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Alerte sur la dette des émergents
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
(Les Echos) Les dévaluations de leurs devises et la baisse du prix des matières premières pèsent sur les ressources des pays émergents.
Une situation inquiétante car leur dette, notamment privée, a fortement augmenté ces dernières années.

Les nuages s'amoncellent sur le marché des obligations souveraines des pays émergents. Après trois ans de relative accalmie, depuis le défaut historique de la Grèce en 2012, les risques de faillite des Etats semblent revenir sur le devant de la scène. Déjà, localement, des craquelures apparaissent dans le mur de la dette. Porto-Rico, qui n'est pas un pays souverain mais un territoire associé aux Etats-Unis a connu un premier défaut de paiement, début août. Il se dirige désormais vers la restructuration d'un endettement de 72 milliards d'euros devenu insupportable. Mais la publication du plan qu'il devait présenter mardi à ses créanciers a été retardée.
Au Brésil, c'est le cinquième Etat du pays - Rio Grande del Sul - qui n'a pas pu faire face à un remboursement de 80 millions de reals dû aux instances fédérales. De quoi faire grandir les inquiétudes sur la dette des pays émergents, dont l'environnement économique se détériore. Même s'il s'est légèrement repris depuis, l'Emerging Markets Bond Index de JP Morgan a ainsi perdu près de 5 % de sa valeur entre son pic du 22 mai et le 24 août.
Inquiétudes conçernant la dette privée
Première cause de cette tension ? La crainte que les émergents soient surendettés. D'après un rapport de JP Morgan, la part de l'endettement de ces pays rapportée à leur PIB a crû de 33 % entre 2007 et 2014. La Banque mondiale s'en est inquiétée dans un contexte de ralentissement de la croissance et de hausse des déficits dans ces pays. « Ce qui est paradoxal, c'est que, dans leur ensemble, la solvabilité des pays émergents n'est pas dramatique - loin de là ! - souligne Régis Chattelier chez Société Générale. Leur taux d'endettement par rapport au PIB reste deux fois moins élevé que celui des pays industrialisés. Et la proportion de dette extérieure dans la dette totale est trois fois moins importante ! »
En fait, les inquiétudes concernent moins la dette publique que la dette privée. « Les institutions publiques se sont montrées plutôt raisonnables dans la gestion de leur endettement ces dernières années malgré l'abondance de liquidités », confirme Ronan Blanc chez Quilvest Gestion. En revanche, les entreprises ont cherché à bénéficier de cette manne. « Le problème, c'est que beaucoup se sont endettées à court terme, notamment dans les pays où l'inflation est importante, comme la Turquie, poursuit Ronan Blanc. Elles seront donc plus vulnérables si l'accès au crédit se durcit. »
Certes, les faillites d'entreprise n'ont pas d'impact direct sur la dette souveraine, mais une multiplication rapide des dépôts de bilan pourrait rapidement réduire les ressources des Etats, et donc leur capacité à rembourser leurs propres échéances.
Facteurs défavorables
D'autant que les dettes souveraines pourraient se retrouver rapidement sous tension. Les pays émergents sont en effet soumis à trois facteurs qui pèsent sur leurs réserves de liquidité. Le premier est la brutale dévaluation du yuan, mi-août, qui a entraîné une forte baisse de leurs devises, alors que, dans le même temps, le dollar s'est renforcé. Avec pour effet mécanique de renchérir leur dette extérieure, le plus souvent libellée en dollars. D'après la Banque des règlements internationaux, les émetteurs des pays émergents ont représenté une part très importante des émetteurs étrangers en dollars au cours des dernières années. Autre tendance défavorable, plus ancienne : la baisse du cours de matières premières. Leur niveau a atteint un plus bas depuis 2009 le 25 août dernier. « Cette chute a un impact extrêmement fort sur un grand nombre de pays émergents qui sont producteurs, car elle détériore leur balance commerciale, souligne Régis Chattelier. Cela réduit leurs sources de devises étrangères disponibles pour rembourser leurs emprunts. » Enfin, la hausse des taux directeurs américains, même si sa date reste incertaine risque d'entraîner une fuite des capitaux des pays émergents, et rendre plus difficile leurs prochaines levées de dette.
Malgré tout, selon les spécialistes de la dette émergente, à part quelques cas particuliers liés à des spécificités internes (lire ci-dessous), il n'y a pas, à court terme, de risque de défaut imminent pour les émergents. Mais leur situation doit être surveillée attentivement.
Guillaume Benoit, Les Echos
Qu'est-ce qu'un défaut ?
Les cas de défauts de paiement des Etats sont nombreux et complexes.
Le plus simple est le non-paiement de tout ou partie de la dette souveraine aux créanciers privés.
Mais un défaut peut également être déclaré en cas d'allongement forcé de la maturité de la dette ou du changement volontaire de la devise utilisée.




