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Fin de la grève illimitée à La Poste en Basse-Normandie
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
Normandie Actu, 2 mars 2015 :
Le lundi 2 mars 2015, la fin de la grève (illimitée) à La Poste, qui avait été entamée le 24 février 2015, dans l’ensemble de la Basse-Normandie, a été votée. Explications.

Le jeudi 26 février 2015, ne restaient plus que quelques bastions de grévistes à La Poste en Basse-Normandie, notamment à Caen et à Colombelles (Calvados). Après un mouvement de grève historique dans l’ensemble de la Basse-Normandie, le mardi 24 février 2015 (réunissant un millier de salariés dans les rues selon les syndicats), certains salariés, notamment à Caen et Colombelles, poursuivaient la grève. Le lundi 2 mars 2015, le mouvement s’est finalement achevé dans la matinée.
Les grévistes du Pays d’Auge avaient eu gain de cause, le mercredi 25 février 2015. Après des négociations avec les directions locales, la pause méridienne devrait être réaménagée, suivant les revendications des salariés. En revanche, la grève avait été reconduite, le jeudi 26 février 2015, par les syndicats des plaques de Caen et Colombelles. Un mouvement qui s’est finalement achevé le lundi 2 mars 2015. La pause que souhaiterait imposer la direction de La Poste aux facteurs de Basse-Normandie est plus ressentie comme une régression que comme une avancée sociale. L’entreprise, en pleine réorganisation, souhaiterait modifier les tournées des facteurs avec des journées plus longues… mais avec une pause de 45 minutes en milieu de journée, obligatoires.
Nous n’avons pas le pouvoir d’achat suffisant pour poursuivre le combat… Même si la grève s’arrête, nous sommes tout de même contents de voir que La Poste, sur la Basse-Normandie, est revenue sur son positionnement », indique un représentant syndical de La Poste, à Caen, à Normandie-actu.
La majorité des directions locales de La Poste, en Basse-Normandie, aurait donc accepté de limiter l’aménagement de la pause méridienne. Seules quelques villes, telles que Carpiquet, Mézidon-Canon (Calvados), Rémalard (Orne), Saint-James, ou encore Coutances (Manche), ne seraient pas parvenues à avoir gain de cause. « Même si nous regrettons que tous les établissements ne puissent avoir gain de cause, nous sommes satisfaits. Les facteurs ont démontré qu’ils étaient capables de défendre leur métier, de défendre le service public. Nous avons réussi à infléchir la position de la direction », souligne un syndicaliste.




