Agenda militant
Ailleurs sur le Web
![S’abonner au flux RSS [RSS]](images/rss.jpg)
- L’analyse biaisée de Brice Teinturier concernant les résultats de LFI aux municipales (19/03)
- La crise financière qui vient (17/03)
- Réunion de mobilisation à la Belleviloise pour Sophia Chikirou (17/03)
- Manuel Bompard sur France Inter ce lundi matin (16/03)
- Manuel Bompard sur RTL ce lundi matin (16/03)
- Des milliers de manifestants contre le racisme ce samedi (14/03)
- Les États-Unis et Israël nous entraînent dans une barbarie suicidaire (14/03)
- Une vie dans l’assistance automobile (14/03)
- "UNE GUERRE BARBARE ET SUICIDAIRE" : TRUMP PREND LE MONDE EN OTAGE (13/03)
- #JeVoteSophia L’émission ! (13/03)
- Dernier message de Mélenchon avant le 1er tour : Aux urnes citoyens ! (13/03)
- Xavier Niel roule pour le PS (13/03)
- Au cœur du capital (12/03)
- Le débat des représentants des partis, avec Paul Vannier (12/03)
- Meeting avec Bagayoko, Coquerel et Mélenchon à Saint-Denis ! (11/03)
- Ludivine Bantigny, "La Bourse ou la vie. Le Front populaire, histoire pour aujourd’hui" (11/03)
- C’est quoi le "marxisme classique" et le "marxisme occidental" ? (10/03)
- “Le socialisme est la maison commune de tous les combats justes.” – Entretien avec Joseph Andras (10/03)
- Sur Franceinfo : Brigitte Boucher et les irresponsables (10/03)
- Ce que révèle l’affaire Epstein (10/03)
- Au Liban, d’une guerre coloniale à l’autre et du droit de résister (10/03)
- POUR UN FRONT ANTIFASCISTE AU SECOND TOUR DES ÉLECTIONS MUNICIPALES (10/03)
- Meeting de la campagne municipale LFI à Lille (10/03)
- Meeting avec Jean-Luc Mélenchon et Sophia Chikirou à Paris ! (09/03)
- Colombie : la gauche de Gustavo Petro valide le dernier test des législatives avant la présidentielle (09/03)
Liens
Syrie: La chute d’Alep
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
https://lanticapitaliste.org/actualite/international/syrie-la-chute-dalep
Depuis le 28 novembre, les différentes factions djihadistes cantonnées dans la province d’Idleb, au nord-ouest de la Syrie, à la suite des accords d’Astana en 2017 signés par la Russie, l’Iran et la Turquie, ont lancé une offensive éclair qui a abouti en quelques jours au retrait de l’Armée arabe syrienne (l’armée de Bachar Al-Assad) de la ville d’Alep et de ses environs.
Le succès de cette offensive a plusieurs causes. L’une d’elles est l’unité sans précédent de très nombreux groupes djihadistes et de l’Armée nationale syrienne qui ont lancé l’opération « Dissuasion de l’agression » (censée être la riposte aux bombardements incessants des avions russes sur la province d’Idleb), avec un commandement militaire commun, alors qu’ils se sont opposés et parfois entretués pendant des années.
L’Armée nationale syrienne est un regroupement de factions armées, entraînées et financées par la Turquie. Autre groupe très important, Hayat Tahrir al-Cham (HTC ou HTS en anglais), groupe dominant à Idleb, autrefois affilié à Al-Qaïda et qui s’en est détaché. Ses relations avec la Turquie s’en sont trouvées nettement améliorées.
Le régime Al-Assad affaibli, la Turquie aux aguets
Il faut donc regarder du côté du sponsor et de ses intérêts. Pourquoi déclencher cette attaque maintenant ? Les vagues de bombardements et d’assassinats dans les rangs du Hezbollah, y compris en Syrie, par l’armée israélienne ont affaibli les ressources humaines de Hayat Tahrir al-Cham et l’ont forcé à faire revenir au Liban de nombreux combattants actifs en Syrie. Le gouvernement israélien veut à tout prix faire tomber Assad, allié de son ennemi principal dans la région.
L’armée de Bachar Al-Assad est exsangue, démoralisée et mal équipée. Le retrait précipité d’Alep et de sa région en dit long sur sa combativité. Si l’Iran reste prudent pour des raisons évidentes dans le contexte actuel du Moyen-Orient, il va quand même tenter d’aider son allié.
Pour Assad, l’autre problème, c’est le désengagement au moins partiel de son allié russe, Poutine, qui a besoin de toutes ses ressources humaines et matérielles, sur le front en Ukraine. Néanmoins, difficile pour Poutine de livrer la Syrie à la Turquie, donc à l’Otan, sans réagir…
Il y a aussi les grandes manœuvres provoquées par l’élection de Donald Trump aux États-Unis. Erdogan entretient de très bonnes relations avec Trump, et espère que son arrivée au pouvoir en janvier sera le signal d’un retrait des troupes étatsuniennes du Rojava, qui lui laisserait les mains libres pour envahir les territoires gérés par l’AANES (Administration autonome du Nord et de l’Est de la Syrie).
Les Forces démocratiques syriennes se préparent
Ce n’est pas un hasard si une grande partie des forces djihadistes attaquent l’est de la province d’Alep et sont maintenant aux portes de Tall Rifaat et tout près de Manbij. Ils ont aussi coupé les grands axes routiers : la M4 qui relie Qamishli à Lattaquié, par laquelle transitent les camions transportant le pétrole brut des puits pétroliers sous contrôle de l’AANES, et la M5, qui relie Alep à Damas, empêchant le ravitaillement des troupes au nord de Homs. Les djihadistes sont maintenant aux portes de Hama, à 180 kilomètres de Damas, après quatre jours d’offensive. Et la province de Deraa, berceau de l’insurrection de 2011, commence à se soulever.
Pour l’instant, il n’y a pas d’affrontement direct avec les forces kurdes, même le quartier kurde d’Alep, Cheikh Massoud, est une zone tranquille où viennent se réfugier de nombreuxEs habitantEs d’Alep, Hayat Tahrir al-Cham jouant la carte du respect des populations civiles pour s’implanter durablement. Pourtant, l’affrontement avec les FDS (Forces démocratiques syriennes) qui ont pris position à la frontière du Rojava est sans doute imminent.
Mireille Court




