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Aéroports : mouvement de grève reconduit à Roissy et à Lyon
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
En grève depuis onze jours, les agents de sûreté aéroportuaire ont décidé de reconduire leur mouvement de grève lundi 26 décembre à Roissy après la tenue d'une nouvelle assemblée générale dans l'aéroport parisien. Interrogés sur les suites à donner au conflit, la majorité des quelque 200 grévistes présents ont voté à main levée en faveur de la poursuite la grève, lancée pour obtenir une revalorisation salariale.
La situation était "normale" lundi à Roissy où sont attendus 75 000 passagers, le mouvement n'entraînant "pas de répercussion particulière" sur le trafic, a indiqué un porte-parole d'Aéroports de Paris (ADP).
A Lyon-Saint-Exupéry, plusieurs dizaines d'agents de sûreté à l'aéroport de Lyon-Saint-Exupéry ont reconduit lundi matin en assemblée générale leur mouvement de grève. Les 132 vols prévus devraient être assuré lundi, selon la direction. A l'aéroport de Toulouse-Blagnac, les agents de sûreté ont par ailleurs décidé la reprise du travail dimanche. A Lille, Beauvais et Bordeaux-Mérignac, aucune perturbation n'a été constatée samedi et dimanche, selon les aéroports.
Durant le week-end de Noël, période de forte affluence, aucune file d'attente particulière à l'embarquement n'a été constatée dans l'aéroport, selon des sources aéroportuaire et préfectorale. D'après le SESA, on a compté dimanche entre 10 % et 50 % de grévistes selon les sites, soit 20 % de moins que samedi.
DIVERGENCES SYNDICALES
Les agents réclament une hausse de 200 euros de leur salaire mensuel, qui se situe en moyenne entre 1 100 et 1 600 euros. Le Syndicat des entreprises de sûreté aérienne et aéroportuaire (Sesa, patronat) propose de porter à un mois de salaire le montant de leur prime annuelle, sous certaines conditions.
De sources concordantes, le protocole d'accord est encore valide. Et selon Patrick Thouverez, président du SESA, plusieurs syndicats "sont en train d'expliquer à leurs adhérents l'intérêt de cet accord afin d'obtenir l'adhésion de leurs délégués".
Depuis le week-end, les syndicats ne semblent désormais plus vraiment sur la même longueur d'onde. Si la CGT se disait déterminée à poursuivre le mouvement, l'UNSA-FMPS, envisageait "très sérieusement" de mettre fin à la grève, après avoir constaté que le mouvement "s'effritait", indiquait dimanche soir à l'AFP son secrétaire général, Erik Biro.
Après dix jours de conflit, "les salariés ont perdu beaucoup d'argent" et, depuis l'intervention de la police et la gendarmerie pour remplacer les grévistes, "le mouvement s'épuise", estimait-il.
"On attend les retombées des différentes sections pour savoir si on signe ou non l'accord", soulignait de son côté Jean-Paul Adams, secrétaire FO-ICTS, précisant que son syndicat se rangerait à "l'avis de la majorité".
Le mouvement de grève a peu de répercussions sur le trafic aérien, le gouvernement ayant notamment mobilisé des effectifs de la police aux frontières et de la gendarmerie du transport aérien au terminal 2F de l'aéroport de Roissy pour remplacer les grévistes.




