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Hollywood: "Plus jamais" de bas salaires ou de harcèlement, clament les actrices

international

Lien publiée le 12 octobre 2015

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Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.

http://www.leparisien.fr/flash-actualite-culture/hollywood-plus-jamais-de-bas-salaires-ou-de-harcelement-clament-les-actrices-12-10-2015-5178023.php

Depuis longtemps les actrices d'Hollywood se plaignent des disparités desalaires entre hommes et femmes ou racontent leurs expériences de "promotion canapé".

Mais cette année, beaucoup de stars clament "plus jamais", à l'instar de Ashley Judd qui vient de révéler avoir été harcelée par un des grands noms du cinéma.


Ashley Judd a raconté dans le magazine Variety qu'un des patrons les plus connus et admirés d'Hollywood l'avait harcelée à la fin des années 90 dans la suite d'un hôtel.
Après lui avoir faire comprendre qu'elle ne répondrait pas à ses avances, il lui a demandé si elle pouvait le regarder prendre sa douche.
"Je ne me rendais pas compte à l'époque de ce qui m'arrivait, raconte l'actrice de 47 ans. Cela m'a pris des années pour que je prenne rétrospectivement la mesure de cet incident, et que je réalise que c'était quelque chose de profondément immoral et illégal." 
Bien que l'histoire d'Ashley Judd ne soit pas unique dans ce milieu, elle est publiée à un moment où les femmes d'Hollywood revendiquent de plus en plus fortement leurs droits, faisant comprendre qu'elles ne veulent plus endurer ce genre de comportement ou être traitées comme des citoyens de seconde zone devant les caméras.
"Beaucoup de gens s'expriment et le sexisme à Hollywood est devenu un sujet à la mode", affirme Jennifer Merin, chef de l'Alliance of Women Film Journalists. "Mais ça peut aussi être dangereux parce que ça peut n'être qu'une tendance et donc ensuite disparaître".
La question de la disparité salariale entre hommes et femmes a fait les gros titres l'an dernier après un piratage du studio Sony Pictures Entertainment qui a révélé que l'actrice lauréate d'un Oscar Jennifer Lawrence était moins bien payée que son collègue masculin dans le film "American Bluff" (2014).
Patricia Arquette a aussi dénoncé ce fossé salarial en recevant en février dernier un Oscar pour son rôle de mère dans l'atypique "Boyhood".

- Problème depuis les années 40 -

Des stars comme Meryl Streep, Emma Watson et Gwyneth Paltrow sont aussi intervenues, mettant cette question sous le feu des projecteurs.
"Vous savez, personne ne vaut ce que vaut Robert Downey Jr.", a déclaré Mme Paltrow à Variety, en parlant de son collègue masculin dans "Iron Man". "Mais si je vous disais la différence (de salaire), vous seriez sans doute surpris."
Selon le magazine Forbes, Downey Jr. est arrivé en 2015 en tête des acteurs les mieux payés d'Hollywood pour la troisième année consécutive, avec un salaire annuel de 80 millions de dollars (71 millions euros).
Soit environ 30 millions de plus que Jennifer Lawrence, qui est pourtant l'actrice la mieux payée avec un salaire annuel de 52 millions de dollars.
Kirsten Schaffer, directrice du groupe de pression Women in Film, estime qu'il reste beaucoup à faire avant que les femmes ne brisent le plafond de verre d'Hollywood.
"Il y a eu beaucoup plus de femmes ces six derniers mois qui se sont exprimées publiquement contre le sexisme, a affirmé Mme Schaffer à l'AFP. Mais il y a encore de la marge pour faire des choses."
Selon un rapport du Center for the Study of Women in Television and Film à l'université de San Diego en Californie, seuls 7% des 250 plus grands films en 2014 ont été réalisés par des femmes.
Et les chiffres ne sont pas meilleurs pour les autres emplois derrière la caméra, comme scénariste, producteur ou monteur. 
"Les chiffres n'ont pas changé depuis 20 ans", explique Martha Lauzen, directrice générale du centre.
"La sous-représentation des femmes à l'écran et derrière l'écran est un problème depuis les années 1940. Mais ce qui est nouveau, c'est que ces personnes connues sont à l'aise désormais pour en parler (...) aidées par l'air du temps, favorable à une plus grande diversité."
Le tournant, note Mme Lauzen, peut venir de l'implication d'organisations des défense des droits, à l'image de l'American Civil Liberties Union (ACLU), qui interpellent désormais Hollywood.
"C'est un secteur où l'embauche des femmes devant et derrière la caméra n'est pas contrôlée, et de ce fait ils se sont mal comportés, poursuit-elle. Je pense qu'un peu de pression de l'extérieur pourra être utile."