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    Chronique de la campagne présidentielle – épisode 18

    Chaque semaine, nous publions une chronique de la campagne présidentielle. En commentant les faits marquants de la campagne, de notre point de vue qui est celui de communistes révolutionnaires ayant décidé de faire campagne pour la victoire de Mélenchon en 2022. Vous pouvez retrouver les précédentes chroniques sur le site de la Tendance Claire.

    Depuis quelques semaines, nous avons commencé à publier une analyse critique du programme de l’Avenir en commun. Nous invitons tous nos lecteurs à suivre cette série de billets publiés régulièrement sur notre site jusqu’au premier tour de l’élection présidentielle.

    Au sommaire  :

    - Accidents du travails : les morts invisibilisés

    - Retraites : Macron agira vite et fort

    - L’accès au second tour de Mélenchon n’est plus tabou

    - Anasse Kazib : invisibilisé et réprimé

    - Brèves : Jadot, BFM, bloc bourgeois, Brossat

    Accidents du travails : les morts invisibilisés

    Le nombre d’accidents du travail ne baisse plus depuis le début des années 2010 : il est autour de 650.000 par ans ! Et le nombre de morts gravite autour de 550 par an avec une pointe de 733 en 2019. Ce sont les ouvriers qui sont les plus touchés par les accidents du travail : ils représentent les deux tiers des accidents et également les deux tiers des morts. En intégrant les décès attribués aux maladies professionnelles, on a atteint 1.264 morts liés au travail en 2019. Un chiffre sous-estimé puisqu’il n’inclut ni les fonctionnaires, ni les indépendants, et que beaucoup d’accidents du travail passent sous les radars.

    Le programme de Mélenchon propose de doubler les effectifs de l’inspection du travail et de rétablir les CHSCT supprimés par les ordonnances de 2017.

    Retraites : Macron agira vite et fort

    Le milieu macroniste annonce clairement la couleur : la réforme des retraites aura lieu très vite après l’éventuelle réélection de Macron, et elle serait différente de celle prévue en 2019. Il ne s’agirait plus de changer totalement de paradgime avec la mise en place d’un régime par points. Il s’agirait d’agir très vite pour faire baisser les dépenses de retraite (conformément aux engagements pris devant les institutions européennes pour faire baisser drastiquement les dépenses publiques à l’horizon 2027). Ainsi, l’âge légal de départ à la retraite passerait de 62 à 64 ans, ce qui n’était pas prévu dans la mouture de la réforme de 2019. C’est le triomphe de la ligne « Philippe » même si celui-ci plaide aujourd’hui pour taper encore plus fort, en repoussant l’âge légal de départ au-delà de 64 ans.

    Pourquoi Macron essore les retraités

    Le projet de Macron convient parfaitement au Medef, peu enthousiasmé par un chamboulement du système des retraites : le Medef veut un report rapide de l’âge légal de départ en retraite (il plaide pour 65 ans). Il faut souligner que reculer l’âge légal revient à frapper les personnes qui ont commencé à travailler précocément : elles devront attendre 62 ans même si elles ont les années de cotisations (42). C’est d’autant plus scandaleux que un quart des 5 % les plus pauvres (souvent ceux qui ont commencé à travailler très jeune) sont déjà morts à l’âge de 62 ans (cette proportion est atteinte pour les 5 % les plus riches à 80 ans).

    Reculer l’âge de départ à la retraite est d’autant plus scandaleux que le taux d’emploi moyen au cours de la soixantième année est d’environ 45 %. En clair, deux ans avant d’avoir atteint l’âge de la retraite, plus de la moitié des personnes n’est déjà plus en emploi. Reculer l’âge de départ à la retraite, c’est fabriquer des chômeurs. Mais c’est peut-être le but : augmenter l’armée de réserve pour peser dans le rapport de force entre les travailleurs/ses et les capitalistes...

    L’accès au second tour de Mélenchon n’est plus tabou

    Cette semaine marque un tournant dans la campagne de l’Union populaire : dans tous les médias mainstream, on admet désormais que l’hypothèse d’un Mélenchon au second tour n’est plus impossible. Edwy Plénel, qui n’a jamais été tendre dans le passé avec Mélenchon, salue désormais sa campagne et Ségolène Royal s’est prononcée pour le vote Mélenchon pour que la gauche soit représentée au second tour. C’est un signe que le match est plié à gauche, et que la probabilité d’un accès de Mélenchon au second tour progresse. Il monte lentement mais surement dans les sondages. Il est désormais en moyenne autour de 11 %.

    https://images.rtl.fr/~c/880v587/rtl/www/1491095-segolene-royal-et-jean-luc-melenchon.jpg

    Les médias mainstream continuent néanmoins de surmédiatiser Pécresse, Zemmour et Le Pen. Dimanche dernier, les médias dominants ont parlé quasiment exclusivement du meeting (raté) de Pécresse au Zénith, alors que Mélenchon rassemblait davantage de personnes à Montpellier.

    Anasse Kazib : invisibilisé et réprimé

    La campagne d’Anasse Kazib est totalement invisibilisée par les grands médias. Aucune invitation jusqu’à ce dimanche soir alors que les camarades de Révolution permanente ont obtenu à ce stade 122 parrainages (plus que Taubira) ! Première invitation : « C politique » sur France 5 dimanche où Anasse a pu parler du problème des parrainages, mais pas de son programme.

    Par ailleurs, Anasse subit une répression scandaleuse. Il est convoqué au commissariat du 5ème arrondissement de Paris le 3 mars pour un rassemblement organisé devant la Sorbonne un mois auparavant. Il est soupçonné d’avoir « commis ou tenté de commettre l’infraction d’une manifestation sur la voie publique ». Le rassemblement incriminé a eu lieu le 9 février place du Panthéon, devant la Sorbonne, au cœur de Paris. Le syndicat Le poing levé, proche de Révolution permanente, avait invité Anasse Kazib en Sorbonne. La présidence de l’université n’avait proposé qu’un petit amphithéâtre d’une centaine de places, trop petit pour accueillir les près de 500 inscrit.es. Puis l’extrême-droite a lancé une campagne contre la venue d’Anasse, dépeint comme « 0% français, 100% wokiste et 100% islamiste ». A l’appel de Révolution permanente, mais aussi de groupes antifascistes, près de 300 personnes se sont rassemblés devant la Sorbonne pour un meeting improvisé. Tout s’est passé dans le calme. Le pouvoir lance donc une offensive contre Anasse Kazib pour l’intimider alors qu’il laisse tranquillement les fascistes mener leur campagne de haine sur les réseaux sociaux.

    https://tetu.com/wp-content/uploads/2022/02/anasse-kazib-officiel.jpg

    Nous apportons bien évidemment tout notre soutien aux camarades de Révolution permanente face à cette offensive du pouvoir et de l’extrême-droite ! Des cadres de la France insoumise ont apporté leur soutien, comme par exemple Eric Coquerel

    Brèves

    La campagne de Jadot n’intéresse pas grand monde. C’est le constat que tire notamment Mediapart, un média qui ne lui est pourtant pas hostile. Son écho sur les réseaux sociaux est très faible. Ses audiences télévisées sont très faibles (1,3 millions à Elysée 2022 cette semaine contre 2,1 millions pour Mélenchon une semaine plus tôt). Prudemment, Jadot évite pour le moment les grandes salles. Le problème de Jadot est avant tout sa ligne politique : une écologie d’accompagnement peu crédible. Mélenchon reprend l’essentiel de ses mesures écologiques, mais a davantage de crédibilité en les inscrivant dans une démarche de rupture (très partielle…) avec la logique du marché et celle des traités européens. Du coup, les activistes du mouvement climat semblent penchent clairement du côté de Mélenchon, comme Alma Dufour, des Amis de la Terre, ou Claire Lejeune, figure des marches pour le climat, qui ont intégré le parlement de l’Union populaire. Sa campagne a par ailleurs été ternie par les fuites autour de négociations avec Taubira, et l’affaire des 150.000 € proposées aux organisateurs de la primaire populaire pour qu’ils arrêtent tout. Il a aussi du subir un procès en « antisémitisme » habituellement réservé à Mélenchon, quand il a qualifié Zemmour de « juif de service » utilisé par les antisémites.

    Jeudi soir dans « Face aux Français », BFM a monté une petite opération anti-Mélenchon et pro-Roussel en faisant intervenir une personne présentée comme « militant CGT » qui a critiqué Mélenchon pour son comportement lors des fameuses perquisitions. C’était étrange qu’un militant syndical intervienne là dessus plutôt que sur les intérêts des travailleurs/ses. On a appris ensuite que cette personne était surtout un militant du PCF pro-Roussel, mais cela a été soigneusement caché. Depuis la CGT a fait savoir que ce militant ne représentait absolument pas la CGT lors de cette émission.

    https://images.bfmtv.com/HpPwHQyYs_X_pxJMLhYR3GAOcl0=/0x0:1280x720/860x0/images/Je-trouvais-qu-il-etait-tres-agressif-ce-militant-CGT-qui-a-interroge-Jean-Luc-Melenchon-dans-La-France-dans-les-yeux-temoigne-1269693.jpg Macron renforce son « bloc bourgeois » en même temps de « gauche » et de « droite ». Après le ralliement de Woerth et de la maire LR de Calais, des personnalités du PS le rejoignent : Elisabeth Guigou ou encore Marisol Touraine

    Le directeur de campagne de Roussel, Ian Brossat, passe son temps à cogner sur Mélenchon. Il épargne totalement Hidalgo. Cela n’a sans doute rien à voir avec le fait qu’il est maire adjoint d’Hidalgo à Paris (alors que la France insoumise est dans l’opposition).

    Le Canard enchaîné a révélé cette semaine une affaire d’État, pourtant totalement passée sous silence par les médias mainstream. Macron était en effet en première ligne en 2015 dans le bradage des turbines d’Alstom à General Electric. On apprend aujourd’hui que EDF va racheter ces turbines à General Electric deux fois plus cher, pour un montant d’environ 1,2 milliard.

    Le programme de l’Avenir en commun est désormais disponible gratuitement sur le site AEC

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