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Exclusion de la CGT PSA Poissy par la bureaucratie : les militants assignés en justice, solidarité !
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
Après avoir exclu le syndicat PSA Poissy en mai dernier, la direction de la CGT s’acharne en assignant en justice les militants pour les empêcher de se revendiquer de la CGT. Une pétition a été lancée contre cette attaque.

Crédits photo : Congrès du syndicat CGT PSA Poissy 2021 / Cédric Brun
Encore une fois, la confédération CGT et la Fédération CGT métallurgie (FTM) s’acharnent contre les militants de la CGT PSA Poissy, en tentant d’aller jusqu’au bout de leur exclusion du syndicat par une assignation au tribunal. En mai dernier, la bureaucratie syndicale achevait une chasse aux sorcières de plusieurs mois en excluant le syndicat historique de la CGT PSA Poissy de la confédération. En dénonçant « la « prédominance d’un parti politique » et de l’absence de vie syndicale qui en découle », les bureaucrates se sont en réalité attaqué à un syndicat combatif, qui a mené de nombreuses luttes, et qui aurait pu jouer un rôle contre l’offensive du gouvernement Macron 2. Alors que l’heure devrait être à la mise en place d’un plan de lutte pour organiser, coordonner et diriger la lutte qui s’annonce contre le gouvernement, la FTM préfère donc exclure des militants avec des méthodes dignes du patronat.
Après cette exclusion, la direction de la CGT assigne désormais devant les tribunaux des militants du syndicat PSA Poissy. Ainsi, 16 délégués syndicaux ont eu la visite à domicile d’un huissier qui les a notifiés en main propre leur assignation devant le tribunal de Bobigny pour les empêcher de se revendiquer de la CGT ou d’en utiliser le logo, sous peine de 1000€ par infraction. En faisant appel à des huissiers de justice payés en moyenne 5000€ par visite, payé par les cotisations syndicales, la fédération veut tout simplement empêcher les militants d’un syndicat existant depuis plus de 60 ans de se revendiquer de la CGT, les donnant ainsi en pâture au patronat en enlevant les mandats syndicaux qui les protègent. Pour l’instant, cela est loin de démoraliser les premiers concernés, qui continuent leur travail syndical et on même mené une grève cet été, sans mandat ni heure de délégation.
Il est plus que nécessaire, aujourd’hui, d’apporter tout le soutien possible à l’ensemble du syndicat PSA Poissy et mettre en échec par tous les moyens cette tentative de la direction de la CGT de mettre au pas les syndicats combatifs. Une pétition a déjà a été lancée dans ce sens, que nous appelons à signer et partager.
Avec son offensive, la bureaucratie ne cherche pas à exclure n’importe quel syndicat. A son dernier congrès en novembre, la CGT PSA Poissy avait rassemblé 193 adhérents, et avait obtenu plus de 35% des voix chez les ouvriers aux dernières élections professionnelles. Exclure un tel syndicat n’est ni plus ni moins qu’un cadeau fait à la direction de Stellantis (ex PSA Peugeot Citroën), dont les méthodes patronales ont toujours été parmi les plus dures dans la patronat français (menaces physiques, assignations en justices, calomnies, etc.).
Face à cette exclusion du syndicat, l’immense majorité des syndiqués du groupe s’étaient d’ailleurs ligués contre la fédération de la métallurgie, organisant, en mai dernier, un vote interne pour déterminer qui serait le délégué syndical central. Avec 88% de voix pour Jean Pierre Mercier, membre du syndicat exclu, contre 12% pour Michael Imhoff, le candidat de la fédération, tous les syndicats du groupe s’étaient ainsi rangés du côté du syndicat historique. Immédiatement, la fédération avait alors déclaré ce vote « caduc », niant les principes les plus simples de la démocratie ouvrière.
Aujourd’hui, force est de constater que l’heure n’est plus aux votes et aux interpellations en interne de la CGT. La guerre ouverte menée par la fédération contre PSA Poissy est une guerre contre tous les syndicats combatifs, contre tous les militants CGT qui n’attendent pas qu’une journée de grève interprofessionnelle tombe une fois par an pour mener des grèves. Alors que le gouvernement mène une offensive en règle contre la classe ouvrière, que l’ensemble de la population et de la jeunesse subit de plein fouet l’inflation et les bas salaires et que la Fédération se refuse à toute bataille contre la nouvelle convention collective de la métallurgie, la bureaucratie de la CGT montre son vrai visage, bien éloigné des enjeux auxquels fait face la classe ouvrière aujourd’hui.
Seule la solidarité de classe des militants sincères, des syndicats lutte de classe, par la présence devant le tribunal de Bobigny le jeudi 20 octobre et par toutes les formes de soutien possible, pourra faire reculer la bureaucratie syndicale et le patronat. Nous vous invitons à signer la pétition et à nous faire parvenir toute motion syndicale s’y opposant, afin de les relayer le plus largement possible.




