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Blocage reconduit à Rennes II jusqu’au 17 mai
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
C'est les vacances à Rennes II ; pourtant, une AG a réuni environ 250 étudiants, et a voté la poursuite du blocage.
250 étudiants de Rennes 2 ont voté la reconduite du blocage de leur université jusqu’au 17 mai, date du début des examens. Pour Olivier David, le président, le dialogue est rompu. Le recours à la force publique est l'un des scénarios possibles.
Olivier David, président de l’Université Rennes 2, a accordé un entretien à Ouest-France, après l'assemblée générale du lundi 7 mai. Concentré sur l'organisation des examens, il ne veut plus discuter avec les bloqueurs.
250 étudiants ont voté ce lundi 7 mai, la reconduite du blocage de l’Université Rennes 2, jusqu’au 17 mai. Quelle légitimité accordez-vous à cette assemblée générale ?
Il y a une diminution importante de la mobilisation même s’il ne faut pas oublier que c’est une semaine de vacances, et très peu de gens sont sur le campus. Mais la décision prise ce lundi par une assemblée générale de 250 personnes a moins de légitimité aux yeux de l’équipe pédagogique que lorsqu’ils étaient des milliers.
Le 17 mai, jour de la prochaine assemblée générale, est aussi la date de début des examens. Sont-ils maintenus ?
Nous sommes en ordre de marche pour que les examens se tiennent. Nous allons réfléchir aux solutions les plus adéquates pour qu’ils se passent dans la sérénité.
Une délocalisation est-elle envisageable ?
Plusieurs scénarios sont possibles mais la délocalisation n’est pas au programme pour l’instant.

Olivier David, président de l'université Rennes 2. | PHILIPPE RENAULT / OUEST-FRANCE
L’assemblée générale a voté le devoir maison pour tous et le blocage des examens en présentiel…
Malgré tous nos efforts, nous avons en face de nous une assemblée générale qui refuse de négocier. Il faut arrêter ce rapport de dupes. Je vais arrêter de discuter. Nous nous organiserons désormais sans négociation.
Les examens demandent énormément de travail de préparation, et l’assemblée générale nie le fonctionnement pédagogique de l’université. Une majorité des étudiants veut passer les examens en présentiels, je peux l’affirmer car nous recevons de nombreux mails dans ce sens.
Quand on est en conflit, on doit trouver des aménagements pour que les élèves qui aient des stages, des voyages ou un travail, ne soient pas pénalisés. Et les devoirs maisons sont une demande persistante. Nous les avons mis en place pour les étudiants qui présentent une attestation sur l’honneur. Mais le devoir maison ne peut pas être pour tous.
Chaque UFR a établi ses conditions, en temps réel en ligne ou sur dossier à rendre. Je tiens à rappeler que ces examens de fin d’année scolaire représentent seulement 30 % des examens de l’année.
Des images circulent sur l’intérieur du bâtiment B, tagué et dégradé par les étudiants occupants…
A priori, les amphis sont en bon état. Mais c’est le hall qui est abîmé. Nous n’avons pas encore fait d’estimation des dégâts. Mais nous n’y entrons pas. Pour un collectif qui défend l’accès à l’université, la dégradation envoie un message contradictoire. Je déplore et condamne ces modalités. Elles pénalisent toute la communauté.
La rumeur d’une baisse des inscriptions à Rennes 2, liée au blocage, circule sur les réseaux sociaux…
Sur Parcoursup, nous avons plus de vœux que l’année dernière. Et pour les masters la procédure n’est pas entamée. Forcément le blocage nuit à l’image de l’établissement mais nous verrons ses conséquences, s’il y en a, à la rentrée seulement.
Les étudiants et leurs parents s’inquiètent. Quelle valeur peut-on accorder aux diplômes de Rennes 2 ?
Nous sommes l’une des rares universités bloquées à avoir pu dispenser la quasi-totalité de nos cours. Si on se bat pour mettre en place les examens, c’est pour défendre la valeur de nos diplômes. Il est hors de question qu’ils soient mis à mal. Ce serait trahir l’investissement pédagogique des collègues.
Après un mois de blocage, envisagez-vous un recours à la force ?
Ça fait partie du champ des possibles. Nous avons atteint un point de non-retour. Nous avons plusieurs scénarios et celui-là en fait partie.
Je discuterai bientôt avec le rectorat sur comment être accompagné par l’État pour la mise en œuvre des examens.
La préfecture peut-elle décider d’une intervention sans votre accord ?
L’intervention des forces de l’ordre relève de la responsabilité du président. La police peut venir sur le campus si elle observe un flagrant délit. Mais une évacuation est toujours décidée par le président.




