Agenda militant
Ailleurs sur le Web
![S’abonner au flux RSS [RSS]](images/rss.jpg)
- Au cœur du capital (12/03)
- Le débat des représentants des partis, avec Paul Vannier (12/03)
- Meeting avec Bagayoko, Coquerel et Mélenchon à Saint-Denis ! (11/03)
- Ludivine Bantigny, "La Bourse ou la vie. Le Front populaire, histoire pour aujourd’hui" (11/03)
- C’est quoi le "marxisme classique" et le "marxisme occidental" ? (10/03)
- “Le socialisme est la maison commune de tous les combats justes.” – Entretien avec Joseph Andras (10/03)
- Sur Franceinfo : Brigitte Boucher et les irresponsables (10/03)
- Ce que révèle l’affaire Epstein (10/03)
- Au Liban, d’une guerre coloniale à l’autre et du droit de résister (10/03)
- POUR UN FRONT ANTIFASCISTE AU SECOND TOUR DES ÉLECTIONS MUNICIPALES (10/03)
- Meeting de la campagne municipale LFI à Lille (10/03)
- Meeting avec Jean-Luc Mélenchon et Sophia Chikirou à Paris ! (09/03)
- Colombie : la gauche de Gustavo Petro valide le dernier test des législatives avant la présidentielle (09/03)
- Penser l’émancipation autrement, discuter l’apport de marxistes hétérodoxes [Podcast] (09/03)
- Terrorisme d’Ultra-droite (08/03)
- "L’Iran est sur le point d’obtenir l’arme nucléaire" : trente ans de prophéties démenties (08/03)
- Hommage au chercheur marxiste Michael Parenti – Compilation d’entretiens (08/03)
- La guerre de trop : les Américains et les Israéliens n’ont rien compris à l’Iran ! (08/03)
- Poutou annonce un probable soutien du NPA-A à Mélenchon en 2027 (07/03)
- Attaques en série contre LFI (07/03)
- Des maires insoumis pour tout changer | Clip officiel - Municipales 2026 (07/03)
- Romaric Godin : "La force fondamentale du capitalisme le pousse vers le néofascisme" (07/03)
- Quentin Deranque était en première ligne dans la bagarre (06/03)
- Tirer une balle dans la tête sans intention de donner la mort (06/03)
- Les États-Unis et Israël nous entraînent dans une barbarie suicidaire (06/03)
Liens
Macron mobilise la très haute fonction publique pour s’attaquer aux fonctionnaires du rang
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
Macron va bientôt déclarer la guerre aux fonctionnaires, avec un projet de loi début 2019, qui va s'attaquer au statut. Pour cela, il a besoin de "troupes d'élite" pour faire la basse besogne, pour tuer les "foyers de résistance" !
Le 12 décembre prochain, le chef de l'État va s'employer à remobiliser les troupes en donnant une feuille de route claire aux hauts fonctionnaires de l'administration publique.
C'est une première dans l'histoire de la Ve République. Emmanuel Macron va s'adresser à l'ensemble de la haute fonction publique, soit 4.000 agents de l'État, hauts fonctionnaires, patrons d'administration et de service. Cette réunion d'un genre inédit est programmée pour le 12 décembre.
Tout le gratin de la fonction publique sera rassemblé pour une sorte de grand séminaire de motivation. Au programme : des discours du Premier ministre et du président de la République. Jamais cela ne s'était produit. "C'est comme si un chef d'entreprise n'avait jamais réuni ses cadres", illustre une source gouvernementale.
Ce qu'Emmanuel Macron veut leur dire. Le discours du chef de l'État aura une intention essentielle, prioritaire : l'administration doit être totalement impliquée dans la transformation votée par la majorité. "On ne pourra pas changer le pays si la haute fonction publique ne suit pas", glisse-t-on au gouvernement. Or, selon nos informations, des "foyers de résistance", hostiles au changement, existent au sein de l'administration publique, où l'idée que "les élus passent et les fonctionnaires restent" est largement répandue.
Le discours du président de la République aura donc valeur d'avertissement.
Des hauts fonctionnaires à remettre dans le droit chemin ? Est-ce à dire que le fameux "spoil system", c'est-à-dire l'alignement de l'administration sur la politique, annoncé par Emmanuel Macron pendant sa campagne est en route ? On n'en est pas encore là, mais rien n'est exclu dit-on. "On nous dit toujours 'tout va bien Monsieur le président, ne vous inquiétez pas'. Et lorsque l'on vérifie, rien n'est en place", avance un ministre. Un constat partagé par le chef de l'État, et plusieurs ex-présidents.
La rencontre du 12 décembre avec les hauts fonctionnaires a été décidée il y a déjà quelques mois. Mais la conviction de s'adresser à l'administration s'est renforcée lors du déplacement d'Emmanuel Macron dans le Nord et dans l'Est, où le président a entendu les élus et les habitants se plaindre des dispositifs en retard d'application.
C'est une conviction à l'Élysée : la politique, c'est l'art de l'exécution. Une formule à double sens, qui sous-entend que des têtes pourraient tomber chez les hauts fonctionnaires si rien ne change.




