[RSS] Twitter Youtube Page Facebook de la TC Articles traduits en castillan Articles traduits en anglais Articles traduits en allemand Articles traduits en portugais

Agenda militant

    Actualités et analyses [RSS]

    Lire plus...

    Newsletter

    Twitter

    Chomarat Textiles Industries dans le tourbillon capitalistique
    Ouverture d’une nouvelle procédure de 182 licenciements

    Par Jean Veymont (24 janvier 2012)
    Tweeter Facebook

    Depuis quelques années, CTI (Chomarat Textiles Industries) est victime de « plans sociaux » récurrents qui sèment drames et misère dans la petite ville du Cheylard et son bassin d’emploi. Le dernier en date remonte à la fin de l’automne 2011, qui avait vu les travailleurs des deux sites entrés en grève illimitée pour défendre leur outil de travail et le devenir du bassin du Cheylard (voir notre article de novembre 2011). Après 3 semaines de grève, les ouvriers avaient obtenu le report du plan social (initialement prévu pour le 15 novembre) jusqu'à la fin du mois de février. Ce PSE prévoyait la suppression de 122 postes sur les 693.

    Les travailleurs et leurs syndicats souhaitaient profiter de ce délai pour mobiliser les clients et les pouvoirs publics, afin de trouver une alternative à ces licenciements.

    Alors qu’ils voyaient venir avec inquiétude le mois de février, qui devait s’achever par l’exécution d’un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) portant sur 122 postes, ils ont été informés par la direction de l’entreprise que ce plan était annulé. Cela aurait pu être une bonne nouvelle, s’il n’avait pas été remplacé par un nouveau PSE, portant cette fois sur 182 postes !

    150 salariés rassemblés le 27 octobre 2011 devant les locaux de Chomarat Textiles Industries pour demander un report du plan de sauvegarde de l’emploi jusqu’en février (source : http://www.ledauphine.com)

    « Ils expliquent ça par la conjoncture, la perte de marchés et d’activités, comme l’impression ou l’automobile et le composite qui partent en Tunisie, a affirmé David Giraud, le secrétaire du comité d’entreprise. C’est une catastrophe, on est complètement assommés. Pour autant nous allons convoquer une AG dès le 21/ 01 pour décider d’éventuelles actions »

    C’est à l’heure où SARKOZY réunissait les « partenaires sociaux » à l’Elysée, le 18 janvier...

    pour un sommet social sur l’emploi notamment, que la direction de Chomarat annonçait l’arrêt de la procédure en cours et la mise en place d’un nouveau plan de 182 suppressions d’emplois ! Soit plus du quart des travailleurs jetés au chômage sur un bassin d’emploi déjà anémique. « Ce nouveau plan s’inscrit dans le cadre des accords dits "compétitivité-emploi" annoncés par le MEDEF et le gouvernement lors de ce sommet, pour faire payer la crise aux salariés » affirme un syndicaliste.

    Derrière l’annonce brutale et froide de la démarche et des chiffes se cachent toute la barbarie du système capitaliste et la nuisance des directions syndicales qui préfèrent se vautrer sous les ors des palais plutôt que d’affronter patronat et gouvernement

    Selon un communiqué de la CGT, un comité d’entreprise est convoqué en urgence le 24 janvier 2012 pour 3 réunions

    • « arrêt de la consultation du comité d’entreprise en cours… », « Mise en œuvre d’une nouvelle information… »
    • « présentation d’un nouveau projet de licenciement collectif pour motif économique… »
    • sur des propositions alternatives : projet industriel, réduction du temps de travail, passage à temps partiel, départs volontaires, chômage partiel

    Cette démarche déclenche la colère des travailleurs puisque le rapport de l’expert Syndex missionné par le CE dans le cadre de la précédente procédure fait apparaitre que le groupe Chomarat dispose d’une assisse financière solide que la crise n’avait pas affectée (+ 51 000 € de trésorerie), que l’endettement du groupe était quasi inexistant, que les dividendes versés aux actionnaires (plus d’un million d’€) restaient stables, et qu’en 2010 les comptes de CTI sont toujours bénéficiaires. Mais ces rapaces n'en ont jamais assez. Les aspects sociaux de cette expertise confirmaient la stratégie de délocalisation mise en œuvre par Chomarat depuis plusieurs années : aucune embauche d’ouvriers depuis près de 10 ans.

    Le rapport est accablant pour la direction et démontre que le groupe Chomarat utilise la crise pour accélérer sa stratégie de délocalisation, et que le motif économique invoqué n’était pas caractérisé d’autant plus qu’il avait obtenu 1 million d’euros de subventions au titre du crédit d’impôt emploi-recherche !

    NON AU NOUVEAU PSE DE CHOMARAT
    NON A TOUS LES LICENCIEMENTS
    NATIONALISATION DE CHOMARAT SOUS CONTROLE DES TRAVAILLEURS

    Télécharger au format pdf

    Ces articles pourraient vous intéresser :

    Congrès CGT

    Intervention de Marie (SFA) au 52e congrès de la CGT

    Les artistes sommes aujourd’hui dans une précarité toujours grandissante. On voudrait nous faire croire que nous sommes précaires par essence. Comme syndicat, même si nous défendons au quotidien les conditions de travail des artistes, nous ne perdons jamais de vue qu’il nous faut revendiquer une permanence de l’emploi. A l’échelle confédérale, tout le monde en a parlé, il nous faudra progresser dans notre implantation parmi les plus précaires, nous pensons ça ne pourra pas se faire sans la collaboration avec les UL et les UD, particulièrement bien placées pour s’occuper ces travailleurs/euses isolé.e.s. Lire la suite...

    Télécharger en pdf Tweeter Facebook

    Gilets jaunes

    Du 8 au 19 mars, dix jours pour le printemps des peuples ?

    Récapitulons le calendrier pour en saisir les potentialités : 8 mars, journée de lutte internationale pour les droits des femmes. Samedi 9 mars, acte XVII du soulèvement Gilets Jaunes. Vendredi 15 mars, grève internationale pour le climat. Samedi 16 mars, journée internationale des solidarités et montée nationale des Gilets Jaunes à Paris. Mardi 19 mars, journée de grève interprofessionnelle. Ajoutons à cela les appels à soutenir les mobilisations du peuple algérien contre le 5ème mandat les dimanches. Avouons que c’est assez alléchant.

    Lire la suite...

    Télécharger en pdf Tweeter Facebook

    Lutte de classe

    Pour le groupe Hyatt, maintenir les salariéEs en sous-traitance, ça paye énormément

    Une grève a débuté le 25 septembre à l’hôtel de luxe Park Hyatt Paris-Vendôme, au 5 rue de la Paix à Paris, ou « rue de la Guerre » comme l’ont renommée les 55 grévistes syndiquéEs de la CGT-HPE (Hôtels de prestige et économiques). Une grève où salariéEs de l’hôtel et de la sous-traitance se battent main dans la main pour leurs droits syndicaux et de meilleures conditions de travail et d’embauche. Une grève en majorité de femmes, de personnes qui subissent tous les jours le racisme, une grève de notre classe sociale.  Lire la suite...

    Télécharger en pdf Tweeter Facebook