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Fumel : grève reconduite à l’usine MétalTemple

lutte-de-classe

Brève publiée le 18 décembre 2014

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Les brèves publiées dans cette rubrique « Informations et analyses » le sont à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.

https://communismeouvrier.wordpress.com/2014/12/17/fumel-greve-reconduite-a-lusine-metaltemple/

La Dépêche, 17 décembre 2014 :

C’est toujours le statu quo à l’usine MetalTemple Aquitaine de Fumel où les 130 salariés sont en grève depuis la semaine dernière. Épuisés par une année de redressement judiciaire, un plan social en avril et une poursuite d’activité qui laisse toujours planer le doute d’une liquidation lors de l’audience du tribunal de commerce de Chambéry le 19 janvier prochain, les métallos exigent désormais que l’actionnaire principal, GianPiero Colla se positionne officiellement comme candidat à la reprise de l’usine. Par l’entremise de leur représentant, José Gonzalez (CGT), les salariés avaient envoyé un protocole de lever de piquet de grève à M.Colla. Celui-ci a répondu lundi, lors d’une visioconférence puis par courrier.

Une réponse qui n’a pas satisfait les syndicats : «M.Colla ne s’est pas engagé formellement. Pour l’instant il noie le poisson en nous disant qu’il va réexaminer les conditions économiques d’une reprise, émet des clauses. Nous, ce n’est pas cela qu’on demande», gronde José Gonzalez. «On lèvera le piquet de grève et on reprendra le travail lorsqu’on aura un engagement écrit de M. Colla de se porter officiellement candidat à la reprise.»

Une exigence qui s’accompagne également d’un «projet industriel sur 3 ans», attendu depuis plusieurs mois déjà, mais aussi d’un programme de grand entretien de l’usine, «non réalisé depuis deux ans», de ligne de trésorerie pour relancer l’activité, estimée à environ 1 million d’euros par an par les représentants syndicaux, d’investissements en regard des projets commerciaux annoncés comme celui du constructeur MAN ou de Scannia, de la sécurisation des emplois et de la non-sanction des emplois des grévistes. Hier aucune de ces revendications n’était validée par l’actionnaire, les salariés ont donc reconduit la grève. Seul point positif de la journée d’hier : une table ronde réunissant les services de l’État, les élus, département, région, banque publique d’investissement, représentants des salariés et surtout actionnaire, serait prévue le 16 janvier.