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Université de Paris Nanterre : une AG massive le 2 mai qui reconduit le blocage

Nanterre, une grande et belle AG qui redonne la pêche à celles et ceux qui douteraient des potentialités du mouvement.

Initialement cette AG, réunissant à la fois des étudiant.e.s et personnels de l'université devait se tenir à 9h30 dans l'amphi B1, le plus grand du le campus. La présidence l'a empêché, pour des raisons qui ne semblent pas très claires (mais sans doute le fait que l’amphi B1 se trouve… dans le bâtiment B, qui est celui de la présidence de l’université).

Du coup, on a pu assister à une impressionnante migration de masse des participant.e.s, vers l'autre extrémité du campus, vers le grand amphi du bâtiment G.

Très vite on a pu constater que ce dernier était archi-plein, et il s'est encore rempli pendant l'AG, qui fleurait bon les 1500 présent.e.s, dès le début

5 questions ont été abordées dans l'ODJ et débattues:

  • des rappels sur la loi ORE et Parcoursup
  • l'état de la mobilisation dans les facs ailleurs en France
  • les perspectives pour le mouvement
  • la question des partiels
  • la question de la prochaine CNE, le week-end prochain.

Beaucoup d'interventions ont pu être entendues, sans censure ni tabou, limitées à 2'30", puis moins (1'30" en fin d'AG, laquelle devait se terminer à 14h).

Bon nombre d'interventions ont concerné la convergence des luttes, et en particulier l'action commune à organiser avec les cheminots.

D’autres prises de parole ont concerné la mobilisation à construire en jonction avec les lycéen.ne.s. Des actions en direction des lycées du coin devaient même être organisées dès le lendemain et les jours suivant cette AG.

Alors que le pouvoir et les médias du capital nous saoulent de discours convenus contre les casseurs et la violence, cette AG a aussi donné l’occasion d’entendre de nombreuses dénonciations de la vraie violence, celle de Macron et de son monde, et celles des keufs contre des étudiant.e.s qui ne peuvent même pas se faire entendre, qui sont méprisés, tabassés et gardés à vue.

Des étudiant.e.s belges et italien.ne.s sont venu.e.s apporter leur soutien à la mobilisation étudiante française, et ont été très applaudi.e.s.

Même le maire de Nanterre, Patrick Jarry – aisément repérable en ce que c'était à son cou que se trouvait accrochée la seule cravate de tout l'amphi – est venu au micro pour apporter son soutien au mouvement des étudiant.e.s et des personnels sur la fac.

Mais bien sûr, il a aussi fallu subir la litanie minable des étudiant.e.s de droit et de droite qui trouvent l'AG illégitime, le blocage scandaleux, avec l’inévitable référence à la « prise en otages » de celles et ceux qui veulent travailler et réussir, qui pensent à leur avenir, bla, bla, bla… Un de ces jeunes gens de bonne famille a aussi lâché une perle qui a fait beaucoup rire : le blocage donne une mauvaise image de Nanterre!

Mais en droit et en sciences éco, bastions traditionnels du conservatisme à P10, la lutte a aussi trouvé ses militant.e.s.

Et un certain nombre d'interventions ont aussi permis de dire merci au blocage car celui-ci a rendu possible de débloquer la situation des étudiant.e.s qui voulaient faire quelque chose tout en étant coincé.e.s par le suivi des cours. Le blocage, c’est clair, a servi à ce que les gens se parlent et se politisent etc., non seulement entre étudiant.e.s mais aussi entre ces dernier.e.s et des personnels enseignant.e.s et non-enseignant.e.s du campus.

Sur Paris Nanterre la présidence louvoie, souffle le chaud et le froid. Le sieur Ballaudé, qui avait fait appel au CRS sous des prétextes fallacieux le 9 avril, continue à être d’une duplicité écœurante, et il ne tient pas ses engagements, notamment pour ce qui est du soutien aux étudiant.e.s qui vont passer en jugement suite à l'intervention des flics lors de cette triste journée, en pleine commémoration nanterrienne de l’esprit de liberté de Mai 68.

Le passage au vote, finalement, après que les personnels de Paris Nanterre aient quitté l'AG commune pour faire leur propre AG, a donné les résultats suivants :

  • Sur le blocage : pour 1444, 351 contre, 13 abstentions.
  • Sur les modalités du blocage : pour un blocage illimité : 475; pour un blocage reconduit jusqu'à la prochaine AG : 578
  • Un autre vote a fixé la prochaine AG à lundi 7 mai.
  • Sur la question des partiels, 2 options ont été mises au vote: pour la validation automatique du semestre, qui a obtenu une très large majorité ; en opposition à l’idée d’un devoir maison, souhaité par une minorité de présent.e.s.

Sans doute pour éviter la division entre étudiant.e.s, l'AG a finalement accepté le principe d'une validation automatique pour tout le monde, avec possibilité d'un DM pour les étudiant.e.s qui le souhaiteraient.

Cette AG a été une splendide réussite. Pan dans les dents à Macron ! Plus de 1800 étudiant.e.s qui votent ultra-majoritairement la poursuite du blocage, c’est une belle performance qui a de quoi déplaire aux salauds qui nous gouvernent et à leurs larbins locaux. Et cela, malgré des interventions policières nombreuses avec violences des argousins, juste après la rentrée et alors que les exams devraient se tenir incessamment ; malgré, enfin, la mobilisation, notamment sur les réseaux sociaux, des bien-pensants anti-bloqueurs de l’UNI et autres !

Quelques heures plus tard, le communiqué des personnels enseignants et administratifs de Paris Nanterre va tout à fait dans le même sens : à Nanterre, l’unité étudiant.e.s – personnels tient bon et la volonté de Macron d’imposer les examens coûte que coûte ne parvient pas à s’imposer.

Un bel exemple, dont on peut espérer qu’il soit beaucoup suivi !

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