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    Résultats des élections régionales en Italie

    international Italie

    Brève publiée le 2 juin 2015

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    Les brèves publiées dans cette rubrique « Informations et analyses » le sont à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.

    (Le Monde) La première leçon des élections régionales et municipales, qui se sont déroulées dimanche 31 mai et dont les résultats définitifs ont été connus lundi, paraît claire : un an après le triomphe du président du conseil et du Parti démocrate (PD, centre gauche), avec près de 41 % des suffrages aux élections européennes, l’étoile de Matteo Renzi pâlit. Près de 23 millions d’électeurs étaient appelés aux urnes dans sept régions (Ligurie, Vénétie, Toscane, Ombrie, Marches, Campanie et Pouilles) et plus de 1 000 communes.

    Si le centre gauche dirigera cinq exécutifs régionaux (il perd la Ligurie, gagne la Campanie alors que la Vénétie reste aux mains de la Ligue du Nord), le score total du PD se situe aux alentours de 23 % des suffrages au niveau national, selon les projections des instituts. Il devance le Mouvement 5 étoiles (18 %), le parti antieuropéen et anti-immigrés de la Ligue du Nord (12,5 %), Forza Italia (10,7 %), la formation de Silvio Berlusconi. A noter la faible participation : 52,2 % aux régionales et 65 % aux municipales. Soit, respectivement, 12 et 7 points de moins qu’aux scrutins précédents de même nature.

    Pénurie de talents, attractivité, mobilité : les enjeux de recrutement sont les mêmes pour tous, de la start-up à la grande entreprise.

    « Loyalistes » et « frondeurs »

    M. Renzi a dû faire face à deux écueils qu’il n’a su éviter en tant que secrétaire du PD : un candidat dissident en Ligurie, qui a éparpillé les voix de gauche ; un candidat qualifié d’« imprésentable » en Campanie, en raison de sa condamnation en première instance pour « abus de pouvoir ». Si ce dernier, Vincenzo De Luca, s’est imposé de justesse, il risque d’être déclaré inéligible. Sa participation à ce scrutin a jeté une ombre sur un parti qui se veut exemplaire et a focalisé toute l’attention des médias sur sa personne.

    Ce résultat décevant est également un jugement sur sa politique et sa stratégie. Les réformes dont il se vante (marché du travail, mode de scrutin, école) et son alliance pour faire adopter certaines d’entre elles avec la droite berlusconienne ont divisé son parti entre « loyalistes » et « frondeurs » et désorienté l’électorat traditionnel de la gauche italienne. Malgré un retour de la croissance après trois ans de récession, le chômage n’a pas diminué (13 % de la population).

    Alors qu’il rêvait, il y a deux mois encore, d’un « grand chelem » en remportant les sept régions, il avait ramené son ambition à l’horizon d’un plus modeste « 4 à 3 ».« Ces élections ne sont pas un test pour le gouvernement », n’a-t-il cessé de répéter. Selon le quotidien la Repubblica du 1er juin, M. Renzi aurait dénoncé en privé « la gauche masochiste ».

    Lieux d’expérimentation

    Pour autant, l’opposition est encore un vaste chantier. Malgré son long déclin, Silvio Berlusconi sauve les meubles, ayant réussi à imposer l’alliance de la droite (Forza Italia, Ligue du Nord et le petit parti post-fasciste Fratelli d’Italia) dans la région qu’elle a gagnée (la Ligurie) ou conservée (la Vénétie). A l’inverse, le candidat dissident de Forza Italia dans les Pouilles enregistre un résultat presque trois fois inférieur à celui du vainqueur.

    La nouvelle configuration sortie des urnes fait désormais de Matteo Salvini, le leader du parti anti-immigrés et anti-européen, allié du Front national au Parlement européen à Strasbourg, le pivot central d’une éventuelle et nécessaire recomposition. La Ligue distance nettement son partenaire en Ligurie, en Toscane et en Ombrie. De plus, M. Salvini n’a plus d’adversaire au sein de sa formation, puisque son rival, Flavio Tosi, candidat dissident en Vénétie, n’arrive qu’en quatrième position.

    Mais le vrai vainqueur de la consultation de dimanche est le Mouvement 5 étoiles (M5S). Alors que les élections locales s’étaient souvent soldées par des échecs cuisants en regard de son score obtenu aux scrutins sénatoriaux et législatifs de février 2013 (25 %), le « non-parti » fondé par le comique Beppe Grillo en 2009 confirme l’étiage que lui accordent les sondages. Dans certaines régions, et bien qu’il se soit présenté seul et sans aucune liste de soutien, il devient même le premier parti en nombre de voix.

    Réplique du séisme Podemos ou enracinement durable ? Les candidats du M5S ont tous confié qu’ils avaient ressenti au cours de leur campagne « une véritable adhésion » à leurs propositions, dont celle, notamment, d’un revenu minimum citoyen, et non plus la simple expression d’un vote protestataire. Mais le M5S s’est gardé de commenter les résultats du scrutin espagnol de crainte de devoir se prononcer sur une éventuelle alliance avec la gauche qu’il dénonce encore comme une « compromission ». Mais loin des feux médiatiques, les conseils régionaux dans lesquels les élus du Mouvement 5 étoiles viennent d’entrer en force pourraient se révéler de discrets lieux d’expérimentations.

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    http://www.editoweb.eu/nicolas_maury/Pas-d-effet-SYRIZA-ou-Podemos-lors-des-elections-regionales-en-Italie_a9423.html

    Matteo Renzi a réussi son test électoral pour ces élections régionales. Son parti, le Parti Démocratique (PD) s'impose dans 5 des 7 provinces italiennes dont il fallait renouveler les assemblées

    Pas d'effet "SYRIZA" ou "Podemos" lors des élections régionales en Italie
    Environ 22 millions d’Italiens sont appelés à renouveler les élus de sept des 20 régions du pays et de plus d’un millier de municipalités. Un an après le triomphe de son Parti démocrate (PD) aux élections européennes, peu après son arrivée au pouvoir, un nouveau succès électoral conforterait Matteo Renzi dans sa volonté de réformer le marché du travail et l’école face à la vive opposition des syndicats, de l’opposition mais aussi de la gauche de sa propre formation. 

    Le PD recueillerait 23,7 % des voix exprimées dans les sept régions, soit nettement moins que les 41 % recueillis aux européennes de 2014. Le Mouvement 5 étoiles serait deuxième, avec 18,4 %, tandis que la Ligue du Nord, avec 12,5 %, ravirait symboliquement au Forza Italia de Silvio Berlusconi (10,7 %) le statut de première formation de droite. 

    Les scrutins de dimanche ont par ailleurs été marqués par une abstention en hausse, la participation étant comprise entre 49 % et 56 % pour les régionales, pour 64 % aux élections municipales, qui ont également eu lieu dimanche. Il s’agit en moyenne de 10 points de moins que lors des derniers scrutins similaires, en 2010.
     
    Pas d'effet "SYRIZA" ou "Podemos" lors des élections régionales en Italie
    Pas d'effet "Syriza" ou "Podemos" en Italie 

    Le Mouvement 5 étoiles n'incarne pas l'effet "Syriza ou Podemos" en tant que tel. Cependant nombre d'électeurs mécontents, notamment d'anciens électeurs communistes, se retrouvent sur le programme ambiguë du parti de Beppe Grillo. Regardons les résultats des listes "Altra" (Autre) qui souhaitent incarner une alternative au PD. 

    En Vénétie, la liste "L'ALTRO VENETO" (Rifondazione comunista)ne recueille que 0,75% des voix contre 1,56% en 2010. Le Parti de la refondation communiste (PRC) perdant son seul élu dans cette région. Le SEL recueille 1,09% (1,23% en 2010) 

    En Ligurie, la liste "PROGETTO ALTRA LIGURIA" ne dépasse pas les 0,73% des voix. Luca Pastorino, dissident du PD conduisait une liste regroupant la Rifondazione comunista, le PCdI et le SEL. Cette dernière obtient 9,41% (dont 4,09% pour la composante communiste et 1 élu). En 2010 la Fédération de la gauche (communiste) obtenait 3,91% et 1 élu et le SEL 2,47% et 1 élu. 

    En Toscane, la liste "SI' - TOSCANA A SINISTRA" (Rifondazione comunista, Partito Comunista d'italia, SEL) recueille 6,27% des voix et un élu (décompte non définitif), les communistes (PRC et PCdI) disposaient de 3 élus sortants. La Fédération de la gauche avait remporté 5,27% en 2010 et le SEL 3,81%. 

    En Ombrie, la liste "L'UMBRIA PER UN'ALTRA EUROPA" (Rifondazione comunista) recueille 1,58% des voix. En 2010 la Fédération de la gauche recueillait 6,87% et 2 élus et le SEL 3,39%. 

    Dans les Marches, le liste "ALTRE MARCHE-SINISTRA UNITA" (Rifondazione comunista, Partito Comunista d'italia, SEL) recueille 3,82% des voix. Le parti communiste d'Italie (PCdI) perd ainsi son élu. En 2010 la fédération de la gauche alliée au SEL obtenait 7,11% et 2 élus. 

    En Campanie, la liste "SINISTRA AL LAVORO" (Rifondazione comunista, Partito Comunista d'italia, SEL) recueille 2,32% des voix. En 2010 le SEL recevait 3,52% des voix et 2 élus et la fédération de la gauche 1,58%. 

    Dans les Pouilles, la liste "LALTRA PUGLIA" (Rifondazione comunista) recueille 0,86% des voix, de plus les progressistes étaient divisés avec d'un côté le PCdI (0,62%) et le Parti communiste de Marco Rizzo (0,2%). Nichi Vendola (SEL - Sinistra Ecologia Libertà) ne se représentait pas et à cédé sa place à Michele Emiliano du Parti démocratique. Bilan le SEL recueille 6.47% des voix (4 élus) contre 9,74% en 2010 (11 élus), la Fédération de la gauche recueillait 3,26% des suffrages.
     
    Bilan désastreux pour les progressistes et les communistes italiens 

    En 2010, les listes communistes (Fédération de la gauche et autre) et SEL recueillaient 997.788 suffrages (4,45%) et obtenaient 29 élus régionaux (19 SEL, 10 communistes). 

    A l'issue du scrutin de 2015, les progressistes italiens recueillent 229.439 suffrages (2,71%) et ne disposent plus que de 6 élus (4 SEL et 2 communistes).