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Radio France : haro sur le " jeu " du gouvernement
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
(Le Monde) Les salariés ont reconduit la grève jusqu'à lundi. Le ministère de la culture dit attendre un plan stratégique
Un nouveau week-end de grève était en cours, samedi 28 mars, à Radio France. Vendredi, cinq syndicats de l'entreprise publique ont reconduit leur mouvement jusqu'à lundi 30 mars – qui sera le douzième jour de mobilisation –, signifiant un nouvel échec des négociations avec la direction.
Vendredi matin, pourtant, Manuel Valls, avait exprimé l'impatience du gouvernement." Il faut que cette grève s'arrête, a lancé le premier ministre sur i-Télé. Il faut que le dialogue social reparte sur de bonnes bases, et il faut que Mathieu Gallet, comme la ministre - de la culture - Fleur Pellerin lui a demandé, nous fasse des propositions pour redresser Radio France. Il faut que Mathieu Gallet assume pleinement ses responsabilités. "
Des propos qui, dans l'entreprise, ont parfois agacé. " Cela commence à faire beaucoup, a réagi Renaud Dalmar, délégué syndical CFDT. Les responsables du gouvernement essayent de focaliser l'attention sur Mathieu Gallet. Mais c'est bien le gouvernement qui est à l'initiative du plan d'austérité qui se prépare, compte tenu de ses choix budgétaires. "
Mercredi, Fleur Pellerin mettait déjà la pression sur M. Gallet, en faisant savoir qu'elle l'avait " convoqué " pour lui demander un projet stratégique " sous quinze jours ". Au ministère de la culture, on répète que l'Etat assumera son rôle, dès qu'un projet stratégique global lui sera remis.
L'irritation des représentants syndicaux de Radio France trouve son origine dans le rendez-vous qu'ils ont eu mercredi au ministère de la culture, avec des membres du cabinet de Fleur Pellerin. Ces derniers ont rappelé le point de vue de l'exécutif, qui n'entend faire des arbitrages que sur la base d'un projet stratégique abouti. Et n'ont pas pu répondre favorablement aux attentes des délégués de Radio France, qui espéraient des engagements sur les ressources de l'entreprise ou l'emploi.
Un " comportement pervers "
" Ils se sont foutus de nous, a lancé un élu, jeudi matin, durant l'assemblée générale.Nous n'avons pas été traités sérieusement, la tutelle ne prend pas la mesure de ce qui se passe à Radio France. " Un autre évoque un " jeu " et un " comportement pervers ".
" On a le sentiment d'être des pions dans un jeu de pouvoir entre le gouvernement, le CSA et la direction ", se désolait, vendredi, une journaliste d'antenne, par ailleurs sceptique sur l'opportunité de faire grève " si tôt ". " Au début du conflit, on se demandait “Qui veut la peau de Mathieu Gallet ?” Au bout de dix jours, on voit qu'avec cette peau partent aussi des lambeaux de Radio France. "
Le point de vue de cette journaliste reflète une défiance qui s'est désormais étendue à la " tutelle ", alors que la grève s'enlise et que les salariés ne savent plus à quel saint se vouer. " Les responsables de la tutelle regardent la crise avec distance, voire ont du plaisir à voir Mathieu Gallet s'embourber, croit-elle. C'est un jeu dangereux pour les antennes. La sortie de crise ne peut passer que par la tutelle, or celle-ci laisse Mathieu Gallet dans son jus, je ne suis pas sûre que cela nous rende service. Remplacer Gallet nous rendrait-il service ? Non, on repartirait à zéro, avec les mêmes contraintes de la tutelle. "
Pour David Assouline, vice-président (PS) de la commission des affaires culturelles du Sénat, la position du gouvernement est cohérente : " Les patrons d'audiovisuel public ne souhaitent jamais avoir moins, mais ils doivent gérer cela dans la concertation. Et à Radio France, ce dialogue social est peu fructueux. " De son côté, Patrick Bloche, président (PS) de la commission jumelle de l'Assemblée nationale, est sur la même ligne, tout en admettant " la difficulté d'un jeu à trois : le CSA nomme, Mathieu Gallet doit gérer l'entreprise et la tutelle fixe le cadre budgétaire ".
Un point de vue voisin de celui de Catherine Morin-Desailly, présidente (UDI) de la commission du Sénat, qui identifie " des incertitudes sur la gouvernance des entreprises de l'audiovisuel public ". Plus offensif, le député (UMP) spécialiste des questions audiovisuelles, Franck Riester, avait accusé, mercredi, l'Etat de " ne pas assumer ses responsabilités et - de - jouer les apprentis sorciers ".
Au sein des antennes, la frustration de ne pouvoir travailler grandit, comme la crainte de perdre des auditeurs, alors que les audiences récentes étaient plutôt bonnes. " Chaque jour de grève, on perd des auditeurs qui seront difficiles à récupérer ", a déploré, jeudi, la direction de Radio France.
Alexis Delcambre, et Alexandre Piquard




