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Chateaurenard: ils n’avaient pas respecté l’affiche "Je suis Charlie"...
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
Deux collégiens ont été convoqués devant la Cellule de citoyenneté et tranquillité publique
Vendredi après-midi s'est tenue, dans la salle d'honneur de l'hôtel de ville, une cérémonie au caractère très solennel : un rappel à l'ordre, organisé dans le cadre de la Cellule de citoyenneté et de tranquillité publique.
Deux collégiens, accompagnés de leurs parents, y étaient convoqués par le député-maire Bernard Reynès, qui les a reçus, entouré de l'adjoint chargé des affaires scolaires (Claude Labarde), de l'adjoint à la sécurité (Michel Lombardo), des chefs d'établissement des deux collèges de la ville, du chef de la police municipale (Max Chaumeil) et de la directrice du CCAS (Élisabeth Rousset).
Possible condamnation
Motif ? Ces deux jeunes, âgés de 12 et 13 ans et demi, n'ont pas respecté l'affiche "Je suis Charlie", apposée dans leurs deux collèges, après les tragiques événements de ce début de mois, et ils n'ont pas marqué la minute de silence, tenant même des propos jugés inquiétants.
Si ce rendez-vous s'est déroulé à huis clos, l'élu, qui a agi en vertu des pouvoirs qui lui sont conférés par la loi, a expliqué, à l'issue, que cette procédure s'adressait autant aux enfants qu'à leurs familles. "Nous ne pouvons en effet pas considérer qu'un adolescent de cet âge-là est totalement responsable de ses propos et de ses agissements". L'objectif était donc ausside sensibiliser leurs proches à leur responsabilité éducative.
Après le rappel des faits par les deux principaux et après avoir écouté les arguments des parents sur la conduite des deux adolescents, la responsable du CCAS leur a proposé un accompagnement éducatif.
"Nous avons voulu leur faire comprendre la gravité de leurs actes. Et leur donner l'occasion de se ressaisir. Cette procédure est un avertissement d'une grande fermeté mais c'est aussi une main tendue. Ce sont des faits que nous ne voulons absolument pas laisser passer", explique aussi le premier magistrat de la commune. Il a également insisté sur le fait que cette fois-ci il s'en est tenu à un rappel à l'ordre mais que la loi l'autorise, s'il le décidait, à leur demander réparation du préjudice subi par la Ville.
Et, en cas de réitération, il se verra "dans l'obligation d'en informer le Procureur de la République qui pourra décider d'une sanction, laquelle pourrait déboucher sur une condamnation par un tribunal." Ce qu'il n'a pas souhaité pour l'instant, afin d'éviter des conséquences dommageables sur leur avenir.
Des propos corroborés par Mounir Layouen, principal du collège Roquecoquille. "Après le rappel des faits, j'ai dit à l'élève, qui a offensé la mémoire des victimes, la gravité de ses gestes. Que c'était inadmissible, inacceptable et incompatible avec le message d'unité nationale, avec les valeurs de la République. Je lui ai aussi expliqué qu'il tombait sous le coup de la loi. Qu'ayant plus de 13 ans, il est passible de poursuites devant un tribunal. C'était un message de fermeté, qui se veut pédagogique et une main tendue à la famille". Mêmes propos aussi de Jean-Jacques Ayme, directeur du collège Saint-Joseph. "C'est un soutien à la parentalité", a conclu la directrice du CCAS.




