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Verbalisé pour un détritus, il est arrêté pour apologie d’actes terroristes
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
Dimanche 18 janvier 2015, un jeune homme de 18 ans aurait crié « vive le jihad » alors qu'il était interpellé pour avoir jeté un détritus dans la rue, au Havre (Seine-Maritime).
Dimanche 18 janvier 2015, 8h, rue Maréchal-Joffre, dans le centre-ville du Havre (Seine-Maritime), la police municipale aperçoit, un homme jetant des détritus sur la voie publique. Lorsqu’elle l’interpelle pour le verbaliser, le jeune homme aurait crié « vive le jihad ! ».
« 12 morts ?! C’est bien fait pour eux ! »
Pendant son interpellation, le garçon de 18 ans aurait persisté dans ses propos : « 12 morts ?! C’est bien fait pour eux ! », avant d’ajouter « vive le le jihad ! ». Il se serait également opposé violemment aux deux agents municipaux : « il a mordu, poussé, et insulté les agents », indique une source judiciaire. Conduit au commissariat, il a été placé en garde à vue. Il admet s’être opposé aux forces de l’ordre, les avoir insultés, mais serait revenu sur ses propos faisant référence au le jihad :
Je reconnais m’être opposé aux agents, mais je n’ai pas eu des propos irrespectueux envers les personnes tuées lors de l’attentat de Charlie Hebdo. Je n’ai pas non plus crié “vive le jihad”, aurait démenti le jeune homme.
« Il a expliqué être ivre pendant son l’interpellation, mais il n’était pas ivre… », complète une source proche de l’enquête.
Jugé pour apologie d’actes terroristes
S’il n’a que 18 ans, le garçon serait déjà connu des services de police. Celui-ci aurait commis des « vols et violences » à plusieurs reprises. Cette fois-ci, il devra répondre de ses actes en comparution immédiate devant le tribunal de correctionnel du Havre, mercredi 21 janvier 2015 pour « apologie d’actes terroristes » et « outrage et violence sur agents publics ». Est ainsi appliquée la loi du 14 novembre 2014 sur « la lutte contre le terrorisme », la deuxième en deux ans après celle de décembre 2012. Cette loi inscrit le délit d’apologie d’un acte de terrorisme (déjà sanctionné par la loi de 1881 sur la liberté de la presse) au Code pénal, avec la possibilité de passer en comparution immédiate devant la justice. Cette loi sur le terrorisme de 2014 a également alourdi les peines prévues : de cinq ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende au maximum, elles ont été portées à sept ans et 100 000 euros lorsque les faits sont commis sur Internet.
Mardi 13 janvier 2015, déjà, un homme de 25 ans a été interpellé, puis placé en garde à vue, au commissariat d’Elbeuf, au sud de Rouen (Seine-Maritime), pour apologie d’actes terroristes. Il avait été déféré devant le parquet de Rouen, dans la matinée du mercredi 14 janvier 2015 et jugé en comparution immédiate, devant le tribunal correctionnel de Rouen, pour des « faits caractérisés », selon le procureur de la République de Rouen, Jean-François Bohnert, « d’apologie d’actes terroristes, outrages et menaces de mort ». Son avocat avait demandé un délai, pour lui laisser le temps de préparer sa défense. En attendant, l’homme a été placé en détention provisoire. L’audience a été renvoyée au 10 février 2015.




