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Lutte à l’hôpital de Foix
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https://communismeouvrier.wordpress.com/2014/11/28/lutte-a-lhopital-de-foix/
La Dépêche, 28 novembre 2014 :
Hier devant l’attitude de la direction, les personnels de la maternité et du laboratoire ont décidé de prolonger leur grève et d’occuper les locaux de la direction.

«Ce qui se passe ici, c’est une violence faite à toutes les femmes, aux usagers et au personnel». Les mots sont durs, violents même à l’image du conflit qui s’est ouvert, hier, entre la direction du Chiva et les sages-femmes et la CGT. Jamais depuis l’arrivée du nouveau directeur, les mots n’avaient été aussi durs entre les représentants de la CGT et la direction, chacun menaçant implicitement l’autre.
La mobilisation des sages-femmes mais aussi des personnels du laboratoire a débuté vers 10 heures. Rapidement la décision est prise d’aller porter les revendications au directeur. Au niveau de la maternité, le gros point d’achoppement est la suppression du service de gynécologie, récupéré par la chirurgie, et le manque de personnel.
Le dialogue s’engage alors devant le bureau du directeur. Ce dernier assure les manifestants que le Chiva a «un vrai projet de chirurgie gynécologique» et a recruté un chirurgien dans ce sens. Il reproche au syndicat son discours alarmiste. Puis jette de l’huile sur le feu en lançant : «Nos propositions n’iront pas plus loin. Je vous mets en garde, elles vont au-delà des normes. Si vous n’acceptez pas, je demanderai à l’ARS de trancher». Réaction immédiate. «Vous êtes dans la provocation, vous avez conscience que le mouvement va monter d‘un cran», le prévient Manuel Tellez, de la CGT.
Les réactions fusent. Les sages-femmes sont à bout et franchement remontées contre leurs conditions de travail. «On va riposter Monsieur Thiriet. Vous êtes dans la menace, quand on est dans la menace, nous, on répond», renchérit Frédéric Birobent, de la CGT. Didier Mézin lui rappelle qu’en Ariège, la CGT est unifiée et capable de mobiliser suffisamment de monde pour occuper les locaux pendant plusieurs jours : «Ce que vous ne voulez pas négocier nous l’obtiendrons demain par d’autres méthodes». «Vous ne venez pas soigner la population, vous venez soigner le déficit. Mais quand vous serez parti, nous on continuera d’en subir les conséquences», conclut Frédéric Birobent.
Après une rapide assemblée générale, les personnels, bien remontés par les propos de leur directeur, investissent les locaux de la direction. Redécorent les couloirs avec notamment une guirlande de soutiens-gorge. Matelas et tables sont installés. Les personnels sont prêts pour un long conflit. Aujourd’hui, nouvelle mobilisation à 10 heures. Une rencontre avec les élus est prévue.




