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La Révolte K, de Olivier Sentilhes
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
https://lanticapitaliste.org/opinions/culture/la-revolte-k-de-olivier-sentilhes
Roman auto-édité, 10 euros.
Par hasard, dans une librairie bordelaise, lors de la présentation de deux livres sur la Kanaky, on découvre ce roman et son auteur. Olivier Sentilhes a travaillé trois ans en Kanaky-Nouvelle-Calédonie, entre 1988 et 1991, dans le service qui revendait des terres aux kanak, dans une sorte de récupération de ce qui leur avait été volé depuis plus d’un siècle. Une période de mobilisation intense du peuple kanak pour ses droits et son indépendance.

La révolte kanak
Le roman commence dans les années 1980, au début d’une séquence de révolte kanak et de nouvelles tueries de la part de l’État colonial français. Le personnage principal, c’est Jack, dont le père, autoritaire et violent, est le directeur du port de Nouméa, conservateur, un tantinet raciste et clairement du côté du pouvoir colonial.
Jack est un jeune médecin dans un hôpital sur une des îles de l’archipel. Depuis tout petit, ses meilleurs potes sont des kanak, il grandit et se solidarise de la lutte des indépendantistes kanak puis les rejoint dans leurs actions. En 1984, les élections territoriales sont boycottées par les kanak. Eloi Machoro, un des chefs indépendantistes, fracasse une des urnes. Il est assassiné deux mois plus tard par l’armée française, avec un de ses camarades de lutte… la lutte continue malgré la répression.
Jusqu’aux accords de Matignon et Nouméa
Avec Jack, on suit ces quelques années de révolte du peuple kanak, jusque dans les années 1990 avec les accords de Matignon, qui sont comme un aboutissement d’un rapport de forces favorable, amorçant une marche institutionnelle vers l’autonomie de la Nouvelle-Calédonie-Kanaky.
Ce livre est paru en juillet 2023, dans une tout autre période, au moment où la République française révèle brutalement ses valeurs coloniales et racistes, où l’État français rompt délibérément avec ses engagements passés (accords de Matignon et de Nouméa). Ce livre constitue un total soutien aux luttes des kanak. C’est bienvenu. On peut le trouver en contactant la librairie Les 400 coups à Bordeaux.
Philippe Poutou




