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Clinique Bel Air : grève pour les conditions de travail et les salaires
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
https://npa2009.org/actualite/clinique-bel-air-greve-pour-les-conditions-de-travail-et-les-salaires
Les salariés (IDE-AS) du bloc opératoire de la clinique Bel Air se sont mis en grève le 26 mai pour entre autres, de meilleures conditions de travail, préserver le déclenchement du paiement des astreintes lorsque le programme opératoire se prolonge, un planning de 12 heures payées 12 heures (au lieu de 11h30 payées 11 heures), une prime de Bloc de 150 € bruts au lieu de 30 € auparavant...
Depuis l’ouverture de la nouvelle clinique de Bel Air, soit un an et demi, ils essaient de dialoguer avec la direction. Face à l’obstination de celle-ci de revenir sur l’« usage » du paiement des astreintes, ils ont décidé de se mettre en grève. Dès le 2ème jour, les salariés de la salle de Réveil les ont rejoints, ainsi que des brancardiers.
La direction a invoqué le déficit actuel de la clinique de 500 000 € pour refuser la prime. Les salariés contestent le fait que tous travaillent dans le même Groupe Bordeaux Nord (GBNA), sans avoir le même salaire. Il faut savoir que les salaires à Bel Air sont bien moins élevés (de 250 € pour une infirmière) qu’à la clinique Bordeaux Nord. Or, GBNA a fait un bénéfice global de plus de 1,5 million d’€ en 2014, de quoi satisfaire les revendications.
La direction a préféré perdre au total 400 000 € (l’équivalent de l’activité de 4 jours au bloc), plutôt que d’accorder cette prime pour tous les salariés en grève (environ 100 000 € par an) : une position de principe, craignant que cette grève ne fasse boule de neige dans les autres cliniques du Groupe en négociations salariales aussi. En effet, les salariés et militants CGT des cliniques Bordeaux Nord et Rive Droite sont venus les soutenir.
Après 4 jours de grève, les salariés ont fini par obtenir le paiement des astreintes, un planning de 12 heures payées 12 avec la création de 1,4 poste en équivalent temps plein, une revalorisation des salaires « lorsque les résultats économique le permettront »... Une promesse qui n’est pas tombée dans l’oreille d’un sourd. Cette grève était pour la plupart des salariés la première. De nouveaux liens se sont tissés, entre eux, avec les salariés des autres cliniques du Groupe. Essentiel pour la suite !




