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Les infirmiers-anesthésistes manifestent pour faire reconnaître leur profession

lutte-de-classe

Brève publiée le 22 mars 2016

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Les brèves publiées dans cette rubrique « Informations et analyses » le sont à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.

(20 Minutes) Plusieurs mouvements de grève des infirmiers-anesthésistes sont prévus ce mardi dans plusieurs grandes villes de France. Ils réclament une reconnaissance de leur profession et des revalorisations salariales correspondant à leurs cinq années d’études.

A Paris, plusieurs centaines de manifestants étaient présents. Rassemblés dans le 7e arrondissement à proximité du ministère de la Fonction publique, ils ont ensuite défilé versle ministère de la Santé, où leurs représentants seront reçus en début d’après-midi.

« Cela fait trop longtemps qu’on nous promène »

En blouses bleues, venant de toute la France (Alsace, Nice, Nantes…), ils ont répondu à l’appel de l’intersyndicale FO, CGT, Snia (syndicat national des infirmiers anesthésiste), Unsa et Aneia (association nationale des étudiants infirmiers anesthésistes), qui a également déposé un préavis de grève, soutenu par la Coordination nationale infirmière (CNI).

« La profession est excédée : cela fait trop longtemps qu’on nous promène », a lancé le président du Snia, Jean-Marc Serrat.

Lésés par la loi Santé

En 2014 déjà, ces professionnels qui exercent majoritairement dans les hôpitaux avaient obtenu du gouvernement le grade Master en reconnaissance de leur niveau bac plus 5, mais les revalorisations salariales n’ont pas suivi.

En outre, ils se sentent lésés par la loi Santé adoptée en décembre, qui prévoit l’instauration d’une nouvelle catégorie de paramédicaux, les « professions intermédiaires » ou infirmiers dits « de pratique avancées » (IPA), dont le domaine d’intervention est élargi (possibilité de prescrire, de réaliser des actes techniques comme des vaccins, par exemple) et l’autonomie reconnue.