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Résumé du 45ème jour de grève des postiers du 92

lutte-de-classe

Brève publiée le 17 mars 2014

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Les brèves publiées dans cette rubrique « Informations et analyses » le sont à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.

Résumé du 45ème jour de grève des postiers du 92 (vendredi 14 mars)
Les grévistes s’organisent face à la stratégie du pourrissement


La majorité des grévistes se sont regroupés ce matin à Courbevoie : des collègues de ce bureau se posaient la question de reprendre le travail. Contrairement à la plupart des cas, les prises de parole ont été prises en charge non seulement par des responsables syndicaux départementaux, mais aussi par 2 grévistes, l’un de Courbevoie et l’autre d’Asnières. Leurs interventions ont fait forte impression. Résultat : 4 collègues ont été convaincus sur le tas de faire grève aujourd’hui.
Une autre équipe était chargée d’intervenir à la PFC. Les taux de grève sont variable d’une équipe à l’autre et d’un jour sur l’autre. Cependant, l’équipe d’après-midi a une fois de plus reconduit la grève de manière très largement majoritaire. Sur la PFC, comme sur d’autres centres du département, la journée nationale de grève interprofessionnelle du 18 mars peut marquer un saut dans la mobilisation. Dès lundi, le maire de la ville et le député seront présents aux côtés des grévistes à l’entrée de la PFC.

Nouvelle provocation de M. Saint-Guilhem
L’Assemblée Générale du jour a commencé par une lecture collective du courrier de M. St-Guilhem en réponse à la proposition de protocole de fin de conflit rédigée par les grévistes. Les grévistes ont pris ce courrier pour ce qu’il était : une provocation. Tout d’abord, la direction ne répond pas dans son courrier à la proposition de compromis avancée par les grévistes mais fait mine de discuter des revendications initiales figurant sur le préavis de grève au début du conflit. M. St-Guilhem aligne les raisons pour lesquelles ces revendications, qui ne sont pas celles votées en AG par les grévistes, seraient toutes plus « irréalistes » les unes que les autres. La direction s’était engagée formellement face aux des grévistes à donner une audience suite à la transmission du protocole, ce qui n’empêche par M. St-Guilhem de conclure son courrier, après 45 jours de grève : « Nous restons à votre écoute pour tout complément d’information et nous sommes en attente de toute demande d’audience à laquelle nous répondrons favorablement. »

Les postiers et leurs soutien se préparent à la contre-offensive
La signification de ce courrier est claire : la DOTC va chercher à utiliser toutes les armes à sa disposition pour tenter de faire reprendre le travail aux grévistes. Les grévistes se préparent en particulier à la possibilité de paies à 0 euros pour tous les grévistes qui ont fait un mois de grève ou plus, ce qui serait une première à La Poste. Cela implique de faire un saut important dans la capacité à alimenter la caisse de grève et de multiplier les actions (extension et actions « coup de poing »).
En résumé : la direction ne commencera à négocier sérieusement que lorsqu’elle y sera acculée, lorsqu’elle sera convaincue qu’il n’y a plus aucun moyen de faire lâcher prise aux grévistes. 
C’est une des raisons pour lesquelles le soutien extérieur aux grévistes revêt une importance particulière. En milieu de journée, les grévistes ont organisé avec des étudiants une collecte à l’université de Nanterre, et un nouveau rassemblement de soutien a eu lieu à 18h devant la DOTC : les soutiens financiers sont en train de s’élargir.
En fin de journée, les grévistes ont appris que des préavis de grève ilimités avaient été déposés dans plusieurs établissements à Paris. D’autres préavis ont également été déposés dans d’autres régions : Alpes Maritimes, La Réunion... La multiplication de ce type de grèves reconductibles serait un scénario catastrophe pour La Poste. Les postiers du 92 feront tout ce qui est en leur pouvoir pour favoriser une telle éventualité.