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    Syrie : une femme à la tête des combattants kurdes

    international Irak Syrie

    Brève publiée le 14 octobre 2014

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    Les brèves publiées dans cette rubrique « Informations et analyses » le sont à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.

    (RTL) Une femme mène la lutte des combattants kurdes contre les jihadistes à Kobané, ville assiégée par l'État islamique depuis des jours.

    Un raid aérien mené sur la ville de Kobané le 12 octobre 2014.
    Crédit : AFP / ARIS MESSINIS

    Un raid aérien mené sur la ville de Kobané le 12 octobre 2014.

    PAR LA RÉDACTION NUMÉRIQUE DE RTL , AVEC AFP PUBLIÉ LE 12/10/2014 À 15:59
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    Une femme est à la tête des combattants kurdes dans leur bataille contre les jihadistes de l'organisation Etat islamique (EI) qui menacent de prendre la ville syrienne kurde de Kobané, frontalière de la Turque. "Mayssa Abdo, connue sous son nom de guerre de Narine Afrine, est aux commandes des YPG à Kobané aux côtés de Mahmoud Barkhodan", a affirmé Rami Abdel Rahmane, directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme.

    Comme il est d'usage pour les combattants kurdes, Mayssa porte un pseudonyme, en l'occurrence celui de sa région natale d'Afrine, un bastion kurde situé comme Kobané dans la province septentrionale d'Alep. "Ceux qui la connaissent disent qu'elle est cultivée, intelligente et flegmatique. Elle est soucieuse du mental des combattants et s'intéresse de près à leurs problèmes", affirme de son côté Mustefa Ebdi, un militant kurde originaire de Kobané.

    De nombreuses femmes combattantes

    A 40 ans, Mayssa Abdo mène la bataille au côté de Mahmoud Barkhodan (Mahmoud le "résistant", en kurde). La présence de femmes parmi les forces kurdes n'est pas un phénomène nouveau. Les rebelles du PKK, qui ont pris les armes en Turquie en 1984 pour créer un Etat kurde indépendant avant d'entamer des négociations de paix avec Ankara il y a deux ans, comptent de longue date des femmes dans leurs rangs. Ses combattantes ont connu une notoriété mondiale dans les années 1990, notamment en menant des opérations suicide.


    Le 5 octobre, la combattante kurde Dilar Gencxemis, identifiée par son mouvement sous le nom de guerre d'Arin Mirkan, s'est suicidée en provoquant celle de "dizaines" de jihadistes aux abords de Kobané. Elle était la première kamikaze kurde recensée depuis le début de la guerre civile en Syrie en mars 2011.

    Les YPG sont la principale milice kurde syrienne et la branche armée du Parti de l'Union démocratique (PYD), le plus important parti politique kurde en Syrie.