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Taverny: les salariés de Carrefour Market mobilisés pour leurs salaires
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
Le Parisien, 5 avril 2015 :
TAVERNY, SAMEDI 4 AVRIL 2015. Après celui de Puiseux-Pontoise en mars, la grève de Carrefour Market a touché le supermarché de Taverny. Salariés et CGT réclament une hausse des salaires pour « un travail souvent pénible ».

Des clients accueillis à la veille de Pâques par une trentaine de manifestants. Samedi matin, à l’appel de la CGT, une trentaine de syndicalistes et de salariés de Carrefour market, dont 6 grévistes du magasin de Taverny (sur 20 présents ce jour-là) se sont rassemblés devant l’établissement.
Une nouvelle étape pour un mouvement de grève national illimité démarré le 6 février, et qui a déjà touché une centaine de magasins. Le 6 mars dernier, c’est l’enseigne de Puiseux-Pontoise qui était concernée. Motif du mécontentement : les salaires. « Lors des négociations annuelles obligatoires (NDLR : NAO), que nous refusons de signer, la direction propose des hausses de 0,23 à 0, 33 %, explique Fatiha Chalal, déléguée centrale CGT de Carrefour Market. C’est inacceptable, alors qu’on demande beaucoup aux employés. Des caissières à temps partiel qui font 30 heures réparties sur 6 jours ne peuvent donc pas compléter leur salaire ailleurs. » « Six ans d’ancienneté et 1 100 € par mois, pour un travail de manutention pénible, de 5 heures à midi, et une surcharge de travail lié au manque de personnel, développe Romain Rigaux, délégué du personnel au supermarché de Taverny. Ici, nous sommes 48 au total et il manque 4 à 5 salariés pour mieux répartir la charge de travail. »
Dans le magasin, peu de perturbations pour les clients, bienveillants. « Ils ont raison, compatit Guillaume, cadre de 37 ans. Leur tâche est difficile, les gestes répétitifs, les maux de dos… Et une paye pas suffisante parfois pour simplement se loger. » « Je les comprends mais je ne suis pas certaine que leur action serve à quelque chose, estime de son côté une jeune femme en sortant du supermarché. Il faut qu’ils s’accrochent à leur emploi ».
« L’accord de NAO 2 015 des supermarchés Carrefour Market a été signé par quatre organisations syndicales (NDLR : FO, CFDT, CFTC et CGC), répond la direction du groupe. Il prévoit de garantir et améliorer le pouvoir d’achat avec la revalorisation de la grille de salaire minimum avec pour chaque collaborateur une augmentation de salaire comprise entre 0,5 et 0,7 % au 1er mars 2015, ainsi que des avantages sociaux. »




