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Longue grève des travailleurs du nettoyage au RER Bibliotheque
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
La direction de la SNCF cherche à casser la grève par tous les moyens.
(Le Parisien, 19 octobre)
La situation est devenue ubuesque dans l’enceinte de la gare RER Bibilothèque-François-Mitterrand (XIIIe) où la grève du nettoyage s’éternise. Alors que les négociations sont au point mort entre la société Onet et ses onze employés en charge du site (lire ci-dessous), la SNCF a tout simplement décidé… de démonter toutes les poubelles de la gare à partir de mercredi.
« Cela ne changera rien, ce n’est pas la solution, estime Philippe, un banquier qui fait deux fois par jour son changement ici. Ce que je sais, c’est que cela fait quatre semaines que cela dure et que c’est totalement inadmissible », lance-il alors qu’un homme glisse sur une bouteille vide qui traîne au sol.
Un peu partout dans cette gare creusée sous le quartier de la bibliothèque François-Mitterrand, c’est un amoncellement de papiers gras, de bouteilles vides, de sacs en plastique et de journaux. « Je comprends que les employés fassent grève mais je ne comprends pas que cela ne soit pas nettoyé », peste Maria, de Juvisy (Essonne).
Les sacs poubelle éventrées par les grévistes
C’est justement le cœur du conflit. « Dans un premier temps, nous avons accepté que les cheminots nettoient la gare. Mais on a refusé que d’autres employés de la société Onet cassent notre grève », explique Noreddine Toumi, secrétaire général FO du personnel de nettoyage des gares d’Ile-de-France. Au point que grévistes et non-grévistes en sont venus aux mains. Bilan : un blessé.
« Les grévistes ont éventré les sacs poubelle que les agents volontaires de la SNCF avaient ramassés. Le conflit dure et nos chefs d’escale ou agents des billetteries qui nettoient ponctuellement commencent à se lasser de cette situation », indique un responsable de la communication de la SNCF. Le tribunal administratif a d’ailleurs donné raison à l’entreprise ferroviaire en condamnant les grévistes pour occupation illicite du site et dégradation des outils de travail.
Dès ce mardi matin, de 7 h 30 à 9 h 30, des tracts seront distribués aux usagers afin de les inviter à conserver sur eux leurs déchets. La SNCF explique dans ce document qu’elle a décidé de retirer les poubelles mais aussi de « mettre hors service les distributeurs de confiserie pour éviter l’accumulation des détritus ».
Le travail de nuit au cœur du conflit
« Nous ne réclamons rien de plus que la conservation de nos avantages passés, c’est-à-dire la majoration des heures de nuit et dix jours de repos compensatoires », tente d’expliquer Noreddine Toumi, secrétaire général FO du personnel de nettoyage des gares d’Ile-de-France. « Nous respectons le nouveau cahier des charges que nous impose la SNCF, qui impose la suppression du travail de nuit, explique de son côté Pierre Dorland, directeur régional de la société Onet. C’est une amélioration des conditions de travail. »




