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    Rassemblement du Collectif Ni guerres Ni état de guerre

    Ce samedi 27 était une première pour le Collectif Ni guerres Ni état de guerre, une première occasion de s'afficher publiquement. C'est la rotonde Stalingrad qui avait été choisie pour ce faire. Bien sûr, on aurait pu imaginer que la convergence avec l'autre manifestation qui se tenait place de la République en soutien aux réfugiés, ait eu lieu, bien sûr, ce 27 il y avait l'énorme mobilisation pour se rendre à NDDL, bien sûr, on aurait aimé mobiliser beaucoup plus de monde autour de ces thèmes, qui nous paraissent si clairement fondamentaux que sont l'arrêt des massacres des populations civiles dans le monde entier, de la vente d'armes, de l'abandon de ces politiques colonialistes et impérialistes qui pillent et appauvrissent des pays entiers, mais c'était une première et l'on ne peut que se féliciter qu'elle ait pu se dérouler dans un ambiance à la fois combative et conviviale.

    Et comme l'a dit l'artiste chanteur-musicien Sénégalais Magou Samb, il a été très agréablement surpris de voir pour une fois un tel rassemblement, unitaire, fédérateur sur ce thème de la paix entre les peuples, dans un tel espace public en plein air. Il a appelé à poursuivre le combat et l'union.

    Au plus fort de l'après midi, 200 personnes se sont réunies autour des différentes tables de plusieurs organisations militantes et des tentes réservées à l'animation. Interventions politiques et prestations artistiques, musicales, poétiques se sont sont succédées, sans discontinuer.

    Il est intéressant de noter que des passants se sont arrêtés pour écouter, d'où l'importance d'apparaître dans des espaces publics, ouverts, comme cette place Stalingrad.

    Ce sont Christine Delphy et Ludivine Bantigny qui ont ouvert les prises de paroles, symbolisant ainsi l'importance fondamentale de l'implication des femmes dans cette lutte contre la barbarie impérialiste. Ces femmes militantes, à la pointe de l'engagement politique et citoyen qui n'ont de cesse de mobiliser leurs collègues intellectuel-les, historien-nes, philosophes, sociologues, pour porter le plus largement possible, notamment à travers les médias, le message de toutes les organisations qui luttent sans relâche pour se faire entendre.

    Dans cette perspective, l'intervention du philosophe Jacques Bidet a été très intéressante et bien accueillie. Notre collectif a besoin de ces personnalités de la recherche et de la pensée.

    Les interventions des représentants d'une quinzaine d'organisations ont toutes dénoncées les dangers, les atrocités, les méfaits des guerres impérialistes menées par le gouvernement français au nom du peuple français sans que celui-ci ne soit jamais consulté. Comme l'a rappelé Ludivine Bantigny, les sondages d'opinion ont beau jeu de mettre en avant des chiffres signifiant que l'opinion publique est favorable majoritairement aux interventions militaires une fois que celles-ci sont menées et à grand renfort de propagande anti terroriste, sans qu'elle ait pu prendre le moindre recul, stupéfiée par les attentats du mois de novembre. Mais il a été rappelé que ces interventions ne datent pas du mois de novembre et que la France mène des guerres depuis bien plus longtemps, en Afrique, au Mali, en Centrafrique etc. au nom des intérêts de grands groupes industriels.

    Toutes les prises de parole ont pointé du doigt le fait que ces guerres engendre non seulement le chaos et la désolation sur place, mais provoquent des migrations des populations opprimées vers les pays qui sont pourtant à l'origine de leurs souffrances. Nombreux ont été les appels à une totale solidarité avec tous les migrants, tous les réfugiés de tous les pays. Appels lancés notamment par « Droits devant ! » le DAL et bien d'autres et par l’infatigable camarade Jean-Claude Amara qui a parfaitement su animer les prises de paroles et même faire chanter le public !

    Les amis du Salon Anticolonial étaient présents et ce fut l'occasion de rappeler leur action et la prochaine échéance des 5 et 6 prochains, à la Bellevilloise. Notre collectif y sera présent.

    Les organisations politiques étaient peu nombreuses (et c'est à déplorer) et il faut donc souligner la présence notable des camarades du PCOF qui ont tenu une table tout l'après midi et pris la parole, et du NPA, qui a contribué à l'organisation de cette après midi en mettant à dispositions des barnums, des tables et tréteaux et en imprimant des tracts. Sud Poste a aussi mis à disposition une camionnette.

    L'intervention du camarade au nom du NPA fut la seule à faire le lien entre les guerres impérialistes et le système capitaliste qui les soutient et les engendre. Notre camarade a su clairement appeler à se débarrasser du capitalisme si l'on souhaite pouvoir lutter efficacement contre l'impérialisme. Cette intervention est d'autant plus importante que dans le contexte d'état d'urgence et de la loi du travail du gouvernement, qui sont autant de moyens d’annihiler la contestation et d'écraser la classe des travailleurs, il est crucial de rappeler que ce sont les capitalistes qui tirent les ficelles et sont à la manoeuvre derrière le gouvernement, pour protéger leurs intérêts, partout dans le monde.

    De nombreux artistes, issus de plusieurs pays d'Afrique et du Moyen Orient ont porté des messages de paix, de combats. Car la poésie, la musique, la chanson, sont des armes avec lesquelles il faut compter pour se défendre et contre-attaquer face à la puissante machine de guerre impérialiste. Ces musiques populaires, cette poésie enracinée dans les couches populaires, ces chants qui viennent nous rappeler que les peuples, d'où qu'ils soient, ne se taisent pas, n'oublient pas, ne se résignent pas et perpétuent, inlassablement la mémoire des opprimé-e-s… et le oud, les guitares, les congas et autres derboukas, les voix, de ce 27 février nous l'ont très bien fait partager.

    Les prochaines échéances, dans l'objectif de la convergence des luttes, la journée du 19 sera importante aussi dans cette perspective, si nous parvenons à faire converger les différentes manifestations (contre le racisme et l'islamophobie, contre les violences policières, contre la guerre). Merci à Patrick d'avoir rédigé un appel qui va dans ce sens.

    Parmi les autres échéances à préparer, outre le 5 mars (Salon de la Bellevilloise), il y a aussi les meetings contre l'état d'urgence le 10 - très important : le collectif y a été convié comme tel (à la fac de Nanterre à 12H et à la fac de St Denis à 18H). Et bien sûr la manif du 12.

    Site du collectif : http://collectifantiguerre.org 

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