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Grèce : le gouvernement s'apprête à baisser le salaire minimum / grève
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
Les principaux syndicats du secteur public et du privé appellent à une grève générale pour demain, la septième depuis début 2011. Un test crucial pour l'issue des négociations sur le nouveau plan d'aide au pays, qui avancent malgré tout.
Le marathon grec continue. Une nouvelle fois, la deuxième depuis ce week-end, les responsables politiques du pays réunis par le Premier ministre Lucas Papademos n'ont pas réussi lundi 6 février à s'entendre sur les nouvelles mesures d'austérité exigées par les bailleurs internationaux de fonds en échange d'un nouveau programme d'aide.
Si un accord définitif n'a pas été trouvé, toutefois, les discussions ont avancé sur plusieurs points épineux. Les trois partis politiques qui ont élu Lucas Papademos ont accepté de réduire le coût du travail pour rendre leur pays compétitif et pour créer des nouveaux emplois. C'était le premier des desiderata de la Troïka. Le refus de toucher au salaire minimum conventionnel (fixé à 751 euros par moois) est tombé, suscitant l'irritation des confédérations syndicales. Ces dernières appellent pour ce mardi à une grève générale de 24 heures dans le public et dans le privé. La première en 2012 et la septième depuis le début de 2011. Un test social qui pèsera lourd dans l'issue des négociations. La nécessité de trouver des sources de financement supplémentaires pour les retraites complémentaires s'est aussi imposée aux chefs de parti qui appuient le gouvernement. Faute de quoi il faudra les revoir en baisse sensible.
Troisième dossier délicat qui marque des avancées, la recapitalisation des banques grecques se fera sans les nationaliser et en respectant leur autonomie de gestion. Dernier élément en débat, les économies additionnelles à réaliser cette année. On en serait à moitié du chemin par rapport à ce que souhaite la Troïka des créanciers publics internationaux. Les négociations procèdent ainsi à un rythme ralenti mais elles commencent à donner des résultats . Il en va de même pour les tractations en vue d'une décote de 50 % de la valeur nominale de la dette souveraine grecque détenue par les créanciers privés. Une source qualifiée déclare aux Echos que s'il est prématuré de parler d'un accord en bonne et due forme, « il est probable que celui-ci fera partie d'un accord global sur le refinancement du pays ».
Restent à définir les rôles que pourraient être appelées à jouer la BCE, détentrice de 42 milliards d'euros d'obligations grecques à la fin 2011 selon le think tank Bruegel, et certaines banques centrales nationales dont la Banque de France et la Bundesbank détentrices à leur tour de quelques milliards d'euros de titres de la dette grecque (moins de 10 au total selon une source qualifiée).
Les avancées enregistrées en Grèce sont la conséquence directe de l'attitude inflexible adoptée par la Troïka et les Européens. Lundi matin, après quasiment 48 heures de négociations non-stop au cours du week-end, les instances bruxelloises étaient exaspérées par ce qu'on nomme dans les couloirs du Berlaymont l'« inconscience » des responsables grecs. « Les délais sont déjà dépassés », a souligné, hier, le porte-parole de la Commission Européenne Amadeu Alfataj. Un discours de fermeté relayé lundi par Angela Merkel et Nicolas Sarkozy. « Nous souhaitons que la Grèce reste dans l'euro », a déclaré la Chancelière allemande lors d'une conférence de presse commune avec le Président français, à l'issue d'un conseil des minist res franco-allemand à Paris. Et ce avant d'ajouter « qu'il ne peut pas y avoir d'accord si les propositions de la troïka ne sont pas mises en oeuvre ». Ce n'est pas un ultimatum mais ça y ressemble beaucoup.




