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La nouvelle baisse du yuan provoque une onde de choc sur les marchés
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
(Les Echos)
La seconde dévaluation de la monnaie chinoise, vingt-quatre heures après la première, a renforcé l’inquiétude des investisseurs quant à la santé réelle de l’économie du pays. Les principaux marchés actions ont accusé le coup mercredi. Le CAC 40 a plongé de 3,4 %.
Les marchés n’aiment pas les surprises. La nouvelle d’un abaissement de 2 % , mardi, du cours pivot autour duquel le yuan s’échange avait déjà été prise froidement, provoquant une nette baisse des Bourses mondiales. Mais alors que les autorités avaient pris la peine d’indiquer qu’il s’agissait d’une simple action ponctuelle, le yuan a continué son recul mercredi matin, jusqu’à son plus bas niveau depuis août 2011.
Les marchés européens ont immédiatement réagi, s’approchant de leur plus fort recul journalier depuis octobre dernier. L’indice Stoxx Europe 600 a perdu 2,8 %, contre 1,55 % la veille. Après un premier retrait de 1,86 % mardi, l’indice CAC 40 a perdu 3,4 %. Même constat pour le DAX, l’indice de la Bourse de Francfort, qui a accusé une chute de 3,27 % après avoir abandonné 2,68 % la veille. Plus modérée, la Bourse de Londres a cédé 1,4 %. De son côté, Wall Street a également ouvert en recul, le Dow Jones et le Nasdaq perdant plus de 1 %.
Compétitivité en baisse
L’évolution de la monnaie chinoise suscite en effet de réelles inquiétudes. « Le fait que cette baisse se poursuive fait naître deux questions préoccupantes : jusqu’à quand le yuan va-t-il continuer à baisser et – surtout – que sous-entend cette politique ? » explique Christian Parisot, chez Aurel BGC. Car c’est bien la croissance chinoise qui cristallise les craintes. « Les chiffres décevants sur l’activité chinoise publiés mercredi matin et cette seconde baisse laissent penser que les autorités chinoises s’attendent à une croissance inférieure aux 7 % annoncés », souligne pour sa part François Duhen, chez CM-CIC Securities. Dévaluer la monnaie permettrait de réveiller une compétitivité en baisse des entreprises chinoises.
Ces deux sujets de préoccupation ont touché différemment les places boursières. En moyenne, les marchés actions émergents ont perdu 1,4 % (indice MSCI Emerging Markets). Les investisseurs craignent notamment qu’une politique de change agressive des autorités chinoises fasse perdre leur avantage concurrentiel à des pays producteurs qui avaient déjà dévalué leurs monnaies, comme la Malaisie.
L'ECLAIRAGE DE LA REDACTION - Pourquoi les dévaluations du yuan font trembler les marchés financiers
Mais c’est surtout l’exposition des entreprises occidentales à l’économie chinoise qui a entraîné la chute des marchés. A Paris, SEB, très implanté en Chine, a perdu 5,28 %, tandis que les valeurs du luxe LVMH (– 5,46 %) et L’Oréal (– 5,21 %) accusaient de nouveau une forte baisse. Elles avaient déjà diminué respectivement de 5,42 % et de 2,47 % mardi. Le secteur automobile a également souffert (– 4,01 %), comme en témoignent les chutes des cours de Peugeot (– 4,94 %) ou Faurecia (– 4,71 %). BMW, de son côté, a perdu 2,92 %. Enfin, les craintes d’une chute de la demande chinoise dans les matières premières ont aussi entraîné le cours du groupe d’extraction et de négoce Glencore (– 5,7 %) à la baisse.
Le recul des places européennes a été amplifié par d’autres phénomènes. « Après le rebond des marchés actions lié à la résolution de la crise grecque, un certain nombre d’investisseurs sont tentés de “bloquer” cette performance, en vendant leurs titres avant une nouvelle baisse », explique François Duhen. Depuis le début de l’année, le CAC 40 gagne en effet toujours 15,3 %. De plus, le traditionnel manque de liquidité du mois d’août a tendance à amplifier les mouvements boursiers.
Si les autorités chinoises cherchaient, mercredi, à limiter la baisse du yuan, il n’est pas sûr que cette initiative suffise à rassurer les marchés. A plus long terme, en effet, le risque qu’une baisse des prix chinois et des matières premières entraîne l’économie mondiale dans la déflation mettrait à mal les politiques de relance de l’inflation, notamment en Europe.
Guillaume Benoit




