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Syrie: les Kurdes repoussent une incursion des jihadistes à Kobané
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
ce qui se passe avec les kurdes est une véritable honte, une fois de plus… un peuple héroïque sacrifié, parce que dans le fond malgré tous les bravaches, les seuls hommes et femmes qui affrontent le frankestein islamiste de l’occident sur le terrain… ce sont eux… tandis que les turcs attendent à l’arrière qu’on les détruise… (danielle Bleitrach)
Lundi 6 octobre 2014 à 15h33
Suruc (Turquie), 6 oct 2014 (AFP) — Les combattants kurdes qui défendent depuis près de trois semaines la ville syrienne de Kobané ont repoussé un assaut de l’organisation de l’Etat islamique (EI), mais leur situation apparaît de plus en plus précaire.
Au moins 20 jihadistes de l’EI ont été tués dans la nuit de dimanche à lundi après s’être infiltrés à l’intérieur de la cité, en bonne partie vidée de ses habitants.
Ils "ont péri dans une embuscade des YPG (Unités de protection du peuple kurde) dans le secteur est de Kobané", a indiqué à l’AFP Rami Abdel Rahmane, directeur de l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).
"C’est la première fois que l’EI tente de pénétrer à Kobané" depuis l’offensive lancée le 16 septembre contre cette troisième ville kurde de Syrie, a-t-il affirmé.
Symboles de la proximité des jihadistes, des drapeaux noirs aux couleurs de l’EI ont été hissés lundi après-midi aux limites Est de la ville, frontalière de la Turquie.
Plusieurs ont été plantés sur une colline et un autre sur un bâtiment situé à l’est de la ville, appelée Aïn al-Arab en arabe.
Les jihadistes veulent conquérir Kobané pour s’assurer le contrôle sans discontinuité d’une longue bande de territoire à la frontière syro-turque.
La ville revêt aussi une grande importance pour les Kurdes, qui ont mobilisé les combattants de l’YPG pour la défendre mais ceux-ci sont moins nombreux et moins bien armés que les jihadistes, équipés notamment de chars.
Dimanche, une jeune combattante kurde a mené un attentat suicide contre une position de l’EI à l’est de la ville.
- Frappes ‘insuffisantes’ -
Les frappes aériennes conduite par la coalition américano-arabe ces derniers jours ont contribué à un peu freiner la progression de l’EI. Mais elles "sont insuffisantes pour battre les terroristes au sol", a regretté Idris Nahsen, un responsable kurde, qui réclame "des armes et des munitions" de la part des pays de la coalition.
L’offensive de l’EI dans la région a fait des centaines de morts dans les deux camps depuis le 16 septembre et poussé à la fuite quelque 300.000 habitants, dont 180.000 ont trouvé refuge en Turquie.
Certains d’entre eux veulent retourner à Kobané pour combattre, mais en sont empêchés par les autorités turques à la frontière, a constaté l’AFP.
Sans intervenir militairement, la Turquie surveille de près la situation, notamment en raison des obus qui atteignent son territoire depuis une semaine. Un nouveau est tombé lundi sur un commerce de Mursitpinar tandis que la zone frontalière avait été évacuée dimanche après la chute de l’un d’eux, d’origine indéterminée, qui a fait cinq blessés.
Des responsables kurdes ont dénoncé la passivité d’Ankara, qu’ils accusent de laisser faire les jihadistes.
Des discussions informelles ont toutefois eu lieu entre le président du Parti de l’Union démocratique (PYD) — dont les YPG est le bras armé — et les services de renseignement turcs, selon des médias turcs.
Le PKK s’impose comme la principale force de résistance…
C’est l’une des conséquences les plus inattendues de la guerre lancée par l’Etat islamique (EI) en Irak et en Syrie. Le PKK, le Parti des travailleurs du Kurdistan, s’est imposé comme la principale force antidjihadiste de la région. Contrairement aux peshmergas, ces soldats kurdes irakiens qui ont déserté les villages yézidis (des Kurdes adeptes d’une religion héritée du zoroastrisme) et chrétiens au mois d’août, les rebelles kurdes de Turquie du PKK et leurs alliés syriens ont combattu l’EI les armes à la main, les sauvant d’une mort quasi-certaine.
Depuis, le PKK a pris racine sur le mont Sinjar, refuge des yézidis d’Irak. Il y a installé des camps d’entraînement accueillant des yézidis locaux, ainsi que des exilés venus d’Europe pour sauver leur peuple. Les unités de combattants yézidis sont identiques à celles du PKK turc ou des unités de défense du peuple syriennes : mixtes et soumises à une discipline de fer.
Le PKK est aussi installé de l’autre côté de la frontière, en Syrie. Plus encore qu’en Irak, la bataille y est féroce. Elle se joue en ce moment à Kobané, ville kurde syrienne assiégée par l’EI. Côté syrien, .
Le leader séparatiste kurde emprisonné Abdullah Ocalan a averti que les négociations de paix entre son organisation, le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), et l’Etat turc tourneraient court si la population majoritairement kurde, de la ville syrienne de Kobané — appelée en arabe Aïn Al-Arab —, assiégée par les djihadistes de l’Etat islamique (EI), venait à être massacrée.
« Si cette tentative de massacre parvient à ses fins, cela signera l’arrêt du processus », a déclaré Abdullah Ocalan dans un communiqué rendu public jeudi 2 octobre par une délégation d’un parti prokurde qui lui avait rendu visite en prison la veille. Les forces kurdes syriennes des unités de protection du peuple (Yekineyen Parastina Gel, YPG), alliées au PKK, cherchent à mettre fin au quasi-encerclement de la ville Kobané,..





