Agenda militant
Ailleurs sur le Web
![S’abonner au flux RSS [RSS]](images/rss.jpg)
- Circulation monétaire communiste (12/08)
- Lordon : Mathieu Pigasse porte beau (11/08)
- Alain Lipietz : Pour une théorie marxiste du salaire des footballeurs (11/08)
- Dérèglement climatique, incendies, présidentielle... Le "8h30 franceinfo" d’Alma Dufour (11/08)
- Les leçons stratégiques de la non-affaire Barbara Butch (10/08)
- La climatisation, une solution court-termiste et inégalitaire face à l’urgence climatique (09/08)
- Concert interrompu de Barbara Butch : un emballement médiatique hors norme (07/08)
- “Cachez ce drapeau que je ne saurais voir” : quand la Palestine gâche les vacances de touristes suédois (07/08)
- Michel Piron, Marc Dorcel, Xavier Niel… Portraits de ces pornographes en col blanc (06/08)
- L’ARCOM rappelle à l’ordre BFM sur ses mensonges anti-LFI (06/08)
- France, le grand déclassement économique en Europe ? (06/08)
- Hiroshima et Nagasaki : l’horreur humaine de la bombe atomique (06/08)
- L’État et la révolution citoyenne : le nouveau livre de l’Institut La Boétie ! (05/08)
- Michigan : Le progressiste Abdul El-Sayed gagne la primaire démocrate (05/08)
- 30 % des personnes tuées lors du génocide de Gaza étaient des enfants, selon une commission de l’ONU (04/08)
- Pourquoi il faut désobéir à l’UE en cas de victoire de la gauche (03/08)
- Lordon : Défoncer la finance néolibérale : innover sans les "marchés", ou l’IA autrement (03/08)
- Le néofascisme, un capitalisme d’État d’urgence ? [Podcast] (03/08)
- VERS UNE NOUVELLE GUERRE MONDIALE ? POURQUOI TRUMP LACHE POUTINE | PASCAL BONIFACE (03/08)
- Votre indifférence ne sauvera pas la Palestine (02/08)
- La France sous les flammes : la faillite criminelle du néolibéralisme (01/08)
- Concert interrompu de Barbara Butch : un emballement médiatique hors norme (01/08)
- Vaneigem (2010) : L’État n’est plus rien, soyons tout (31/07)
- Les tribunes sont aussi un terrain de la bataille antifasciste (31/07)
- Contre l’extrême-droite et l’impérialisme, construire la solidarité internationale (31/07)
Liens
L'usine PSA d'Aulnay perturbée par une grève à la veille de négociations
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
En milieu de journée, 350 à 400 des 700 ouvriers de production du matin (1.800 salariés sur place sur les 3.000 que compte le site) étaient en grève, selon le délégué CGT Jean-Pierre Mercier, qui affirme que l'usine est "paralysée".
La direction du site a compté 220 grévistes et reconnu que l'usine "a très peu produit" dans la matinée.
Selon des salariés interrogés par l'AFP, quelques dizaines de voitures seulement ont été produites dans l'atelier montage alors que l'équipe du matin a la capacité de faire sortir environ 350 véhicules.
La direction évoque quant à elle "entre 40 et 50 voitures" sorties de la chaîne, tous ateliers confondus.
Ce mouvement intervient à la veille d'une négociation sur les mesures d'accompagnement financier pour les salariés qui quitteraient le groupe ou seraient mutés après la fermeture du site.
La direction a d'ailleurs "regretté que certaines organisations syndicales aient déclenché un mouvement de grève sans même que les discussions sur le dispositif d'accompagnement des (plans de sauvegarde de l'emploi) PSE Aulnay et Rennes n'aient débuté", a déclaré à l'AFP un porte-parole du constructeur. Confronté à un marché automobile européen morose, PSA Peugeot-Citroën avait annoncé l'été dernier qu'il supprimerait 8.000 emplois, auxquels viendront s'ajouter 1.500 suppressions de postes après des départs naturels.
Avec cette "grève reconductible avec occupation de l'usine" à laquelle s'est joint le syndicat SUD, "on a décidé de changer de braquet", a affirmé M. Mercier à des journalistes.
"Il faut que la direction reprenne tout à zéro et qu'elle négocie à partir des revendications votées et signées il y a deux mois" par les salariés, a-t-il affirmé. La CGT réclame un CDI pour tous et la possibilité de partir en préretraite pour les plus de 55 ans.
"Cela va mal pour le marché automobile ? Et alors, ce n'est pas de notre faute ! Que la famille Peugeot se serre la ceinture!", s'est-il fâché.
"On va se battre jusqu'au dernier souffle, on va vendre notre peau très cher", a commenté Nordine, au montage depuis 15 ans, en venant prendre son service. "Ils veulent fermer l'usine gratuitement, il n'y a pas de reclassements, beaucoup de flou", a regretté Mimoun Lahrichi, au ferrage depuis 12 ans.
Une nouvelle assemblée générale de l'équipe de l'après-midi doit décider de la suite du mouvement.
Selon M. Mercier, la réindustrialisation du site, qui selon la direction doit permettre de créer 1.500 emplois, se résume aujourd'hui à 540 postes "au smic horaire" chez ID Logistics, et une centaine dans d'autres entreprises.
La direction avance la variété des postes proposés par ID Logistics (préparateur de commandes, gestionnaire d'exploitation, cariste), qui sont, selon elle, "compatibles avec les qualifications des salariés d'Aulnay".
Selon la direction, il y avait ce mercredi "beaucoup d'absentéisme". "Des salariés savaient qu'il allait y avoir ce mouvement de grève et avaient peur d'y être exposés, ils ont préféré ne pas venir", a affirmé une porte-parole.
Elle a aussi évoqué "deux ou trois pétards qui ont éclaté", "des jets d'oeufs", "des extincteurs actionnés" par les grévistes, "sans parler des insultes".




