se dresse au premier rang contre les memoranda, d’où qu’ils proviennent. Le dernier militant, G.K., actif dans les réseaux de solidarité dans son quartier, a été condamné car la solidarité est à l’opposé de l’individualisme et du cannibalisme social que défend le gouvernement SYRIZA-ANEL. Pendant les trois jours de cette parodie de justice, des policiers témoins et leurs collègues et amis étaient présents, afin de créer un climat de terreur et de peur non seulement pour les témoins mais aussi pour les soutiens. Les objections des avocats de la défense n’ont pas été prises en compte alors que, de l’autre côté, les échanges de bons procédés étaient évidents entre les policiers et les juges. Les témoignages de la défense ont été ignorés, comme la déclaration de solidarité de 83 syndicats et 2700 signatures de pétition et déclarations de solidarité que nous avons obtenu durant le procès.
Le gouvernement SYRIZA-ANEL, marchant fidèlement dans les pas de ses prédécesseurs, montre qu’il ne peut mettre en place de nouvelles mesures de destruction des travailleurs et des classes populaires et pousser jusqu’au bout la logique du non respect du vote « NON » de classe au référendum sans avoir recours à ces formes ultimes mais pas nouvelles : la violence d’Etat et policière et la répression. Le gouvernement porte toute la responsabilité non seulement des arrestations, passages à tabac et torture des sept militants qui ont été arrêtés mais aussi pour la condamnation des trois militants. La volonté politique du Député Premier Ministre Giannis Panousis (Ministre de la « Protection de la Citoyenneté ») et la doctrine de « taper ce que vous pouvez » et « arrêtez tout le monde » n’est pas seulement l’apanage des anciens gouvernements. La police de Nikos Dendias (ministre du gouvernement de Nouvelle Démocratie) n’a rien à envier à la police de SYRIZA-ANEL. Comme l’a dit de manière édifiante un des accusés : « les policiers anti-émeute en nous tapant se disaient les uns aux autres qu’ils ne s’étaient pas senti aussi bien depuis 2012 ». L’Etat bourgeois se situe dans une continuité, celle de la répression d’Etat et les responsabilités politiques s’étendent non seulement au gouvernement mais aussi à chaque organisation et membre de SYRIZA qui refuse d’être solidaire et de dénoncer son parti. « La solidarité à géométrie variable » n’a pas de place dans notre gauche ou le monde que nous voulons construire.
Chaque jour le gouvernement dissipe les illusions sur ses intentions par rapport à la mobilisation. Le gouvernement vote le nouveau memorandum avec les partis bourgeois, avec le soutien des médias officiels, le capital local et européen, l’UE et le FMI. Ils ont choisi d’attaquer, de « déchaîner » et de réactiver les mécanismes bien connus de la répression, le flicage systématique de la jeunesse, des travailleurs, des syndicalistes et des organisations politiques qui se sont dépensées sans compter ces dernières années dans la lutte contre l’austérité, les memoranda, les lois d’exception et l’autoritarisme, qui se sont engagées dans la bataille du « NON » au référendum et se sont battus pour l’émancipation de la majorité laborieuse et sa libération de l’enfer capitaliste.
L’engagement irréversible du gouvernement du côté du monde politique bourgeois et du capital n’est ni une surprise ni une raison d’effroi. Ceux qui pensent qu’ils peuvent mettre au pas par la pauvreté et la violence les travailleurs, les jeunes et les immigrés nous trouveront toujours sur leur chemin et connaitront le sort des précédents gouvernements.
Quoi qu’ils fassent, peu importe tous les procès qu’ils intentent contre nous, peu importe les accusations mensongères qu’ils soulèvent contre nous, nous serons sur le terrain. OKDE-Spartakos, en première ligne de la lutte depuis bien des années, ne sera pas intimidé par les procès truqués et les condamnations.
Nous restons en première ligne dans la lutte contre les memoranda, le gouvernement SYRIZA-ANEL et tout autre gouvernement bourgeois.
Nous sommes et restons en première ligne contre ces mesures qui atteignent la majorité sociale. Nous sommes et restons en première ligne dans la défense des droits des travailleurs.
Nous sommes et restons en première ligne pour mettre fin à l’exploitation et à l’oppression.
Nous sommes et restons en première ligne jusqu’à la victoire !
OKDE-Spartakos




