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24ème journée de grève à Nanterre : le scénario de l’extension prend forme
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
Les grévistes de Nanterre sont de nouveau venus visiter le bureau de Malakoff/Vanves. Une vingtaine de collègues de Malakoff/Vanves avait déjà décidé hier de débrayer aujourd’hui, plusieurs mois en amont de la mise en place prévue de la roérganisation (mai). Lors de la prise de service, une AG a eu lieu en présence d’une délégation de grévistes de Nanterre mais aussi de représentants départementaux de la CGT et de FO. Alors que les militants de SUD et les Nanterriens leur proposaient de se rendre ensemble à la direction départementale pour exiger des négociations avec les décideurs, les responsables de FO sont carrément intervenus pour ne pas faire grève, et ceux de la CGT contre le fait de se regrouper avec les collègues de Nanterre.
Au final, les collègues ont décidé de se réunir d’abord à Malakoff pour établir leurs revendications, puis une majeure partie d’entre eux a rejoint les autres grévistes à Nanterre. Des collègues de Neuilly et d’Asnières avaient aussi fait le déplacement à Nanterre, et il y eu des grévistes également à Clamart.
Une fois au pied du bâtiment de la direction, toujours gardé par des vigiles et un huissier, la direction a fait savoir qu’elle ne souhaitait pas recevoir au même moment et au même endroit les grévistes de Nanterre et de Malakoff/Vanves.
Construire pas à pas une mobilisation commune des différents centres
En effet, regrouper les grévistes de ces 2 centres à Nanterre, c’était inévitablement poser la question de la reconduction de la grève. Lors de l’AG commune des grévistes, l’échange a porté sur l’opportunité d’un mouvement commun de Nanterre, Malakoff/Vanves... et pourquoi pas d’autres bureaux. La majorité des présents de Malakoff/Vanves est sortie de l’AG convaincue de la reconduction demain.
L’enjeu est qu’une majorité du bureau bascule demain : se mobiliser maintenant, ce sera l’occasion pour Malakoff/Vanves de profiter de l’élan crée par la grève de Nanterre pour poser leurs propres revendications, et pour Nanterre, multiplier le nombre de grévistes par 2 leur permettrait de déserrer l’étau et de mettre un gros coup à la boîte.
En effet, la direction veut faire de Nanterre un exemple dans le mauvais sens. Toutes les grèves dans le 92 depuis 2007 ont réussi à faire reculer la boîte sur l’emploi, et pour la direction, écraser Nanterre, ce serait une manière pour la boîte de faire passer le message : « Battez-vous, ça ne sert à rien. ». Tout le monde sent bien (des 2 côtés de la barricades) que l’enjeu ne se situe pas qu’au niveau du nombre de tournées supprimées ou pas à Nanterre. Toutes les bagarres menées ces dernières années sont des épisodes d’une guerre qui ne peut se conclure favorablement que par une lutte commune d’un maxium de bureaux contre les réorgs et pour les salaires. Une issue favorable à la grève de Nanterre serait un pas dans cette direction.
La manifestation de vendredi (départ 18h RER Nanterre-Ville) prévue initialement pour soutenir les facteurs de Nanterre va du coup prendre le caractère d’une action de protestation contre l’ensemble des réorganisations et pour la défense du service public postal dans le 92 et ailleurs.
Soirée de soutien aux grévistes, samedi 11 février à Nanterre : LIRE LE TRACT




