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    La dette grecque est "totalement non-viable" selon le FMI

    Grèce international

    Brève publiée le 15 juillet 2015

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    Les brèves publiées dans cette rubrique « Informations et analyses » le sont à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.

    (Les Echos) 

    La dette grecque est « totalement non-viable », selon un rapport du FMI. Alexis Tsipras reconnaît avoir signé un texte auquel « il ne croit pas » pour « éviter un désastre ».

    Après avoir éloigné le spectre d’un « Grexit », Alexis Tsipras s’est posé en « capitaine » de navire mardi pour rallier son propre camp, et l’ensemble des Grecs, aux mesures impopulaires exigées par les créanciers, qu’il devra faire adopter par le Parlement mercredi. Face à la contestation,le Premier ministre grec est allé s’expliquer à la télévision publique ERT, lors d’une interview d’une heure mardi soir.

    Le premier ministre a franchement reconnu avoir pu faire « des erreurs », avoir signé un texte auquel « il ne croit pas » forcément, mais « pour éviter un désastre au pays », une sortie de l’euro aux conséquences incalculables. Il a évoqué en termes très libres la nuit de l’accord, « une mauvaise nuit pour l’Europe », avec des Européens dans une position « dure et vindicative », à l’exception de pays « comme la France, l’Autriche, Malte, et Chypre ».

    « Négociations jusqu’à l’extrême »

    Il s’est dit « absolument convaincu d’avoir conduit les négociations jusqu’à l’extrême », rappelant être allé jusqu’à ne pas payer l’échéance de juin du FMI, avoir lancé un référendum en forme de défi aux créanciers, et avoir fait sortir le pays sans filet du précédent programme d’aide le 30 juin.

    Mais il a fait comprendre que la sortie de l’euro dont on l’a menacé ce week-end à Bruxelles avait été sa limite. « Un Premier ministre doit livrer des batailles, et dire la vérité, prendre des décisions et ne pas s’évader » : « c’est comme un capitaine sur un bateau en difficulté, le pire serait d’abandonner le bateau ».

    Il a, par ailleurs, laissé entendre que les banques, fermées depuis le 29 juin, allaient le rester encore un bon moment : « L’ouverture des banques dépend de l’accord final qui n’aura pas lieu avant un mois », a-t-il dit.

    Dette « totalement non-viable »

    La zone euro doit aller « beaucoup plus loin » que prévu pour alléger la dette de la Grèce et pourrait même être contrainte d’en effacer une partie, souligne de son côté le Fonds monétaire international dans un rapport publié mardi.

    « La dette de la Grèce ne peut désormais être viable qu’avec des mesures d’allègement de la dette qui vont beaucoup plus loin que ce que l’Europe a envisagé de faire jusque-là », écrit le FMI dans ce rapport remis samedi aux autorités européennes, avant le compromis conclu lundi avec Athènes. Ce pré-accord prévoit une nouvelle aide de 82 à 86 milliards d’euros conditionnée à l’adoption rapide de réformes à Athènes et ne fait qu’une allusion rapide à un possible allègement de la dette grecque.

    Dans son rapport, le Fonds assure pourtant que la dette grecque est « totalement non-viable » et prévoit qu’elle approchera les 200% de son produit intérieur brut dans « les deux prochaines années », contre un ratio d’environ 175% actuellement.

    Etendre le « délai de grâce »

    Dans ce contexte, le Fonds estime que l’Europe n’a d’autre choix que d’alléger la dette grecque, une option âprement combattue par l’Allemagne, sans quoi l’institution de Washington se refusera à participer à l’assistance financière à la Grèce.

    Le FMI soumet trois options aux Européens. La première consisterait à étendre de 10 à 30 ans le « délai de grâce » pendant lequel la Grèce n’aurait pas à rembourser sa dette aux Européens. La deuxième résiderait dans des « transferts annuels » de fonds à la Grèce et la troisième serait un « effacement de dette » pur et simple, énumère le rapport.

    Au-delà la question de la dette, Le FMI estime qu’une dégradation de la situation en Grèce pourrait requérir des « financements exceptionnels supplémentaires des Européens » au-delà des 85 milliards d’euros de trou budgétaire envisagé par le FMI et retenu, peu ou prou, par la zone euro dans son pré-accord avec la Grèce.