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Catalogne: les indépendantistes de CUP refusent de voter l’investiture à Mas
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
(Mediapart) La formation indépendantiste CUP a décidé de ne pas soutenir un gouvernement catalan dirigé par l'indépendantiste Artur Mas, accusé de clientélisme et de corruption.
La formation indépendantiste CUP a décidé de ne pas soutenir un gouvernement catalan dirigé par l'indépendantiste Artur Mas, accusé de clientélisme et de corruption.
Le gouvernement catalan indépendantiste fait face à un blocage politique. La formation indépendantiste et d'extrême gauche Candidature d'unité populaire (CUP) a décidé de ne pas soutenir un gouvernement catalan dirigé par l'indépendantiste Artur Mas, accusé de clientélisme et de corruption. Cette absence de soutien de la CUP rend impossible son investiture, faute des voix nécessaires.
Artur Mas, candidat de la coalition indépendantiste Junts pel Si (Ensemble pour le oui), qui a obtenu 62 sièges sur 135 au Parlement catalan lors des élections de septembre 2015, avait besoin au minimum de deux des dix voix des députés de la CUP pour être investi.
De nouvelles élections devront en principe être organisées.
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Catalogne: l'indépendantiste Artur Mas ne sera pas investi au gouvernement, faute d'alliance
Les indépendantistes catalans semblaient dimanche incapables de former un gouvernement, minés par leurs divisions sur l'identité du futur président catalan, ce qui pourrait entraîner de nouvelles élections régionales dès mars.
Dimanche, la CUP, une petite formation indépendantiste et d'extrême gauche, a annoncé qu'elle ne soutiendrait pas le président catalan sortant Artur Mas."L'indépendantisme dispose d'une majorité absolue mais avec ce candidat (...) nous ne pouvons pas former de gouvernement", a déclaré lors d'une conférence de presse un élu de la formation, Sergi Saladié. "Cela ne ferme pas la porte à une candidature d'un autre candidat", avant le 9 janvier, date limite au-delà de laquelle de nouvelles élections devront être organisées, a-t-il ajouté à l'issue d'une réunion dimanche du conseil politique de la CUP.
Après les élections fin septembre en Catalogne, région de 7,5 millions d'habitants représentant 20% du PIB de l'Espagne, les indépendantistes disposaient d'une majorité de 72 sièges sur 135 mais devaient se mettre d'accord sur l'identité du futur président de la région. Or, la CUP, une formation anticapitaliste disposant de dix sièges, et Junts pel Si, coalition indépendantiste disposant de 62 sièges, ont systématiquement achoppé sur la figure d'Artur Mas, candidat proposé par Junts pel si.
Artur Mas, conservateur devenu indépendantiste, au pouvoir depuis fin 2010, est considéré trop libéral par la CUP qui lui reproche aussi ses mesures d'austérité et la corruption de son parti. De son côté Junts pel si refuse de proposer un autre candidat, plus acceptable par les militants de la CUP. Pour donner des gages à la petite formation anticapitaliste, Junts pel si avait accepté de voter le 9 novembre en faveur d'une résolution parlementaire sans précédent annonçant le lancement d'un processus d'indépendance et assurant que le Parlement ne serait plus soumis aux institutions espagnoles.
La résolution, annulée quelques semaines plus tard par la Cour constitutionnelle espagnole, devait être suivie de la mise en place progressive d'institutions nécessaires au bon fonctionnement d'un Etat catalan.
- Blocage aussi à Madrid
M. Mas avait aussi proposé l'adoption de mesures sociales urgentes notamment pour les enfants défavorisés, pour freiner les expulsions de propriétaires incapables de payer les traites de leur logement ou encore bloquer des privatisations. Autant de mesures qui pouvaient lui valoir des reproches de son camp conservateur.
Moins de six mois après des élections régionales centrées sur l'indépendance, la Catalogne a donc de fortes chances de retourner aux urnes, pour la quatrième fois en cinq ans, alors que normalement le mandat d'un député est de quatre ans. Ces élections pourraient se tenir dans la première quinzaine de mars, selon une source gouvernementale. Elles interviendraient alors qu'au niveau national une situation de blocage similaire découle des élections législatives du 20 décembre, remportées par la droite mais avec une majorité trop courte pour former un gouvernement sans alliances.
Payant sa politique d'austérité, le Parti populaire (PP, droite) du chef du gouvernement sortant Mariano Rajoy a perdu une soixantaine de sièges au Parlement, en obtenant 123 élus, devant les socialistes (90 députés) et le parti de gauche radicale Podemos (69 sièges). Or, même avec l'appui du parti centriste Ciudadanos (40 sièges), M. Rajoy n'obtiendrait pas la majorité absolue des voix (176 sièges sur 350). M. Rajoy a du coup proposé une grande alliance intégrée par Ciudadanos, le PP et les socialistes, qui garantirait selon lui une"stabilité" à l'Espagne, pays qui commence tout juste à émerger d'une crise de cinq ans. Mais la proposition a pour l'instant été refusée par les socialistes. Des tractations pourraient se poursuivre jusqu'au 13 janvier, date de la première session parlementaire, et au-delà. Toutefois, le scénario de nouvelles élections anticipées dès le mois de mai est également évoqué, l'alternative d'une grande alliance de gauche formée par les socialistes, Podemos et des indépendantistes catalans, restant pour l'instant incertaine.




