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Les derniers trotskistes « lambertistes » se déchirent
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
A voir notre article sur le sujet - nous étions le premier à en parler, avant que cela ne soit repris par divers sites :
http://tendanceclaire.npa.free.fr/article.php?id=776
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Héritier de l’un des grands courants historiques d’extrême gauche, le Parti ouvrier indépendant est au bord de l’éclatement. Face aux échecs électoraux, une majorité souhaiterait donner la priorité au combat syndical contre la gauche sociale-libérale.
Une page de l’histoire de l’extrême gauche est en train de se tourner, avec l’éclatement en cours d’un des trois grands courants trotskistes en France : le « lambertisme », aujourd’hui incarné par le Parti ouvrier indépendant (POI).
Révélé le 10 juillet sur Mediapart par un militant du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) concurrent, cette scission pourrait achever la marginalisation d’un courant qui a longtemps pesé bien plus que son seul poids électoral. De fait, nombreux sont les membres du PS qui en sont issus, de Lionel Jospin à Jean-Christophe Cambadélis en passant par Jean-Luc Mélenchon.
« LAMBERTISTES » CONTRE « FRANKISTES »
Comme souvent chez les trotskistes, tout commence par une scission : en 1952, le principal parti trotskiste en France, le Parti communiste internationaliste (PCI), éclate en deux.
D’un côté, Pierre Frank conserve la direction du parti. Ce courant sera représenté par la Ligue communiste (1969), la Ligue communiste révolutionnaire (1974) puis – avec un effacement de la référence trotskiste – le Nouveau Parti anticapitaliste (NPA).
De l’autre côté, Pierre Boussel dit « Lambert » lance une organisation concurrente, dont l’ultime avatar est le Parti ouvrier indépendant (POI), ou plus précisément sa principale tendance, le Courant communiste internationaliste.
DES RÉSULTATS ÉLECTORAUX MARGINAUX
Les « lambertistes » ne sont jamais parvenus à percer électoralement, restant toujours en deçà de 1 % des suffrages exprimés à l’échelon national. Loin des 4 à 6 % atteints entre 1995 et 2009 par les deux autres grands courants trotskistes en France.
Ces derniers doivent leur succès à la mise en avant de figures médiatiques : Alain Krivine (candidats aux élections présidentielles de 1969 et 1974) et Olivier Besancenot (candidats aux présidentielles de 2002 et 2007) pour les « frankistes » ; Arlette Laguiller (candidate à toutes les présidentielles de 1974 à 2007) pour Lutte ouvrière.
UNE VÉRITABLE INFLUENCE SYNDICALE
Les « lambertistes » ont en revanche une longue pratique d’entrisme. Qu’il s’agisse d’associations, comme la Fédération nationale de la Libre Pensée, dirigée depuis 1995 par Christian Eyschen. Qu’il s’agisse, surtout, de syndicats.
Ils sont notamment actifs au sein de la FSU (tendance minoritaire « Unité, revendications, indépendance syndicale » avec Jean-Paul Crouzet, membre du bureau national du POI) et de Force ouvrière, où ils furent de fidèles soutiens des anciens secrétaires généraux André Bergeron et Marc Blondel.
Ils en contrôlent historiquement l’union départementale de Loire-Atlantique, avec successivement Alexandre Hébert, Patrick Hébert puis Michel Le Roc’h.
> À lire : Force ouvrière, l’auberge espagnole du syndicalisme
Les « lambertistes » ont longtemps dominé le premier syndicat étudiant, l’Unef-US puis l’Unef-ID, ainsi que la Mutuelle nationale des étudiants de France.
Mais, en 1986, 400 militants scissionnent et suivent Jean-Christophe Cambadélis au PS. L’influence « lambertiste » au sein du syndicalisme étudiant ne s’en relèvera pas.
PREMIÈRE CRISE DEPUIS LA DISPARITION DE « LAMBERT »
Cette double activité, syndicale et politique, est à l’origine de la scission en cours au sein du POI. Si le « lambertisme » a déjà connu de nombreuses scissions, il s’agit de la première grande crise depuis le décès de Pierre Boussel « Lambert », en janvier 2008.
Les uns entendent conserver une action électorale et « revenir à une politique de construction de parti ». Cette tendance est représentée par les trois secrétaires nationaux, Daniel Gluckstein (trotskiste du Courant communiste internationaliste), Jean Markun (syndicaliste CGT) et Gérard Schivardi. Maire de Mailhac et ancien conseiller général de l’Aude, Gérard Schivardi avait obtenu 0,34 % des suffrages exprimés à la présidentielle de 2007.
Les autres veulent concentrer l’action sur le syndicalisme de lutte, dans la foulée de l’« assemblée-débat » organisé le 6 juin 2015 par l’hebdomadaire du POI, Informations ouvrières.
Derrière Marc Gauquelin (trotskiste du Courant communiste internationaliste), ils ont créé lors du bureau national du 4 juillet un « secrétariat permanent » en marge des instances élues au congrès de 2013.
Le prochain congrès, initialement prévu pour mai puis novembre 2015, a été reporté. Il n’est toutefois pas certain que les deux fractions s’y retrouvent. Reste à savoir laquelle héritera du nom et du patrimoine du parti.
Laurent de Boissieu




