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1975 : les quinze theses sur l’autogestion du parti socialiste

autogestion histoire

Brève publiée le 25 avril 2015

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Les brèves publiées dans cette rubrique « Informations et analyses » le sont à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.

http://www.jean-jaures.org/Publications/Dossiers/Juin-1975-le-Parti-socialiste-et-l-autogestion

Les 21 et 22 juin 1975, le Parti socialiste se réunit en convention nationale pour débattre sur un texte présenté aux militants, « Quinze thèses sur l’autogestion ». Retrouvez les archives de ces journées consacrées à la vision du PS, à cette époque, sur un concept économique et politique lié au monde de l’entreprise et des associations.

« Autogestion » : cette expression, employée depuis la révolution industrielle au XIXe siècle par une partie des organisations politiques et syndicales de gauche, et conceptualisée par les milieux anarchistes et libertaires, notamment par le philosophe et sociologue Pierre-Joseph Proudhon (« La propriété, c’est le vol »), se caractérise par la suppression des schémas hiérarchiques dans le monde économique, la suppression d’une autorité individuelle au profit d’une organisation et d’une direction collective, et la redistribution des richesses produites.

En France, les premières expériences de structures autogérées datent de la Commune de Paris, mais ce mouvement s’est surtout développé depuis Mai 68 : on peut citer les cas du centre universitaire expérimental de Vincennes (fermé en 1980), ou de l’entreprise Lip en 1973, lorsque les employés en grève de cette société de fabrication horlogère de Besançon ont occupé et relancé la production de leur usine. Aujourd’hui on connaît surtout le réseau des SCOP, les sociétés coopératives de production. Le débat intellectuel et politique sur la place et l’avenir de l’autogestion dans un monde capitaliste a été ravivé dans les années cinquante par « l’expérience yougoslave » de Tito (celui-ci a inscrit l’autogestion dans la constitution de la Yougoslavie), et se poursuit dans la première moitié des années soixante-dix via le PSU dirigé par Michel Rocard, la CFDT d’Edmond Maire, ou le CERES animé par Jean-Pierre Chevènement.

En revanche, le Parti communiste attendra 1979 pour adopter le socialisme autogestionnaire, lors de son XXIIIe congrès. En juin 1975, c’est au tour du Parti socialiste - qui a vu arriver dans ses rangs en octobre 1974 Michel Rocard et une partie des militants du PSU et de la CFDT – de faire ses propositions par le biais de ses « Quinze thèses pour l’autogestion », à un moment où les discussions pour l’union de la gauche et le Programme commun de gouvernement, signé par le PS, le PCF et les Radicaux de gauche trois ans plus tôt, révèlent les premiers signes de remise en cause :