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Des scénarios pour réduire le coût du travail dès l’an prochain
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
Au-delà du crédit d’impôt compétitivité qui monte en puissance, le gouvernement veut à nouveau réduire le coût du travail. Jean-Marc Ayrault l’a confirmé en saisissant la semaine dernière le Haut Conseil du financement de la protection sociale. Dans un premier temps, pourtant, les cotisations sociales vont… augmenter, dès le 1er janvier, pour financer les retraites (lire ci-contre). Certes, une partie de cet alourdissement de charges sera annulée pour les entreprises. Les cotisations pour la branche famille de la Sécurité sociale vont légèrement baisser le 1er janvier, ce qui compensera intégralement la hausse des cotisations employeur pour les retraites prévue dans la réforme de 2013. Et l’accord conclu entre syndicats et patronat mi-décembre laisse espérer une petite baisse des cotisations pour la formation professionnelle. Mais les cotisations pour les régimes complémentaires Agirc-Arrco vont bien augmenter, à la fois pour les salariés et les employeurs. Et la hausse des cotisations salariales pour la retraite de base, qui, elle, n’est pas compensée, pourrait avoir des conséquences indirectes sur le coût du travail, car la pression pour faire progresser les salaires sera plus forte de la part des syndicats.
Même si elles restent mesurées, ces nouvelles hausses de charges sociales ont montré, aux yeux du gouvernement, qu’on était arrivé au bout d’une logique. Pour financer la protection sociale à l’avenir, on ne pourra plus compter sur des hausses de cotisations, qui représentent déjà les deux tiers du salaire brut avant prise en compte des allégements sur les bas salaires (voir graphique). Le Premier ministre l’indique clairement dans la lettre de saisine adressée à la présidente du Haut Conseil du financement de la protection sociale, Mireille Elbaum : « Cette réflexion devra évaluer les modalités envisageables de réduction des prélèvements sociaux pesant sur le coût et les revenus du travail. » Le Haut Conseil, qui réunit les partenaires sociaux, des parlementaires, des personnalités qualifiées et des représentants de l’administration, devra proposer pour le mois de mai 2014 « différents scénarios de calibrage possible ». Quelles charges baisser ? Pour quel montant ? Et à quel rythme ? Autant de questions auxquelles l’exécutif ne peut pas répondre pour l’instant, d’autant que cette réforme du financement de la protection sociale devra bien sûr s’articuler, Jean-Marc Ayrault le rappelle, avec « la remise à plat de la fiscalité que le gouvernement a engagée ».
Les syndicats divisés
Si le Medef se félicite de la perspective d’une baisse du coût du travail (lire ci-contre), les syndicats sont divisés. « L’objectif de l’exécutif est de remettre en cause le financement par les cotisations de l’assurance-maladie et des prestations familiales », critique Pierre-Yves Chanu, qui représente la CGT au Haut Conseil. « Avec cette saisine, le but du gouvernement se précise de plus en plus. Il veut réduire les cotisations sociales pour la branche famille et compenser cette baisse par un prélèvement qui ne pèse pas exclusivement sur les salaires, comme la CSG », estime Philippe Pihet (FO). Les autres syndicats – CFDT, CGC et CFTC – sont moins hostiles à cette feuille de route. « Il serait logique que des prestations qui bénéficient non pas aux seuls actifs mais à l’ensemble de la population ne soient pas financées intégralement par des cotisations qui reposent sur le travail », estime Véronique Descacq (CFDT).




