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    Mobilisation lycéenne : Communiqués des syndicats d’enseignants

    Lien publiée le 2 octobre 2026

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    Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.

    La CGT Éduc’action aux côtés des lycéennes et des lycéens.

    La CGT Éduc’action réunie en conseil national apporte son soutien aux lycéennes et lycéens mobilisé·es notamment pour obtenir de meilleures conditions d’études, la diminution des effectifs par classe, l’abrogation de parcours sup… Ils et elles se mobilisent également contre l’extrême droite.

    La CGT Éduc’action rappelle que la situation actuelle est le résultat des politiques gouvernementales et de la surdité aux alertes répétées des personnels et syndicats lycéens depuis plusieurs mois, plusieurs années.

    La CGT Éduc’action dénonce la répression policière organisée par le gouvernement et utilisée pour intimider la jeunesse qui mène ce mouvement. La CGT Éduc’action dénonce l’ensemble des violences subies par les élèves et les collègues au cours de ce mouvement.

    La CGT Éduc’action rappelle que les lycéens et lycéennes disposent de la liberté d’expression, de réunion et de manifestation. Les établissements scolaires doivent rester des lieux sécurisés pour leur permettre de se réunir. Ce sont nos élèves, nos enfants que la police réprime !

    La CGT Éduc’action rappelle que des préavis de grève ont été posés pour tous les personnels sur le mois et appelle tous les personnels à se mettre en grève pour soutenir les revendications des jeunes mobilisé·es, les protéger et se tenir à leurs côtés.

    La CGT Éduc’action, avec l’ensemble de la CGT, invite les militants et militantes à ouvrir les bourses du travail et les maisons du peuple pour accueillir les jeunes afin qu’ils et elles puissent s’organiser dans les meilleures conditions.

    La CGT Éduc’action appelle à rejoindre dès aujourd’hui les mobilisations lycéennes en cours. Elle appelle à la grève le 6 octobre, jour de mobilisation lycéenne.

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    Sud Education :  Lycéen·nes mobilisé·es, et réprimé·es : tou·tes à leurs côtés le 6 octobre !

    Ce communiqué a été publié le 01/10/2026

    Ce jeudi 1er octobre, le mouvement lycéen continue de prendre de l’ampleur et de nombreux lycées sont mobilisés partout en France. Les élèves font face à une répression immédiate de la part des forces de l’ordre. Le gouvernement a décidé de réprimer leur contestation dans la violence : charges, matraquages, gazages, tirs de LBD, interpellations, gardes à vue… Tout est bon pour terroriser les lycéen·nes et écraser le plus rapidement possible le mouvement.

    Leurs revendications sont claires : augmentation des moyens, rénovation du bâti scolaire, allègement des classes, lutte contre les discriminations (notamment racistes et sexistes), fin de Parcoursup, et réorganisation des emplois du temps rendus inhumains par la réforme Blanquer. Pourtant le ministère n’entend pas répondre aux revendications des lycéen·nes qui rejoignent d’ailleurs celles des personnels. En Conseil supérieur de l'éducation, il apporte tout son soutien aux chef·fes d’établissement et aux enseignant·es qui ont dû faire face à des violences, mais invisibilise celles subies par les élèves. Le mouvement des lycéen·nes est la conséquence d’une politique d’austérité qui dure depuis trop longtemps et contre laquelle les personnels et les élèves n’ont eu de cesse de se mobiliser notamment le 29 septembre dernier. Les seules réponses apportées ne sont que des diversions, comme la mise en place d’une “plateforme” de concertation.

    La violence exercée contre les lycéen·nes est inadmissible et SUD éducation dénonce la politique répressive de Nuñez qui touche particulièrement les élèves des quartiers populaires. Ces violences policières face à un mouvement lycéen nous rappellent que les populations des quartiers populaires racisées sont déjà plus contrôlées par la police au quotidien et davantage soumises à ces violences depuis longtemps. Rappelons les faits, « les jeunes hommes noirs et arabes ont 20 fois plus de chances d’être contrôlés par la police et vivent des relations plus dégradées avec les forces de l’ordre » selon un rapport de la Défenseure des droits. De plus, on relève de nombreuses humiliations sexistes à l’encontre des lycéennes non blanches des quartiers populaires.

    Les étudiant·es ont rejoint le mouvement et plusieurs universités sont également mobilisées, s’associant aux revendications lycéennes et réclamant davantage de moyens.

    • SUD éducation appelle tous les personnels à se mobiliser aux côtés des élèves par la grève et les manifestations, notamment lors de l’appel du 6 octobre porté par les organisations lycéennes et étudiantes.

    • SUD éducation appelle également tous les personnels à ne pas donner cours en distanciel pour soutenir le mouvement lycéen.

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     Communiqué SNES, le SNUEP-FSU et le SNEP-FSU du 1er octobre

    Depuis la semaine dernière, des lycéennes et des lycéens de très nombreuses académies se mobilisent pour dénoncer les conditions dans lesquelles elles et ils étudient : manque de personnels, bâti vétuste, nombre trop important d’élèves par classe, emplois du temps intenables, poursuite d’études entravée… Face à ce constat d’un service public d’Éducation à l’os, leurs revendications sont légitimes, le SNES-FSU, le SNUEP-FSU et le SNEP-FSU les soutiennent. Elles rejoignent d’ailleurs celles que nous avons exprimées dans de nombreuses mobilisations ces dernières années.

    Les violences doivent cesser !

    Les revendications des élèves témoignent des conditions d’études déplorables en raison des choix budgétaires et politiques imposés par les différents gouvernements d’Emmanuel Macron. Les élèves mobilisé·es veulent aussi l’égalité et l’émancipation par la connaissance et l’esprit critique, conscients que les réformes macronistes ont tourné le dos aux principes de l’Ecole de la République. Parce que les élèves réclament plus d’égalité et la justice sociale, parce qu’elles et ils dénoncent les conséquences des choix politiques macronistes, le gouvernement a fait le choix de répondre par la force et la répression policière. C’est inacceptable ! La répression policière doit cesser.
    Nos organisations condamnent fermement cette réponse qui confirme que ce gouvernement est aux abois, ne sachant répondre que par la violence à la colère sociale, y compris de la jeunesse. La réponse disproportionnée des forces de l’ordre abîme encore davantage la confiance de la jeunesse envers les institutions. C’est donc aussi la confiance dans la démocratie qui est abîmée. Ce gouvernement et le Président de la République en sont comptables.


    Le SNES-FSU, le SNUEP-FSU et le SNEP-FSU apportent aussi leur soutien aux élèves et aux personnels maltraités ou blessés ces derniers jours. Toutes les violences, d’où qu’elles viennent, doivent cesser.
    Il y a urgence à permettre l’expression et la mobilisation lycéennes sans entrave et dans un cadre démocratique et pacifié. L’Ecole forme des futur·es citoyen·nes qui doivent pouvoir exercer leurs droits et discuter sereinement de leurs revendications, de leurs mots d’ordre et actions. 


    Aux côtés des élèves

    En respectant l’indépendance du mouvement lycéen, nos organisations appellent à se tenir aux côtés des lycéennes et des lycéens. Une présence adulte, par exemple devant les lycées, doit permettre de garantir, pacifiquement, l’effectivité de l’exercice des droits élémentaires des élèves : droit à manifester, droit de se réunir, droit d’expression, et de préserver un contexte serein pour ces mobilisations, préservé d’éléments extérieurs venus pour des actions violentes. Nous ne transigerons pas sur le respect des droits de nos élèves et sur l’effectivité de la démocratie lycéenne.


    Mais pour que la démocratie soit effective, le gouvernement doit aussi répondre aux revendications par des réponses de portée nationale, tant au niveau budgétaire que des politiques éducatives. Si le budget ne présente aucune réponse à la colère qui s’exprime, notamment en terme de moyens et d’investissement dans l’Ecole publique, le gouvernement portera une très lourde responsabilité dans l’aggravation de la situation.

    Le SNES, le SNUEP-FSU et le SNEP-FSU déposent un préavis de grève et appellent les personnels à s’en saisir là où cela est nécessaire. Nos organisations décideront rapidement des suites de l’action.

    A Paris, le 1/10/2026