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L’UD CGT 75 fait le ménage dans le nettoyage !

Par Pierre Sorel (23 janvier 2017)
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Ce lundi 23 janvier de bon matin avait lieu un curieux rassemblement devant la Bourse du travail de Paris. De loin, on aurait pu croire à un joyeux piquet de grève, animé de danses et de percussions. En réalité, c’était un ultime sursaut du « syndicat régional de la propreté ».

Le congrès de l’UD a voté le 10 novembre 2016 la radiation de ce syndicat en raison de son habitude, connue et documentée de longue date, de briser les grèves et d’agresser physiquement les militant.e.s combatifs.ves. Il s’agissait d’un vote fort (plus de 86%), dû à l’accumulation des preuves et des témoignages contre le syndicat radié. Parmi ses forfaits les plus récents, le comportement du syndicat radié contre les grévistes TFN des Finances publiques a été une des gouttes d’eau qui ont fait déborder le vase (voir notre article sur cette grève).

Par conséquent, le syndicat radié a été prié d’évacuer, dans un délai de deux mois, les locaux qu’il occupait à la Bourse du travail. Suite à son refus d’obtempérer, il s’est vu refuser les clefs de ses bureaux à partir du 16 janvier. Aujourd’hui, il a voulu envahir la Bourse du travail de manière violente. Par leur nombre et leur détermination, les militant.e.s lutte-de-classe de la CGT l’ont empêché (en pièce jointe, une photo prise de l’intérieur de la Bourse du travail, rue Charcot).

Le syndicalisme jaune est un poison insinué par le patronat. Les dirigeants des syndicats jaunes sont des vendus qui trahissent leur classe. Tout.e.s les cégétistes qui se réclament de la lutte des classes peuvent donc se réjouir de la radiation du « syndicat régional de la propreté » et rejoindre ou soutenir le nouveau « Collectif Nettoyage CGT Parisien ». Ce dernier regroupe d’ores et déjà de nombreux.ses militant.e.s combatifs.ves comme celles et ceux du syndicat « Hôtels de prestige et économiques » et les ancien-ne-s grévistes de TFN.

On peut s’étonner que le syndicat radié ait pu rester si longtemps au sein de la CGT, alors que ses pratiques jaunes et mafieuses sont connues depuis des dizaines d’années. Cette longue période de tolérance révèle qu’il a été couvert, voire appuyé, par la bureaucratie syndicale. Les bureaucrates syndicaux sont des dirigeants coupés de leur base, et leurs intérêts convergent avec ceux des capitalistes. Pour eux, les organisations syndicales servent à cogérer le système capitaliste, alors que pour nous ce sont des organisations de lutte de classe.

Ainsi, la fédération des ports et docks, dirigée par des bureaucrates notoires, réclame aujourd’hui l’exclusion de toute la Commission exécutive de l’UD. Elle soutient les manœuvres, les calomnies et les intimidations du syndicat radié. Ces bureaucrates sont des ennemis de notre classe, ils doivent être combattus sans répit à tous les niveaux de nos organisations syndicales.

Un syndicat jaune, mafieux et pro-patronal n’a rien à faire à la CGT. Les autres UD de région parisienne ont intérêt à le radier, en suivant l’exemple de l’UD 75. Plus généralement, la confédération, les fédérations, les UD et les UL ont la responsabilité de mettre dehors les briseurs de grève, dès qu’ils tombent le masque.

À bas les jaunes, les mafieux et les bureaucrates !

Vive le syndicalisme lutte-de-classe !

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