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Relancer le NPA en reconnaissant les désaccords… et les accords
Le BI de préparation du dernier CPN présentait plusieurs projets de résolution politique différents. Malgré ce foisonnement issu de divergences d’orientation bien réelles, il nous semblait possible de dégager quelques points d’accord à la lecture des différentes contributions. Ainsi, avant le CPN, nous avons proposé à des camarades de différentes sensibilités de travailler ensemble pour essayer d’arriver à des positions et donc une intervention communes, malgré les autres désaccords, autour d’axes essentiels :
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le remplacement du clivage gauche/droite qui ne renvoie plus, pour une large partie de la population, à un clivage sur le contenu des politiques, par un clivage de classe. Ceci implique une reformulation de notre démarche programmatique qui ne peut pas consister en une « opposition de gauche »
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le réarmement politique du NPA, afin d’incarner une alternative globale crédible, définie en positif, clairement délimitée de celle du Front de gauche. Pour cela, nous devons élaborer un programme de transition articulant nos revendications aux moyens de les traduire concrètement, c’est-à-dire un gouvernement des travailleurs pour sortir du capitalisme
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la priorité donnée à l’implantation et à l’intervention dans les luttes, en menant la bataille pour l’auto-organisation et en se donnant les moyens organisationnels, à l’intérieur des syndicats, pour structurer les militants combatifs face aux directions bureaucratiques.
Avec cette démarche, nous voulions nous donner des chances d’aboutir à une motion courte à vocation majoritaire, pour tirer les leçons de la dernière période et tenter de relancer le parti. Elle répondait aussi à un souci de « lisibilité » des débats et à la nécessité de dépasser la répétition à chaque CPN de résolutions longues de chaque sensibilité.
Cependant, suite à l’absence de déléguéEs pour cause de grève des cheminotEs, le CPN s’est tenu sur 1 journée et aucun vote de résolution politique n’a eu lieu. Même si une partie des débats ont porté sur les axes que nous mettions en avant dans notre proposition, elle est malheureusement restée sans réponse de la part des autres déléguéEs
Pourtant, au regard des tensions et logiques fractionnelles qui cisaillent le NPA à tous les niveaux, il est nécessaire que le CPN en tant que direction cherche à élaborer une résolution politique un tant soit peu partagée, une fois que les différentes orientations ont été exprimées. Il ne s’agit évidemment pas d’étouffer les désaccords, mais de s’efforcer d’avancer vers une intervention commune quand les convergences sont possibles, et clarifier les véritables divergences sinon pour favoriser leur discussion.
Cette préoccupation est d’autant plus capitale que la remontée des mobilisations (cheminotEs, intermittentEs, postièrEs, hôpitaux…) nous interpelle sur l’urgence à rendre notre parti réellement utile pour peser dans la lutte des classes. Au milieu de cette actualité brûlante, ébranlée par la grève centrale des cheminotEs, il est problématique que la majorité de la direction n’ait pas tenté de travailler sur une résolution spécifique pour organiser notre intervention dans ces luttes. Ainsi, une partie de la majorité X et de la minorité Y a préféré argumenter pour la signature d’un communiqué avec le PCF et le PG, qui avait pour fonction d'appuyer les directions syndicales alors que nos camarades les combattent dans les AG. A la place, il aurait fallu acter ensemble la nécessité pour nos militantEs de mettre en avant la revendication du retrait de la réforme, la rupture des négociations avec le gouvernement (dans l'opacité la plus totale et sans contrôle des grévistes), de pousser à l’auto-organisation pour déborder les directions syndicales ou encore d’œuvrer concrètement à la convergence des secteurs en lutte.








