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Thomson Technicolor Angers : manifestation contre la mise en liquidation
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
Jeudi 31 mai, les salariés de l'usine Thomson Technicolor Angers appelaient les salariés de la localité à une nouvelle manifestation devant leur entreprise pour défendre leurs emplois. Le 24 mai en effet, ils ont appris que le groupe les mettait en vente par petite annonce dans le journal Les Échos et vendredi 25, lors d'un comité d'entreprise extraordinaire, la mise en cessation de paiement était confirmée !
L'usine est passée de 1 200 salariés en 2001 à 350 aujourd'hui. Cette nouvelle attaque succède donc à bien d'autres. Les salariés ont déjà fait l'expérience de plusieurs repreneurs. Les plus récentes datent de 2005 : Thomson a fait alliance avec TCL (premier constructeur chinois de téléviseurs) pour créer TTE. Les 105 salariés transférés ont été licenciés en 2007. Par ailleurs Thomson a transféré son centre de dépannage en créant Anovo Beaucouzé. Sur les 107 salariés transférés, 65 ont été licenciés fin 2011.
Dernier « village gaulois » aux dires de la direction, l'usine d'Angers est la dernière en Europe à produire des décodeurs et, d'après tous les profiteurs de notre travail, il serait urgent de mettre fin à cette situation qui, selon eux, entraîne une perte de 10 millions d'euros par an. Cette perte est orchestrée par le groupe lui-même, d'après l'intersyndicale qui devait défendre cet argument devant le tribunal de Nanterre, sollicité par Technicolor pour prononcer la mise en liquidation de Thomson Angers, jeudi 31 mai. Mais en tout cas, vrai ou pas, ce chiffre apparaît bien dérisoire vis-à-vis des dettes totalisées par le groupe qui verse chaque année des sommes colossales aux banques à ce titre. C'est pour maintenir ce flux financier que la direction du groupe tente de faire payer les travailleurs.
Alors que les travailleurs se battent depuis plus de trois mois pour exiger le maintien des emplois, des salaires et des garanties en cas de cession à un repreneur, le groupe continue à les traiter par le mépris. Voilà sans doute des mois, voire des années, que la direction prépare ses plans de vente et de restructuration pour obtenir des financements, aussi bien publics que privés.
Non seulement elle menace les emplois, mais elle veut « couper la branche », sans en payer le prix, sans verser les indemnités que les salariés sont en droit d'attendre, en fonction de leur ancienneté et du préjudice financier et moral que représente la perte de leur emploi chez Thomson. Ainsi il semble qu'elle veuille faire payer ses suppressions d'emplois par le fonds des AGS (Assurance garantie salaires) et faire effacer ses dettes par une liquidation judiciaire.
Les salariés ne baissent pas les bras : avec leurs syndicats, ils contestent la liquidation judiciaire et s'adressent aux pouvoirs publics, pour obliger Technicolor à assumer ses responsabilités sociales : soit le groupe maintient les emplois en laissant de la production à Angers, soit Technicolor s'engage à verser une prime de préjudice moral et financier à la hauteur de 1 500 euros par année d'ancienneté, quelle que soit la cause des départs, vers un repreneur ou par licenciement, et à une pérennité des emplois pendant cinq ans chez le nouvel employeur !
Correspondant LO




