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40ème jour de grève dans le 92

lutte-de-classe

Brève publiée le 24 février 2012

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Les brèves publiées dans cette rubrique « Informations et analyses » le sont à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.

Après une nouvelle semaine d’extension, la direction cherche à exploiter les brèches parmi les grévistes

Meudon-La-Forêt : reprise... provisoire ?

La directrice de Meudon-La-Forêt a tenté d’empêcher les grévistes de faire une prise de parole sur le centre. Un huissier était sur place. Cela n’a pas empêché les grévistes de s’adresser à leurs collègues comme d’habitude. La chef d’établissement a tenu un faux discours d’ouverture : « je veux bien parler avec les agents mais pas avec les représentants syndicaux ». Quand les grévistes lui ont demandé si elle était capable de répéter ses propos pour que l’huissier les note, elle a eu du mal à cracher le morceau... Normal : refuser de discuter avec le syndicat qui a déposé le préavis, c’est illégal ! Face aux agents du centre rassemblés pour la prise de parole, elle a du néanmoins concéder une audience, prévue lundi.

Les agents de Meudon ont préféré ne pas reconduire la grève, en pensant qu’arrêter la grève favoriserait le « dialogue »... alors que c’est justement la grève qui oblige la direction à dévoiler ses projets et à prendre en compte les revendications! Les collègues de Meudon attendent les résultats de cette audience... mais envisagent de se remettre en grève majoritaire mardi si la direction ne donne pas satisfaction sur leurs revendications.

Retour à Malakoff

Les grévistes se sont ensuite rendus en manif au marché de Malakoff : des collectes et distribution de tracts ont permis de récolter 172 euros. Nous avons croisé Mme le Maire sur le marché. Des grévistes ont par ailleurs récupéré des tracts pour distribuer sur leur tournée.

Les grévistes ont appris en revenant sur le centre de Malakoff qu’une « négociation » entre un gréviste et la direction locale avait eu lieu le jour même sans que les grévistes aient été prévenus... Cela a été également le cas à Nanterre hier.

Le bilan de la semaine

La situation est paradoxale : l’extension a encore mieux marché cette semaine que les 2 précédentes, jamais il n’y a eu cette semaine autant de grévistes... mais les négociations menées sans l’accord des grévistes ne peuvent qu’affaiblir le mouvement. Les grévistes peuvent néanmoins s’appuyer sur les forces du mouvement pour surmonter cette difficulté. Les grévistes peuvent réaliser leur force et se souder, c’est-à-dire faire comprendre que personne ne reprendra tant que chaque bureau n’aura pas satisfaction. Si les grévistes forment un tel bloc, la direction ne pourra plus exploiter de brèches pour pousser à la reprise.

La direction veut réprimer les représentants syndicaux

Gaël Quirante, secrétaire départemental adjoint de SUD Poste 92, est convoqué lundi 27/02 au commissariat, et Brahim Ibrahimi, également secrétaire départemental adjoint de SUD Poste 92, passe en entretien préalable au licenciement mercredi 29/02. Ces 2 convocations ne tombent pas par hasard dans le cours de ce conflit : La Poste cherche à museler des militants qui défendent les droits des postiers.