Agenda militant
Ailleurs sur le Web
![S’abonner au flux RSS [RSS]](images/rss.jpg)
- C’est quoi le "marxisme classique" et le "marxisme occidental" ? (10/03)
- “Le socialisme est la maison commune de tous les combats justes.” – Entretien avec Joseph Andras (10/03)
- Sur Franceinfo : Brigitte Boucher et les irresponsables (10/03)
- Ce que révèle l’affaire Epstein (10/03)
- Au Liban, d’une guerre coloniale à l’autre et du droit de résister (10/03)
- POUR UN FRONT ANTIFASCISTE AU SECOND TOUR DES ÉLECTIONS MUNICIPALES (10/03)
- Meeting de la campagne municipale LFI à Lille (10/03)
- Meeting avec Jean-Luc Mélenchon et Sophia Chikirou à Paris ! (09/03)
- Colombie : la gauche de Gustavo Petro valide le dernier test des législatives avant la présidentielle (09/03)
- Penser l’émancipation autrement, discuter l’apport de marxistes hétérodoxes [Podcast] (09/03)
- Terrorisme d’Ultra-droite (08/03)
- "L’Iran est sur le point d’obtenir l’arme nucléaire" : trente ans de prophéties démenties (08/03)
- Hommage au chercheur marxiste Michael Parenti – Compilation d’entretiens (08/03)
- La guerre de trop : les Américains et les Israéliens n’ont rien compris à l’Iran ! (08/03)
- Poutou annonce un probable soutien du NPA-A à Mélenchon en 2027 (07/03)
- Attaques en série contre LFI (07/03)
- Des maires insoumis pour tout changer | Clip officiel - Municipales 2026 (07/03)
- Romaric Godin : "La force fondamentale du capitalisme le pousse vers le néofascisme" (07/03)
- Quentin Deranque était en première ligne dans la bagarre (06/03)
- Tirer une balle dans la tête sans intention de donner la mort (06/03)
- Les États-Unis et Israël nous entraînent dans une barbarie suicidaire (06/03)
- Clémence Guetté sur RTL ce jeudi (06/03)
- Annuler LFI : le dangereux fantasme du PS (06/03)
- L’Iran est-il un "régime des mollahs" ? (05/03)
- BAYLET, notable p*docriminel ? | Documentaire | OFF (05/03)
Liens
Blocage reconduit à Rennes II jusqu’au 17 mai
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
C'est les vacances à Rennes II ; pourtant, une AG a réuni environ 250 étudiants, et a voté la poursuite du blocage.
250 étudiants de Rennes 2 ont voté la reconduite du blocage de leur université jusqu’au 17 mai, date du début des examens. Pour Olivier David, le président, le dialogue est rompu. Le recours à la force publique est l'un des scénarios possibles.
Olivier David, président de l’Université Rennes 2, a accordé un entretien à Ouest-France, après l'assemblée générale du lundi 7 mai. Concentré sur l'organisation des examens, il ne veut plus discuter avec les bloqueurs.
250 étudiants ont voté ce lundi 7 mai, la reconduite du blocage de l’Université Rennes 2, jusqu’au 17 mai. Quelle légitimité accordez-vous à cette assemblée générale ?
Il y a une diminution importante de la mobilisation même s’il ne faut pas oublier que c’est une semaine de vacances, et très peu de gens sont sur le campus. Mais la décision prise ce lundi par une assemblée générale de 250 personnes a moins de légitimité aux yeux de l’équipe pédagogique que lorsqu’ils étaient des milliers.
Le 17 mai, jour de la prochaine assemblée générale, est aussi la date de début des examens. Sont-ils maintenus ?
Nous sommes en ordre de marche pour que les examens se tiennent. Nous allons réfléchir aux solutions les plus adéquates pour qu’ils se passent dans la sérénité.
Une délocalisation est-elle envisageable ?
Plusieurs scénarios sont possibles mais la délocalisation n’est pas au programme pour l’instant.

Olivier David, président de l'université Rennes 2. | PHILIPPE RENAULT / OUEST-FRANCE
L’assemblée générale a voté le devoir maison pour tous et le blocage des examens en présentiel…
Malgré tous nos efforts, nous avons en face de nous une assemblée générale qui refuse de négocier. Il faut arrêter ce rapport de dupes. Je vais arrêter de discuter. Nous nous organiserons désormais sans négociation.
Les examens demandent énormément de travail de préparation, et l’assemblée générale nie le fonctionnement pédagogique de l’université. Une majorité des étudiants veut passer les examens en présentiels, je peux l’affirmer car nous recevons de nombreux mails dans ce sens.
Quand on est en conflit, on doit trouver des aménagements pour que les élèves qui aient des stages, des voyages ou un travail, ne soient pas pénalisés. Et les devoirs maisons sont une demande persistante. Nous les avons mis en place pour les étudiants qui présentent une attestation sur l’honneur. Mais le devoir maison ne peut pas être pour tous.
Chaque UFR a établi ses conditions, en temps réel en ligne ou sur dossier à rendre. Je tiens à rappeler que ces examens de fin d’année scolaire représentent seulement 30 % des examens de l’année.
Des images circulent sur l’intérieur du bâtiment B, tagué et dégradé par les étudiants occupants…
A priori, les amphis sont en bon état. Mais c’est le hall qui est abîmé. Nous n’avons pas encore fait d’estimation des dégâts. Mais nous n’y entrons pas. Pour un collectif qui défend l’accès à l’université, la dégradation envoie un message contradictoire. Je déplore et condamne ces modalités. Elles pénalisent toute la communauté.
La rumeur d’une baisse des inscriptions à Rennes 2, liée au blocage, circule sur les réseaux sociaux…
Sur Parcoursup, nous avons plus de vœux que l’année dernière. Et pour les masters la procédure n’est pas entamée. Forcément le blocage nuit à l’image de l’établissement mais nous verrons ses conséquences, s’il y en a, à la rentrée seulement.
Les étudiants et leurs parents s’inquiètent. Quelle valeur peut-on accorder aux diplômes de Rennes 2 ?
Nous sommes l’une des rares universités bloquées à avoir pu dispenser la quasi-totalité de nos cours. Si on se bat pour mettre en place les examens, c’est pour défendre la valeur de nos diplômes. Il est hors de question qu’ils soient mis à mal. Ce serait trahir l’investissement pédagogique des collègues.
Après un mois de blocage, envisagez-vous un recours à la force ?
Ça fait partie du champ des possibles. Nous avons atteint un point de non-retour. Nous avons plusieurs scénarios et celui-là en fait partie.
Je discuterai bientôt avec le rectorat sur comment être accompagné par l’État pour la mise en œuvre des examens.
La préfecture peut-elle décider d’une intervention sans votre accord ?
L’intervention des forces de l’ordre relève de la responsabilité du président. La police peut venir sur le campus si elle observe un flagrant délit. Mais une évacuation est toujours décidée par le président.




