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Victorieuse Kobané célébrée à Paris
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http://paris-luttes.info/victorieuse-kobane-celebree-a-2577
Récit du rassemblement pro-kurdes à Paris samedi 31 janvier 2015.
Rendez-vous donné Place de la République, ce samedi 31, dans l’après-midi, pour rendre hommage aux combattantes et combattants kurdes et à leurs familles.
Dans la petite foule qui commence à grossir, un type absurde hurle sa haine des américains. Tout le monde l’ignore et très vite, la sono installée sur la petite estrade permet à un homme parlant kurde et une femme parlant français de prendre le dessus. Une minute de silence est demandée et respectée. Dans un coin, des garçons tendent un draps blancs sur lequel ils ont écris PKK, le parti des travailleurs du Kurdistan, toujours considéré comme une organisation terroriste.
Derrière nous, il reste sur Marianne des traces des hommages à Charlie Hebdo. Mais sur la place, la foule qui s’était formée durant ce que certains médias ont appelé la « manifestation contre la terreur », n’était pas présente.
La terreur, les kurdes l’ont combattus, la combattent, la victoire commence, elle est belle, Daesh s’effondre. Mais qui le sait ? Quel expert vient nous dire qu’il faut être Kurde, Kobane... ? La CNT-f est le seul syndicat ostensiblement présent. Un drapeau PCF, solitaire sous la grisaille, reste éloigné de ceux des partis kurdes. Un super-héros d’un certain âge se balade avec sa « cape » arc-en-ciel du mouvement pour la paix. Voilà pour les organisations françaises.
Mais, heureusement : beaucoup de jeunes ! La moitié des personnes présentes doivent avoir entre 15 et 30 ans. De jolies gamines en talons hauts et de gamins aux tempes rasées et cheveux coiffés se rassemblent. Quand leurs grands-mères sont souvent voilées et leurs grands-pères en costumes-cravates, les jeunes filles sont en jeans moulants et certaines ont enfilées des robes courtes malgré les basses températures. Les jeunes hommes ont un look, un style bien à eux, ils se sont fait beaux avant de sortir. Tous applaudissent les appels à la victoire finale dans les cantons kurdes, à retirer le PKK de la liste noire. Les jeunes se sourient, se draguent, s’éloignent de leurs parents réunis sous les drapeaux rouges des communistes kurdes, s’en vont avec leurs jaunes étendards à l’effigie d’Ocalan, le chef rebelle, et leurs « capes » aux couleurs du Kurdistan.
Là-bas, non-loin de la frontière Turque, en Syrie, et ailleurs, de jeunes hommes et de jeunes femmes combattent, meurent ou prennent la vie. Ici, ils mordent la vie à pleines dents. Parents et enfants, différents politiquement, différents en allure, sans-doute en mentalités, sont ensemble, doigts en V levés au milieu des drapeaux pour célébrer ce qui semble, ici en France, passer à peu près inaperçu.




