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Des mesures d’urgence ne font pas un programme !

Par Tendance CLAIRE (30 septembre 2014)
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La majorité maintient son orientation. Même si elle a remplacé le « gouvernement anti-austérité » par le « gouvernement anti-capitaliste », le changement est de pure forme. Dommage que ces changements d'étiquette aient permis de convaincre des camarades de l'ex plateforme Y ! Malheureusement, A&R et le CCR ne proposent pas de réelle alternative politique puisqu'ils réduisent la campagne d'agitation et de propagande à la « popularisation de mesures d'urgences » et à la « nécessité d'un mouvement social d'ensemble comme seule solution à la crise ». S'il faut effectivement « recentrer l’activité de l’organisation autour de l’intervention de ses militants dans les luttes », il faut aussi rompre avec la logique des mesures d'urgence et l'appel aux luttes comme sésame. Nous proposons de défendre un programme de transition reliant nos revendications à la nécessité du gouvernement des travailleurs, de l'expropriation des capitalistes pour les réaliser. Les travailleurs ne demandent pas à être convaincus sur les bienfaits de nos mesures d'urgence, ils demandent à l'être sur les moyens politiques de les imposer. Sur ce sujet, il ne suffit pas de prétendre que le mouvement d'ensemble réglera toutes les questions : en tant que parti, nous devons aussi apporter les réponses qui fondent notre programme révolutionnaire. Il faut rompre avec la vision étapiste selon laquelle il faudrait d’abord développer les luttes aujourd'hui pour ensuite défendre un programme révolutionnaire demain. Il faut penser l'intervention dans les luttes et la défense du programme révolutionnaire de façon dialectique : les travailleurs lutteront d'autant plus qu'ils seront convaincus qu'il existe une alternative politique aux politiques d'austérité, et le développement des luttes enrichira les discussions et la prise en charge du programme.

C'est pourquoi nous avons maintenu notre projet de résolution au vote du CPN : http://tendanceclaire.npa.free.fr/article.php?id=644. Cette résolution a été votée par deux camarades de l'ex plateforme Y qui ont également voté le texte de la majorité. Si nous nous réjouissons bien sûr de leur vote, nous ne pouvons que constater qu'ils ont également voté pour une orientation contradictoire avec celle que nous défendons. Nous espérons que les semaines à venir permettront de clarifier les positions des un-e-s et des autres. L'enjeu du prochain congrès est important, et des discussions doivent être menées avec tous les camarades qui contestent l'orientation actuelle du parti.

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10 thèses sur la religion et contre l’islamophobie

1) Le besoin de croyances existe depuis les débuts de l’humanité, avant les religions instituées.
2) Les religions en tant qu’institutions et idéologies sont des produits sociaux et historiques œuvrant à la reproduction de l'ordre social.
3) « La religion est à la fois expression de la misère et protestation contre cette misère »
4) Notre priorité est de mener la guerre contre le capital, non de déclarer la guerre aux croyances.
5) Dans les pays dominés, la montée de courants politiques se revendiquant de l'islam exprime souvent une réaction à l’hégémonie coloniale.
6) Dans les pays impérialistes comme la France, la montée de l'islam se situe dans un contexte de crise du mouvement ouvrier, qui s'est révélé incapable d'intégrer les revendications des populations non blanches à son combat.
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9) Nous sommes en première ligne pour lutter contre l'islamophobie d'État et l’instrumentalisation du féminisme.
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