Agenda militant
Ailleurs sur le Web
![S’abonner au flux RSS [RSS]](images/rss.jpg)
- "QUELQUE CHOSE DE GROS SE PRÉPARE AVEC LA FINANCE" - Frédéric Lordon (19/04)
- IA : une nouvelle étape de la lutte des classes ? (18/04)
- "Une civilisation va mourir ce soir" – Trump, instrument et produit du chaos mondial (17/04)
- Nommer la France qui apparaît (17/04)
- Décès de Roger Establet (17/04)
- L’Ecole face aux logiques du capitalisme (17/04)
- Conférence de Jean-Luc Mélenchon sur le moment politique (17/04)
- Lettre d’Engels à Conrad Schmidt (16/04)
- Douze observations sur le référendum italien et la victoire du Non (16/04)
- Choc pétrolier d’Ormuz : vers un séisme économique mondial inédit ? (15/04)
- La gauche française et le fédéralisme en Syrie (15/04)
- Carburants, loi Yadan, 1er mai : Manuel Bompard, invité de Public Sénat ! (15/04)
- Mobilisation contre la loi Yadan dans les universités et répression (14/04)
- AUX ORIGINES DU RACISME MODERNE par Florence GAUTHIER, historienne des Révolutions de France et de Saint-Domingue/Haïti (14/04)
- En Irlande, une mobilisation inédite contre la hausse des prix des carburants fait plier le gouvernement (14/04)
- Sondages d’« intentions de vote » : il est temps de fermer l’usine à fake news (14/04)
- Comment L’Élysée met sous pression France Télévisions (13/04)
- Présidentielle : Jean-Luc Mélenchon prêt au décollage (12/04)
- Assemblée représentative de LFI (12/04)
- Bernard Friot : communisme partout et pouvoir sur le travail (11/04)
- L’humour en temps de guerre ? Akim Omiri (11/04)
- Jeux vidéo et capitalisme de monopole intellectuel (11/04)
- Seule la nationalisation peut sauver la sidérurgie européenne (11/04)
- K. Theweleit : la possibilité d’une vie non fasciste (11/04)
- Lancement du Think tank européen "For the People" (10/04)
Liens
La Révolte K, de Olivier Sentilhes
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
https://lanticapitaliste.org/opinions/culture/la-revolte-k-de-olivier-sentilhes
Roman auto-édité, 10 euros.
Par hasard, dans une librairie bordelaise, lors de la présentation de deux livres sur la Kanaky, on découvre ce roman et son auteur. Olivier Sentilhes a travaillé trois ans en Kanaky-Nouvelle-Calédonie, entre 1988 et 1991, dans le service qui revendait des terres aux kanak, dans une sorte de récupération de ce qui leur avait été volé depuis plus d’un siècle. Une période de mobilisation intense du peuple kanak pour ses droits et son indépendance.

La révolte kanak
Le roman commence dans les années 1980, au début d’une séquence de révolte kanak et de nouvelles tueries de la part de l’État colonial français. Le personnage principal, c’est Jack, dont le père, autoritaire et violent, est le directeur du port de Nouméa, conservateur, un tantinet raciste et clairement du côté du pouvoir colonial.
Jack est un jeune médecin dans un hôpital sur une des îles de l’archipel. Depuis tout petit, ses meilleurs potes sont des kanak, il grandit et se solidarise de la lutte des indépendantistes kanak puis les rejoint dans leurs actions. En 1984, les élections territoriales sont boycottées par les kanak. Eloi Machoro, un des chefs indépendantistes, fracasse une des urnes. Il est assassiné deux mois plus tard par l’armée française, avec un de ses camarades de lutte… la lutte continue malgré la répression.
Jusqu’aux accords de Matignon et Nouméa
Avec Jack, on suit ces quelques années de révolte du peuple kanak, jusque dans les années 1990 avec les accords de Matignon, qui sont comme un aboutissement d’un rapport de forces favorable, amorçant une marche institutionnelle vers l’autonomie de la Nouvelle-Calédonie-Kanaky.
Ce livre est paru en juillet 2023, dans une tout autre période, au moment où la République française révèle brutalement ses valeurs coloniales et racistes, où l’État français rompt délibérément avec ses engagements passés (accords de Matignon et de Nouméa). Ce livre constitue un total soutien aux luttes des kanak. C’est bienvenu. On peut le trouver en contactant la librairie Les 400 coups à Bordeaux.
Philippe Poutou




