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Résumé du 6ème jour de grève des postiers de Neuilly
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
Résumé du 6ème jour de grève des postiers de Neuilly (3 novembre 2015)
La Poste produit un faux au tribunal pour faire passer en force ses suppressions d'emplois
Les facteurs de Neuilly étaient une fois encore très mobilisés aujourd'hui, en vue d'une audience de négociation prévue aujourd'hui en fin de journée : le taux de grève s'est maintenu aujourd'hui à un niveau très élevé de 84%. Après s'être adressés à leurs collègues de Levallois et de Nanterre ces derniers jours, les postiers de Neuilly se sont aujourd'hui déplacés auprès de leurs collègues d'Asnières. Ils sont eux aussi visés par un projet de suppressions d’emplois et une délocalisation, et ont réservé un accueil chaleureux aux Neuilléens.
La Poste et la direction de la CFDT-Poste 92 avaient pactisé pour faire passer la réorganisation en force, malgré l'opposition de plusieurs responsables CFDT et le vote d'une expertise concernant la restructuration, qui légalement repoussait sa date de mise en application. Lors de l'audience du Tribunal de Grande Instance qui s'est tenue sur cette affaire aujourd’hui, en présence d’une délégation massive des collègues de Neuilly, La Poste est allée jusqu'à produire un faux en écriture, à savoir une fausse lettre de désignation d’un membre de la CFDT complaisant comme représentant CHSCT… Qu’est-ce qu’on ferait pas pour avoir des représentants syndicaux à son image… et pour supprimer bien tranquillement des emplois ! Ce qui n’empêche pas la Poste de toucher près de 700 millions d'euros provenant du Crédit Impôt Compétitivité Emplois en deux ans (2014 et 2015). Au final, au terme d’une très bonne prestation de l’avocat de SUD, la juge a annoncé qu’elle rendrait sa décision le 13 novembre concernant la suspension de la réorg et la mise en place d’une expertise.
Indépendamment du jugement du tribunal, il est évident qu’il faut imposer un rapport de forces pour obliger La Poste à s'asseoir à la table des négociations autour d'un véritable compromis. Les grévistes ont été reçus en fin de journée aujourd’hui par M. Saint-Guilhem : il ne voulait pas réellement négocier et il continue à jouer la montre, mais il a donné des signes évidents de nervosité. Normal : il sait tout comme les grévistes qu’il y a pas mal d’énervement dans l’air sur le 92, et que le risque d’extension du conflit est très réel.




