Agenda militant
Ailleurs sur le Web
![S’abonner au flux RSS [RSS]](images/rss.jpg)
- Les syndicats enseignants appellent à converger avec les lycéens ce jeudi (07/10)
- Manuel Bompard, invité de C à vous (06/10)
- Un deuxième épisode du podcast « Internationalistes », avec Catherine Samary et Pierre Rousset (06/10)
- Le roman prolétarien, un roman de classe ? (06/10)
- De la révolte intacte à l’utopie nécessaire : hommage à Henri Maler (06/10)
- Lycées : mobilisation historique, répression historique (06/10)
- "Dans la police, on ne balance pas" : Valentin Gendrot raconte son infiltration (06/10)
- Provocation à l’université : des CRS envahissent la Sorbonne (05/10)
- France Info "peine à entendre" les revendications des lycéens (05/10)
- A France Télévisions, la colère de journalistes sur la couverture du mouvement lycéen (05/10)
- Mathilde Panot sur France Info lundi matin (05/10)
- "Vous condamnez les violences ??" - La grosse semaine de Pierre-Emmanuel Barré (05/10)
- Syndicat de la magistrature : Cessons de réprimer la jeunesse pour la faire taire (04/10)
- Jean-Yves Bériou nous a quittés… (04/10)
- Appel aux juifs·ves de France - 2027, quelle place pour nous ? (04/10)
- Appel de la Coordination lycéenne Paris - Banlieue (04/10)
- À Nantes, le mouvement lycéen n’est pas seul : maintenir la pression, éviter la répression (03/10)
- Décès du fondateur d’Acrimed, Henri Maler (03/10)
- Mélenchon: Le 6 octobre avec et en protection de la jeunesse (03/10)
- La FCPE appelle à manifester mardi 6 octobre avec les lycéens et profs (03/10)
- Le mouvement ne faiblit pas, la répression est totalement inédite (03/10)
- Le mouvement lycéen est quatre fois plus populaire que Macron (03/10)
- Belfort : le policier «lynché» avait-il essayé de noyer un lycéen ? (03/10)
- Un prof dénonce le comportement de la police (03/10)
- Plus de 300 communistes signent une tribune pour se rassembler autour de la candidature de Mélenchon (03/10)
Liens
« Vous vous adressez à une minorité alors qu’il faut s’adresser à tout le monde ! »
Cette contribution est une tentative de répondre à ce reproche que l’on nous fait, nous qui voulons que le NPA parle de révolution. Bien sûr que la révolution fait peur à beaucoup de gens, bien sûr qu’aujourd’hui seule une minorité est prête à nous rejoindre sur ce discours. Nous avons les mêmes yeux pour le voir. Alors est-ce que cela veut dire que tournons le dos à la majorité des exploité-e-s et opprimé e s ?
Evidemment non. Comme tant d’autres camarades, nous intervenons dans des syndicats ou des collectifs qui ne sont pas « révolutionnaires » et nous essayons d’y faire militer toutes les bonnes volontés pour résister. Le problème n’est pas là. Mais déjà un premier constat : les militant-e-s qui font tourner ces cadres unitaires sont la plupart du temps influencés directement ou indirectement par des courants politiques, que ce soit des vieux militants (ex-)PC dans telle CGT locale, des jeunes liés à l’autonomisme dans telle coordination d’intermittents-précaires… Sans même parler du problème des échelons de pouvoir (bureaucrates divers, intermédiaires ou en chef), la politique n’est pas absente des syndicats. Partout où il y a des luttes, il y a des militant-e-s qui se posent des questions. Et quand ils-elles sont suffisamment engagé-e-s pour maintenir une activité sur la durée, c’est la plupart du temps qu’ils-elles ont un projet, même très confus, même réformiste ou même pas formulé. Tout ça pour dire qu’on ne peut pas faire une séparation binaire entre le NPA, où l’on parle (des fois) du projet révolutionnaire entre nous, et nos milieux dans lesquels il faudrait le cacher.
La ligne actuelle de notre parti (P1) revient en pratique souvent à nous faire endosser des revendications qui se veulent « unitaires », comme l’audit citoyen de la dette et la taxation des profits, mais qui nous font dévier vers le projet illusoire de la gauche antilibérale, projet qui n’a d’ailleurs pas vocation à stimuler des luttes… Pour nous c’est cette dérive, de s’adresser de plus en plus à une certaine minorité, qu’il faut stopper en priorité dans ce congrès.
En réaction, certain-e-s camarades (P3, P4) veulent cesser quasiment tout discours de perspective politique pour parler uniquement au présent aux travailleur-se-s : « il faut lutter ». Le tout se voulant d’une orthodoxie matérialiste discutable : « ils-elles vont lutter, ils-elles comprendront ensuite pourquoi ». Bien sûr, les étincelles, les explosions de colère qui s’emparent de secteurs entiers sur des questions très prosaïques, ça existe, c’est fondamental de compter là-dessus pour les grandes luttes et pour la révolution. Mais ce qui fait que les idées révolutionnaires ou au moins combatives gagnent du terrain dans ces moments-là, c’est aussi le fait que des militant-e-s convaincu-e-s, donc politisé-e-s, sont présent-e-s. Nos tracts quotidiens en tant que NPA sont bien plus utiles si nous expliquons pourquoi nous ne comptons que sur le rapport de force et pourquoi les capitalistes auront le dernier mot tant qu’on ne prendra pas le pouvoir, plutôt que si nous en restons à « il faut lutter ». Incantation tout sauf stimulante, en particulier pour les jeunes radicalisé-e-s.
Il nous faut être des militant-e-s de terrain, gagner de la confiance en se rendant utiles au quotidien, côte à côte avec des militant-e-s d’autres courants, oui. On doit avoir un discours bien plus souple que révolutionnaire dans un tract unitaire de collectif ou autre. Mais cela ne nous empêche pas d’être identifiés. Tel-le camarade CGT défend que le complément à son syndicalisme, ce serait un bon « gouvernement de gauche » ? Soit, nous nous n’y croyons pas, et nous sommes pour le pouvoir des travailleur-se-s ! Cette idée radicale ne peut progresser largement que sur la base d’embryons concrets comme les comités de grève dans une lutte, les AG interpro, etc. Mais pour « progresser », il faut déjà qu’elle existe. Donc il ne faut pas avoir peur de l'exprimer.








.png)