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La gauche radicale se mobilise pour la relaxe de Gaëtan
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
Un étudiant toulousain a été condamné à deux mois de prison ferme pour avoir participé à une manifestation interdite en hommage à Rémi Fraisse. Militants et intellectuels se mobilisent pour sa libération et celle de tous les condamnés pour avoir manifesté.
Ce vendredi 17 avril à 18h30 devant la fontaine Saint-Michel à Paris, dans le flux perpétuel des badauds qui s’empressent de quitter leur lieu de travail pour partir en week-end, un groupe de personnes immobiles se forme et croît progressivement. Ils seront deux cents. Des jeunes pour la plupart, qui ont vite fait de sortir de leurs sacs des drapeaux du syndicat Solidaires-Etudiants, du Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) et du Parti de gauche (PG). Un vieux militant trotskiste, pantalon de velours et barbe blanche, brandit une liasse de l’hebdomadaire du NPA, L’Anticapitaliste. On peut y lire un article intitulé “Pour Gaëtan et tous les condamnés, relever la tête face à la répression”. C’est l’objet de ce rassemblement.
Deux mois ferme pour avoir bravé l’interdiction de manifester
Gaëtan Demay, étudiant en histoire de l’art à l’université de Toulouse – Le Mirail, militant au NPA-Jeunes et à Solidaires-Etudiants, a été condamné en appel le 1er avril à deux mois de prison ferme, quatre mois avec sursis, et 1 100 euros d’amende. Sa faute ? Il a manifesté le 8 novembre 2014 en hommage à Rémi Fraisse, jeune écologiste tué par une grenade policière sur la ZAD de Sivens, et contre les violences policières, alors que la préfecture de Haute-Garonne l’avait interdit.
Au micro branché à la sono d’une camionnette militante, Daniela Cobet, militante au NPA, dénonce “une justice de classe”, et rappelle les faits. Gaëtan a été interpellé en marge de la manifestation, alors qu’elle venait d’être dispersée par les forces de l’ordre. Il a été mis en examen pour participation à une manifestation interdite, outrage et violence à agent. Interrogé par Bastamag.net, Gaëtan Demay récuse les deux derniers chefs d’accusation, et affirme avoir été matraqué, poussé au sol et embarqué par des policiers en civil alors qu’il s’était placé en marge du cortège pour envoyer un SMS. “Le rapport de police affirme même qu’il a tenté de forcer à lui seul un barrage policier, ce qui est mensonger”, relate Guillaume, un des organisateurs, membre du NPA-Jeunes, un autocollant à l’effigie de ce parti collé sur son sweat à capuche.
“Un point d’appui pour la relaxe de tous les condamnés”
Lors de son passage en première instance fin décembre, il est condamné à deux mois de prison avec sursis et 1 100 euros d’amende. La peine a été aggravée lors de son jugement en appel le 1er avril. Le juge d’application des peines doit se prononcer dans les prochains jours.
En attendant, un large mouvement de solidarité s’est mis en marche pour défendre le “droit à la révolte” (comme en témoigne la vidéo ci-dessous). Une pétition pour la relaxe de Gaëtan a reçu quelques 6000 signatures, et de nombreuses personnalités politiques de gauche lui ont apporté leur soutien. Le secrétaire national du PG Eric Coquerel et l’ex-porte parole du NPA Olivier Besancenot ont d’ailleurs tenu uneconférence de presse unitaire “contre la répression et contre la criminalisation du mouvement social”.
Cette campagne ne se limite pas seulement au cas du jeune étudiant toulousain, comme le rappelle Daniela Cobet au micro, sous le ciel orageux de Paris :
“Gaëtan n’est qu’un condamné parmi des dizaines d’étudiants et de travailleurs victimes de la répression. Nous allons défendre chacun d’entre eux. Cette mobilisation doit être un point d’appui pour la relaxe de tous les condamnés.”
“Manifester en France, c’est risquer de finir en prison”
Les militants ont bon espoir. Le 10 avril dernier, le co-fondateur du NPA Alain Pojolat a été relaxé en appel pour avoir organisé des manifestations pro-palestiniennes non autorisées. “Encore heureux !, s’exclame Guillaume, le jeune organisateur du rassemblement. Interdire des manifestations de solidarité à la Palestine, c’est du jamais vu, même sous la droite. Or c’est la mobilisation qui a fait plier la justice. Les 6000 signatures que nous avons déjà recueillies pourraient signifier que ceux qui nous répriment se trompent profondément”.
Le même jour que le rassemblement parisien, un autre se tenait à Toulouse, et une cinquantaine d’intellectuels parmi lesquels Jacques Rancière et Judith Butler signaient une tribune dans Libération au titre éloquent : “Manifester en France, c’est risquer de finir en prison”.
Inquiétudes liées à la loi renseignement
“Aujourd’hui à Toulouse, sorte de ville-laboratoire, la moindre mobilisation revêtant une dimension un tant soit peu politique, féministe, antiraciste ou de solidarité internationale avec le peuple palestinien est encadrée, lorsqu’elle n’est pas interdite, comme si le moindre acte militant public portait en lui le germe du ‘terrorisme’”, écrivent-ils.
Guillaume partage ce sentiment, et craint que la loi renseignementactuellement en passe d’être votée ne soit synonyme d’une“généralisation” de l’expérimentation toulousaine : “La loi de surveillance, c’est la grande synthèse de toutes les mesures liberticides qu’on a vécu ces derniers mois”, conclut-il.




