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Le métro reprend après dix jours de grève à Buenos Aires
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
"Nous allons suspendre notre grève", a dit M. Pianelli. "Nous sommes parvenus à un accord provisoire", a-t-il précisé à l'issue d'entretiens avec les responsables de l'entreprise. "Le problème n'est pas pour autant réglé, car la question salariale n'est pas réglée", a-t-il averti.
L'accord signé prévoit une hausse salariale de 23%, alors que l'inflation annuelle est d'environ 25% selon les économistes indépendants.
L'Association syndicale des travailleurs du métro (gauche), qui regroupe quelque 2.500 employés et aura fait la grève la plus longue de l'histoire du métro argentin -inauguré en 1913, le premier d'Amérique latine-, exigeait un augmentation salariale de 28%.
Buenos Aires compte 3 millions d'habitants, mais les jours ouvrables, 3 millions supplémentaires habitant en banlieue vont y travailler.
Dans les rues de Buenos Aires, des milliers d'usagers exaspérés ont tenté pendant dix jours de rejoindre leur travail à pied ou à vélo pour éviter les embouteillages.
Cette grève a fait éclater aussi au grand jour un conflit ouvert entre la présidente Cristina Kirchner et son rival de droite, le maire de la capitale Mauricio Macri.
Le maire de Buenos Aires a signé en janvier un accord de principe pour assumer la gestion du métro, jusqu'alors prise en charge par l'Etat. Dans la foulée, il a décidé de doubler le prix du ticket.
Mais dénonçant le non respect par l'Etat de plusieurs clauses et le mauvais état des wagons, M. Macri a renoncé ensuite à la gestion du métro.
Le gouvernement a fait alors adopter une loi au Congrès lui transférant la gestion du réseau, alors que le parlement de la ville autonome de Buenos Aires a voté de son côté une loi rendant l'administration du métro à l'Etat.




