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CHILI : Nous n’oublierons jamais ce 11 septembre...
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
Certains diront « On ne risque pas... » Chaque année nos tv, nos journeaux nous rappellent l’horreur de ce jour ou 3000 innocents tombèrent, frappés par la BARBARIE, dans NEW YORK victime d’une agression odieuse. Mais, il y a quarantes ans, il y eu un autre 11 septembre...
Cette année encore, « on » renforce les dispositifs visant à juguler les intentions criminelles de salopards. Je partage cette émotion
Pas un instant je n’ai trouvé de circonstances « atténuantes » à ce CRIME revendiqué par BEN LADEN, dont les troupes furent formés, entrainées et subventionnées par les ÉTATS UNIS. (Tant il était « démocratique » d’épauler ceux qui égorgeaient alors uniquement de jeunes soldats venus combattre (ô folie) au nom du Socialisme les forces les plus réactionnaires d’AFGHANISTAN.
Quand je parle du 11 SEPTEMBRE je pense à celui de 1973, d’un temps ou l’on pouvait encore, dirigeant socialiste de la 2° internationale, mourir les armes à la main, pour jusqu’au dernier souffle, se lever contre le CAPITALISME, serial-killer des aspirations populaires, à « VIVRE MIEUX et LIBRES ».
le Palais présidentiel de la Moneda, bombardé, lors du coup d’état du 11 septembre 1973.
Je parle du 11 SEPTEMBRE chilien , et de cette voix courageuse lançant le dernier message avant que Santiago ne tombe aux mains des mercenaires de l’Impérialisme, celui qui aujourd’hui ensanglante le Proche et Moyen Orient, et conduit un Hollande à endosser son treillis de petit gendarme de l’AFRIQUE. Quitte, ensuite à chercher à se servir des dépouilles de journalistes massacrés, pour forger un « esprit du 11 janvier » en défilant avec Netanyahu, le boucher de GAZA.
Ecoutons le camarade ALLENDE :
« Mes amis,
C’est certainement la dernière fois que j’aurai à m’adresser à vous. La force aérienne a bombardé les tours de Radio Portales et de Radio Corporación. Mes paroles ne sont pas marquées d’amertume mais de déception, et seront le châtiment moral de ceux qui ont trahi leur serment : les soldats du Chili, les commandants en chef titulaires et l’amiral Merino, qui s’est promu lui-même, sans oublier Monsieur Mendoza, général perfide qui, hier encore, manifestait sa fidélité et sa loyauté au gouvernement, et aujourd’hui vient de s’autoproclamer directeur général des carabiniers.
Devant ces faits, il n’y a qu’une seule chose que je puisse dire aux travailleurs : je ne démissionnerai pas ! Placé à un tournant historique, je paierai de ma vie la loyauté du peuple. Et je suis certain que la semence déposée dans la conscience digne de milliers et de milliers de Chiliens ne pourra être arrachée pour toujours. Ils ont la force, ils pourront asservir, mais les processus sociaux ne s’arrêtent avec le crime ni avec la force.
L’histoire nous appartient et ce sont les peuples qui la font.
Travailleurs de ma patrie, je tiens à vous remercier de votre loyauté de toujours, de la confiance que vous avez déposée en un homme qui ne fut que l’interprète des grands désirs de justice, qui donna sa parole de respecter la Constitution et la loi, et qui l’a tenue.
Dans cet instant ultime, le dernier où je puisse m’adresser à vous, je vous demande que vous mettiez à profit cette leçon : le capital étranger et l’impérialisme, unis à la réaction, ont créé le climat pour que les forces armées rompent leur tradition, celle que leur enseigna le général Schneider et que réaffirma le commandant Araya, qui tombèrent victimes de la même couche sociale qui, aujourd’hui, attend bien au chaud qu’une main étrangère lui rende le pouvoir pour continuer à défendre ses profits et ses privilèges.
Je m’adresse tout d’abord à la modeste femme de notre terre, à la paysanne qui a cru en nous, à l’ouvrière qui a travaillé plus, à la mère qui a compris de notre préoccupation pour les enfants.
Je m’adresse aux travailleurs des professions libérales qui ont eu une conduite patriotique, à ceux qui ont agi contre la sédition encouragée par les organisations corporatives, ordres de classe qui ne cherchent qu’à défendre les avantages que la société capitaliste n’accorde qu’à une poignée.
Je m’adresse à la jeunesse, à ceux qui chantèrent et communiquèrent leur joie et leur esprit de lutte.
Je m’adresse à l’homme du Chili, à l’ouvrier, au paysan, à l’intellectuel, à tous ceux qui seront persécutés… car dans notre pays le fascisme s’est déjà fait connaître depuis longtemps dans les attentats terroristes, faisant sauter les ponts, coupant les voies ferrées, détruisant les oléoducs et les gazoducs, bénéficiant du silence de ceux qui avaient l’obligation d’en assurer la défense… L’histoire les jugera !
Radio Magallanes sera sûrement réduite au silence, et le son tranquille de ma voix n’arrivera plus jusqu’à vous.
Peu importe, vous continuerez à l’entendre, je resterai toujours à vos côtés ; mon souvenir sera au moins celui d’un homme digne qui fut fidèle à la loyauté des travailleurs.
Le peuple doit se défendre, mais pas se sacrifier. Le peuple ne doit pas se laisser cribler ni écraser, mais il ne doit pas non plus se laisser humilier.
Travailleurs de ma patrie, je crois au Chili et en son destin. D’autres hommes sauront dépasser ce moment gris et amer où la trahison prétend s’imposer. Allez de l’avant et sachez que dans un avenir plus proche que lointain s’ouvriront à nouveau les larges avenues par où s’avancera l’homme libre pour construire une société meilleure.
Vive le Chili ! Vive le peuple ! Vivent les travailleurs !
Celles-ci sont mes dernières paroles.
J’ai la certitude que mon sacrifice ne sera pas inutile ; j’ai la certitude qu’il sera tout au moins une leçon morale pour châtier la félonie, la couardise et la trahison.
Salvador Allende
Le discours qui fut transmis par A.M. Radio Corporacion
Le président Allende (avec le casque), à l’intérieur de la Moneda bombardée, le 11 sept 1973.
Ce jour terrible, fut suivi , alors que la répression se déchainait, de la première manifestation contre la Dictature aux obsèques de l’immense poète Pablo NERUDA, notre camarade.
Soyons fiers d’être ce ceux qui ne retiennent pas leur larmes en visionnant cette vidéo, en entendant ces « Viva el Partido Communista » « El pueble unido.. » et cette Internationale qui jaillit du cortège, bravant les sbires de PINOCHET.
Plus que jamais, quand le CAPITALISMME meurtrie, tente de nous entrainer vers la Barbarie, avec l’aide de ceux qui OSENT se réclamer d’une parenté avec le socialiste ALLENDE, saluons, poings levés d’ESPOIR les Camarades victimes de ce funeste 11 SEPTEMBRE.
Plus que jamais : « Allende, Neruda PRESENTES ! Para HOY y para SIEMPRE !! »
Oui plus que jamais , malgré ces temps si difficiles ou l’on voudrait nous convaincre que LUTTER est inutile, que « tout est foutu », rappelons à l’adversaire de CLASSE et ses larbins que, demain ou après demain, si nous savons emprunter la route de la LUTTE des CLASSES, construire un PARTI RÉVOLUTIONNAIRE, et donc COMMUNISTE, alors, oui . « VENCEREMOS »
AC avec JP
Note
Lire cet artcle de l’HUMANITE consacré à NERUDA
http://www.humanite.fr/pablo-neruda-etait-un-symbole-abattre




